Avec le temps et l’âge, l’état physique et mental de certaines personnes se détériore. Rester indépendant représente un véritable défi pour plusieurs personnes handicapées ou âgées. C’est principalement pour cette raison que le travail des auxiliaires de vie et des assistantes de vie est particulièrement intéressant. Marjolène, auxiliaire de vie, nous explique sa progression dans ce métier.

Depuis combien de temps effectuez-vous le métier d’auxiliaire de vie ?

Ça fait plus de 10 ans que je travaille dans l’aide à domicile ou en EHPAD. Précédemment j’exerçais en tant qu’assistante dans une entreprise de marketing. J’ai toujours aimé travailler avec les personnes âgées. Quand j’ai décidé de changer de vie, j’ai débuté en tant qu’auxiliaire de vie sociale, avant de suivre une formation d’aide médico-psychologique dans le cadre de la formation continue.

Pourquoi avoir suivi une formation d’assistante de soins en gérontologie ?

La formation d’assistante de soins en gérontologie m’a permis d’avoir un regard neuf sur mon métier, une nouvelle approche sur la relation avec les personnes âgées. J’ai pu rapidement me conformer aux nouveaux enseignements reçus, en m’appuyant sur les similitudes avec ma formation d’aide médico-psychologique.

 

Par ailleurs, grâce à ces nouvelles compétences, j’arrive à mieux cerner les personnes atteintes de trouble du comportement. Je suis aussi plus à l’écoute de l’approche non médicamenteuse.

Pouvez-vous décrire vos activités en EHPAD ?

La plupart de nos activités se font en équipe pour une plus grande efficacité. Les équipes élaborent le programme le plus efficace possible afin de donner le service d’accompagnement le plus performant à leurs résidents. Cependant, nous faisons tout notre possible pour ne pas tomber dans la routine. Il nous arrive très souvent de faire des surprises à nos résidents. Cela s’illustre par des voyages, ou des promenades dans des endroits inédits.

Nous organisons régulièrement des ateliers mémoire afin de stimuler les fonctions cognitives des résidents. Pour cela, nous utilisons le programme Stim’Art Edith qui est très apprécié des résidents de par la variété du contenu proposé. En plus, grâce à Stim’Art, nous pouvons suivre l’évolution des résultats et du bien-être de chacun des résidents, ce qui nous donne un indicateur supplémentaire dans l’accompagnement au quotidien.

Ils en redemandent et c’est très appréciable. Ces mesures impactent grandement sur leur humeur et leur santé. Et nous, en tant qu’aide médico-psychologique, cela nous permet d’avoir facilement des activités à leur proposer. Selon les troubles de nos résidents et des seniors que nous accompagnons à domicile, il est parfois difficile de s’adapter et de gérer ces situations, et cela peut être stressant pour une auxiliaire de vie qui débute. Des jeux simples sur tablette nous permet de leur proposer quelque chose, et nous allons le faire ensemble.

Cela nous rassure et nous motive pour accompagner nos personnes âgées. Nous les voyons plusieurs fois par semaine, si ce n’est plus, et nous nous attachons à eux. Il est dur de voir les troubles cognitifs et comportementaux s’accentuer, alors avoir des outils pour continuer à partager une activité ensemble est un vrai support pour nous, et nous nous sentons vraiment utiles.

Qu’est-ce que vous appréciez particulièrement dans ce métier ?

Selon moi, il n’existe rien de plus gratifiant que de venir en aide aux personnes qui en ont le plus besoin. Travailler avec les personnes âgées demande beaucoup d’efforts et de compétences. Cependant, rien ne peut remplacer les échanges et la relation que nous avons avec eux.

Quels mots utiliseriez-vous pour définir votre profession ?

La bienveillance et la compassion. Pour exceller dans cette activité, il faut avoir un profond amour de l’autre, et une conscience professionnelle à toute épreuve. Perdre son indépendance et son autonomie est une étape difficile. Notre tâche consiste à la rendre plus supportable, et à redonner la bonne humeur.

Quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui veulent se lancer dans ce métier ?

Tout d’abord, il faut être sociable et apprécier le contact humain. Ensuite, il faut aimer aider les autres, et être patient avec ceux qui sont en détresse. Enfin se former pour accompagner au mieux les personnes âgées et connaître les gestes à adopter en toute situation.

Le quotidien de Marjolène, auxiliaire de vie
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