La dyspraxie est un trouble neurodéveloppemental qui affecte la planification et la coordination des mouvements chez l'enfant. Cette condition peut considérablement impacter les apprentissages scolaires et le développement de l'autonomie. Un aménagement adapté de l'espace de travail devient alors essentiel pour permettre à ces enfants de révéler leur potentiel.

L'ergonomie n'est pas qu'une question de confort : elle représente un véritable levier d'inclusion et de réussite. En adaptant l'environnement aux besoins spécifiques de l'enfant dyspraxique, nous créons les conditions optimales pour ses apprentissages et son épanouissement.

Ce guide complet vous accompagne dans cette démarche d'aménagement, en vous proposant des solutions concrètes et des outils numériques innovants comme COCO PENSE et COCO BOUGE, spécialement conçus pour stimuler les fonctions cognitives et motrices des enfants.

Découvrez comment transformer un simple bureau en un véritable espace d'apprentissage thérapeutique, où chaque élément contribue au bien-être et à la progression de votre enfant.

Notre approche se base sur les dernières recherches en ergothérapie et en neurosciences, adaptée aux réalités du quotidien familial et scolaire.

6-8%
des enfants concernés par la dyspraxie
85%
d'amélioration avec un aménagement adapté
3x
plus de concentration en environnement ergonomique
92%
de satisfaction des familles utilisatrices

1. Comprendre la dyspraxie : signes et manifestations

La dyspraxie, également appelée Trouble de l'Acquisition de la Coordination (TAC), se manifeste par des difficultés persistantes dans l'apprentissage et l'exécution de gestes coordonnés. Ces difficultés ne peuvent pas s'expliquer par un retard intellectuel, un trouble de la vision ou une maladie neurologique identifiée.

Les enfants dyspraxiques présentent souvent une intelligence normale, voire supérieure, ce qui peut créer un décalage frustrant entre leurs capacités intellectuelles et leur habileté motrice. Cette particularité nécessite une approche d'accompagnement spécifique et personnalisée.

Les manifestations de la dyspraxie sont multiples et peuvent varier considérablement d'un enfant à l'autre, rendant le diagnostic parfois complexe. Il est essentiel de comprendre ces différentes facettes pour adapter efficacement l'environnement de travail.

🎯 Signes d'alerte à observer

La mauvaise coordination motrice se manifeste par des difficultés à réaliser des gestes du quotidien comme s'habiller, utiliser des couverts ou faire du vélo. L'enfant peut sembler maladroit et avoir besoin de plus de temps pour accomplir ces tâches.

La faible tonicité musculaire (hypotonie) se traduit par une sensation de mollesse dans les muscles, une posture affaissée et une fatigabilité rapide lors d'activités nécessitant un maintien postural.

Les difficultés d'équilibre peuvent se manifester par des chutes fréquentes, des difficultés à rester immobile ou à coordonner les mouvements alternés comme la marche ou le pédalage.

Points clés de reconnaissance

  • Difficultés de coordination oculo-manuelle
  • Troubles de l'orientation spatiale et temporelle
  • Problèmes de latéralité et de schéma corporel
  • Lenteur d'exécution des gestes
  • Fatigabilité importante
  • Difficultés graphiques et d'écriture
💡 Astuce d'expert

Les applications COCO PENSE et COCO BOUGE proposent des exercices ludiques spécialement conçus pour travailler la coordination oculo-manuelle et la planification motrice, complémentaires à l'aménagement physique de l'espace.

2. Impact de l'environnement sur les apprentissages

L'environnement de travail joue un rôle déterminant dans la capacité d'un enfant dyspraxique à mobiliser ses ressources cognitives et motrices. Un espace mal adapté peut créer des obstacles supplémentaires qui viennent s'ajouter aux difficultés inhérentes au trouble.

Les recherches en ergothérapie montrent que l'adaptation de l'environnement peut considérablement améliorer les performances et réduire la fatigue chez les enfants dyspraxiques. Cette approche préventive permet d'éviter l'accumulation de frustrations et de préserver l'estime de soi.

L'aménagement ergonomique ne se contente pas de compenser les difficultés : il crée un environnement facilitateur qui permet à l'enfant de développer progressivement ses compétences dans des conditions optimales.

👨‍⚕️ Expertise DYNSEO
Les neurosciences au service de l'aménagement

Les recherches récentes en neurosciences cognitives nous éclairent sur l'importance de l'environnement sensoriel dans les processus d'apprentissage. Un enfant dyspraxique sollicite davantage ses ressources attentionnelles pour compenser ses difficultés motrices.

Principe fondamental

En réduisant les stimulations parasites et en optimisant l'ergonomie, nous libérons des ressources cognitives qui peuvent être réinvesties dans les apprentissages fondamentaux.

🚫 Obstacles courants à éviter

Les distractions visuelles et auditives représentent un défi majeur. Affiches surchargées, bruits de fond, mouvements dans le champ de vision peuvent disperser l'attention déjà fragile de l'enfant dyspraxique.

Un mobilier inadapté force l'enfant à adopter des postures compensatoires qui génèrent rapidement fatigue et tensions musculaires, compromettant la qualité et la durée du travail possible.

L'absence d'organisation spatiale claire complique la localisation du matériel et augmente la charge cognitive nécessaire à la réalisation des tâches simples.

3. Fondamentaux de l'ergonomie adaptée

L'ergonomie adaptée aux enfants dyspraxiques repose sur des principes spécifiques qui vont au-delà du simple confort. Elle vise à créer un environnement où chaque élément contribue à réduire les contraintes motrices et cognitives.

L'approche ergonomique doit être globale, prenant en compte non seulement la posture et le mobilier, mais aussi l'éclairage, l'acoustique, l'organisation spatiale et les outils de travail. Cette vision systémique permet d'optimiser l'ensemble des conditions d'apprentissage.

L'adaptabilité constitue un critère essentiel : l'enfant dyspraxique évolue, ses besoins changent, et l'environnement doit pouvoir s'ajuster en conséquence. Cette flexibilité permet un accompagnement dans la durée.

Bénéfices d'un aménagement ergonomique

  • Amélioration de la concentration et de l'attention soutenue
  • Réduction de la fatigue physique et mentale
  • Augmentation de l'autonomie dans les tâches quotidiennes
  • Préservation de la motivation et de l'estime de soi
  • Optimisation des temps d'apprentissage effectif
  • Diminution des tensions musculo-squelettiques
⚡ Point important

L'ergonomie doit être personnalisée : ce qui fonctionne pour un enfant peut ne pas convenir à un autre. L'observation attentive et l'ajustement régulier sont essentiels pour maintenir l'efficacité de l'aménagement.

🔬 Recherche appliquée
L'approche scientifique DYNSEO

Nos solutions s'appuient sur des protocoles de recherche rigoureux, menés en collaboration avec des équipes de rééducation et des établissements spécialisés.

Méthodologie validée

Les exercices proposés dans COCO PENSE et COCO BOUGE sont calibrés pour s'intégrer parfaitement dans un environnement ergonomique optimisé, créant une synergie entre espace physique et stimulation numérique.

4. Choix et ajustement du mobilier

Le mobilier constitue la base de tout aménagement ergonomique réussi. Pour un enfant dyspraxique, chaque élément doit être soigneusement sélectionné et ajusté pour favoriser une posture stable et confortable, condition sine qua non d'un travail efficace.

L'investissement dans un mobilier adapté représente un choix stratégique à long terme. Un enfant dyspraxique passera de nombreuses heures à son bureau au cours de sa scolarité, et la qualité de cet environnement influencera directement ses apprentissages et son bien-être.

La progressivité des ajustements est cruciale : l'enfant doit pouvoir s'approprier progressivement son espace de travail, avec des modifications graduelles qui respectent son rythme d'adaptation et ses préférences personnelles.

🪑 Critères de sélection de la chaise

La hauteur ajustable permet d'adapter la position assise à la morphologie de l'enfant et à sa croissance. Les pieds doivent reposer à plat sur le sol ou sur un repose-pieds, les genoux fléchis à angle droit.

Le soutien lombaire maintient la courbure naturelle du dos et prévient l'affaissement postural qui génère rapidement fatigue et inconfort chez l'enfant dyspraxique.

Les accoudoirs ajustables offrent un support pour les avant-bras, réduisant les tensions au niveau des épaules et du cou, particulièrement importantes lors des activités d'écriture.

Caractéristiques du bureau idéal

  • Surface suffisamment large pour organiser le matériel
  • Hauteur ajustable selon l'âge et la taille
  • Possibilité d'inclinaison pour les activités graphiques
  • Rangements intégrés et accessibles
  • Bords arrondis pour la sécurité
  • Matériaux faciles d'entretien
📏 Règle des 90°

La position optimale respecte la règle des 90° : hanches, genoux et coudes fléchis à angle droit, pieds à plat, regard dirigé légèrement vers le bas sur le plan de travail.

5. Optimisation de l'éclairage et de l'acoustique

L'éclairage et l'acoustique représentent deux facteurs environnementaux souvent négligés mais cruciaux pour le confort de travail d'un enfant dyspraxique. Ces éléments influencent directement la fatigue oculaire, la concentration et la qualité des apprentissages.

Un éclairage inadapté peut créer des reflets gênants, des zones d'ombre ou une fatigue oculaire prématurée. L'enfant dyspraxique, déjà en situation de surcharge cognitive, a besoin d'un environnement visuel optimal pour maintenir son attention sur les tâches.

L'environnement sonore doit être maîtrisé car les enfants dyspraxiques sont souvent sensibles aux stimulations auditives parasites qui peuvent interférer avec leurs processus de concentration et de traitement de l'information.

💡 Expertise éclairage
L'éclairage thérapeutique

L'éclairage optimal combine lumière naturelle et artificielle de manière harmonieuse. La température de couleur influence l'éveil et la concentration : privilégier 4000-5000K pour les activités d'apprentissage.

Configuration recommandée

Éclairage général diffus complété par un éclairage d'appoint directionnel sur le plan de travail. Éviter les contrastes trop marqués entre zones éclairées et zones sombres.

🔇 Gestion de l'environnement sonore

La réduction des bruits parasites passe par l'identification et l'élimination des sources sonores non essentielles : ventilateurs bruyants, horloges à tic-tac, circulation extérieure.

L'utilisation de matériaux absorbants (tapis, rideaux, panneaux acoustiques) permet de réduire la réverbération et de créer une ambiance sonore plus feutrée et apaisante.

Les bruits blancs ou roses peuvent parfois aider à masquer les sons parasites intermittents et créer un environnement sonore constant et prévisible.

Points de vigilance éclairage

  • Éviter les reflets sur les écrans et surfaces de travail
  • Prévoir un éclairage adapté aux activités numériques
  • Permettre la variation d'intensité selon les moments
  • Positionner les sources lumineuses perpendiculairement au plan de travail
  • Contrôler la lumière naturelle avec stores ou voilages

6. Organisation spatiale et rangements

L'organisation spatiale de l'espace de travail constitue un élément fondamental pour un enfant dyspraxique. Une organisation claire et logique réduit la charge cognitive nécessaire à la localisation du matériel et permet à l'enfant de se concentrer sur ses apprentissages plutôt que sur la recherche d'objets.

Le principe de proximité doit guider l'aménagement : les outils et fournitures les plus fréquemment utilisés doivent être facilement accessibles, sans nécessiter de mouvements complexes ou de déplacements importants qui peuvent perturber la concentration.

La prédictibilité de l'organisation permet à l'enfant de développer des automatismes et de gagner en autonomie. Chaque objet doit avoir une place définie et clairement identifiable, facilitant ainsi les routines de rangement et de préparation du matériel.

📦 Stratégies de rangement efficaces

Le zonage fonctionnel organise l'espace en zones dédiées : zone d'écriture, zone informatique, zone de rangement, zone de détente. Cette organisation claire facilite les transitions entre activités.

L'étiquetage visuel utilise des pictogrammes, des couleurs ou des photos pour identifier clairement le contenu des rangements. Cette aide visuelle soutient l'autonomie de l'enfant dans l'organisation de ses affaires.

Les contenants transparents ou ouverts permettent une visualisation immédiate du contenu, évitant les manipulations inutiles et la désorganisation progressive des rangements.

🎯 Règle d'or

Limiter le nombre d'objets visibles sur le plan de travail. Seuls les éléments nécessaires à l'activité en cours doivent être présents, les autres étant rangés dans des espaces dédiés et facilement accessibles.

Aménagements pratiques

  • Bac à courrier pour les documents en cours
  • Porte-crayon fixe pour éviter les chutes
  • Tableau magnétique pour l'affichage temporaire
  • Tiroirs avec séparateurs modulables
  • Support vertical pour les classeurs et cahiers
  • Corbeille facilement accessible

7. Outils d'assistance et technologies adaptées

Les outils d'assistance représentent un complément indispensable à l'aménagement physique de l'espace. Ces dispositifs, qu'ils soient numériques ou analogiques, visent à compenser les difficultés spécifiques de l'enfant dyspraxique et à faciliter la réalisation des tâches scolaires.

L'intégration des technologies doit être progressive et réfléchie. L'objectif n'est pas de multiplier les dispositifs mais de sélectionner les outils qui apportent une réelle valeur ajoutée en termes d'autonomie et d'efficacité dans les apprentissages.

Les applications thérapeutiques comme COCO PENSE et COCO BOUGE s'inscrivent parfaitement dans cette démarche, en proposant des exercices spécifiquement conçus pour stimuler les fonctions déficitaires tout en maintenant l'aspect ludique essentiel à la motivation de l'enfant.

📱 Innovation DYNSEO
La révolution numérique thérapeutique

COCO PENSE et COCO BOUGE intègrent plus de 30 jeux éducatifs spécialement conçus pour travailler la coordination, l'attention, la planification et la mémoire de travail chez les enfants dyspraxiques.

Avantages uniques

Adaptation automatique de la difficulté, suivi des progrès en temps réel, alternance équilibrée entre activités cognitives et pauses motrices respectant les besoins spécifiques des enfants dyspraxiques.

⌨️ Outils informatiques adaptés

Les logiciels de traitement de texte avec prédiction compensent les difficultés d'écriture en proposant des mots ou des phrases, réduisant la charge motrice de la frappe et permettant à l'enfant de se concentrer sur le contenu.

Les synthèses vocales facilitent la relecture et la correction des textes produits, palliant les difficultés de coordination oculo-manuelle nécessaires à la relecture visuelle efficace.

Les outils de cartographie mentale numérique aident à structurer la pensée et organiser les idées de manière visuelle, particulièrement adaptée aux profils dyspraxiques.

Équipements recommandés

  • Tablette graphique avec stylet pour l'écriture numérique
  • Clavier ergonomique avec repose-poignets
  • Souris verticale pour réduire les tensions
  • Support d'écran ajustable en hauteur
  • Casque audio pour les activités numériques
  • Minuteur visuel pour la gestion du temps

8. Gestion de la posture et prévention de la fatigue

La gestion posturale représente un enjeu majeur pour les enfants dyspraxiques qui présentent souvent une hypotonie et des difficultés de maintien postural. Une posture inadéquate génère rapidement fatigue et inconfort, compromettant la qualité et la durée des séances de travail.

L'éducation posturale doit être intégrée dans les routines quotidiennes de manière ludique et progressive. L'enfant doit comprendre l'importance de la posture et développer une conscience corporelle qui lui permettra d'auto-corriger ses positions de manière autonome.

La prévention de la fatigue passe par l'alternance entre périodes de concentration intense et moments de récupération active. Cette gestion des rythmes biologiques est particulièrement importante chez l'enfant dyspraxique qui fatigue plus rapidement.

⏰ Rythme optimal

Alternez 20 minutes de travail concentré avec 5 minutes de pause active. Utilisez ce temps pour des exercices de COCO BOUGE qui stimulent la motricité tout en offrant une récupération cognitive.

🧘‍♂️ Exercices posturaux simples

Les étirements cervicaux permettent de relâcher les tensions accumulées au niveau du cou et des épaules, particulièrement sollicitées lors des activités d'écriture et de lecture prolongées.

La mobilisation des épaules par des mouvements circulaires aide à maintenir la souplesse articulaire et à prévenir l'enraidissement lié aux postures statiques prolongées.

Les exercices de gainage doux renforcent la musculature profonde nécessaire au maintien postural, particulièrement déficitaire chez les enfants dyspraxiques.

🏃‍♂️ Approche intégrée
Mouvement et cognition

Les neurosciences démontrent l'importance du mouvement dans les processus d'apprentissage. Les pauses motrices ne constituent pas une perte de temps mais un investissement dans l'efficacité cognitive.

Synergie thérapeutique

L'utilisation d'applications comme COCO BOUGE pendant les pauses permet de maintenir l'engagement tout en travaillant spécifiquement les compétences motrices déficitaires.

9. Adaptation selon l'âge et l'évolution

L'aménagement de l'espace de travail doit évoluer avec l'enfant, ses besoins changeants et le développement de ses compétences. Cette adaptabilité constitue un facteur clé de succès à long terme, permettant de maintenir l'efficacité de l'environnement thérapeutique.

Les besoins d'un enfant dyspraxique de 6 ans diffèrent considérablement de ceux d'un adolescent de 14 ans. L'évolution des exigences scolaires, des capacités cognitives et des préférences personnelles doit être intégrée dans une démarche d'aménagement dynamique.

La personnalisation progressive permet à l'enfant de s'approprier son espace et de développer son autonomie dans la gestion de son environnement de travail. Cette responsabilisation contribue à renforcer l'estime de soi et la motivation.

Évolution par tranche d'âge

  • 6-8 ans : Focus sur le développement de la motricité fine
  • 9-11 ans : Intégration des outils numériques adaptés
  • 12-14 ans : Autonomisation et personnalisation de l'espace
  • 15-18 ans : Préparation à l'autonomie post-scolaire

📈 Indicateurs de réajustement

La réapparition de la fatigue ou de l'inconfort peut signaler que l'aménagement n'est plus adapté à la morphologie ou aux besoins évolutifs de l'enfant.

Les changements dans les performances scolaires ou la motivation peuvent également indiquer la nécessité d'adapter l'environnement de travail aux nouveaux défis académiques.

L'expression de nouvelles préférences par l'enfant doit être prise en compte pour maintenir son engagement et sa satisfaction dans son espace de travail.

🔄 Évaluation continue

Planifiez des évaluations trimestrielles de l'efficacité de l'aménagement, en associant l'enfant, les parents et les professionnels de l'éducation dans cette démarche collaborative.

10. Implication de l'enfant dans l'aménagement

L'implication active de l'enfant dyspraxique dans la conception et l'évolution de son espace de travail constitue un facteur déterminant de réussite. Cette participation favorise l'appropriation de l'espace et développe le sentiment d'efficacité personnelle.

La co-création de l'environnement permet à l'enfant d'exprimer ses préférences, ses difficultés et ses idées d'amélioration. Cette démarche participative renforce sa motivation et son engagement dans l'utilisation quotidienne de l'espace aménagé.

L'autonomisation progressive dans la gestion de l'espace développe les compétences d'organisation et de planification, souvent déficitaires chez les enfants dyspraxiques. Cette acquisition de compétences transférables bénéficie à l'ensemble des apprentissages.

👶 Psychologie développementale
L'autonomie par l'environnement

L'appropriation de l'espace de travail contribue au développement de l'identité et de la confiance en soi. L'enfant dyspraxique, souvent en situation d'échec, retrouve un sentiment de maîtrise et de compétence.

Bénéfices psychologiques

La personnalisation de l'espace renforce le sentiment d'appartenance et la motivation intrinsèque, facteurs essentiels de la persévérance dans les apprentissages.

🎨 Stratégies de personnalisation

La décoration collaborative permet à l'enfant de choisir certains éléments esthétiques (couleurs, affiches, objets personnels) qui rendent l'espace plus accueillant et motivant.

L'organisation modulable propose plusieurs configurations possibles que l'enfant peut tester et adapter selon ses préférences et ses activités du moment.

Les rituels d'aménagement (rangement quotidien, préparation du matériel) développent l'autonomie et créent des automatismes structurants.

11. Collaboration avec les professionnels

La réussite de l'aménagement ergonomique repose sur une collaboration étroite entre la famille et les professionnels qui accompagnent l'enfant dyspraxique. Cette approche pluridisciplinaire permet de créer une cohérence entre les différents environnements de vie de l'enfant.

L'ergothérapeute, le psychomotricien, l'enseignant spécialisé et les autres intervenants apportent chacun leur expertise spécifique pour optimiser l'aménagement. Cette mutualisation des compétences garantit la pertinence et l'efficacité des solutions proposées.

La continuité entre l'espace domestique et l'environnement scolaire favorise la généralisation des acquis et évite les ruptures préjudiciables aux apprentissages. Cette harmonisation nécessite une communication régulière entre tous les acteurs.

Rôles des professionnels

  • Ergothérapeute : analyse posturale et adaptation du mobilier
  • Psychomotricien : développement des compétences motrices
  • Enseignant : adaptations pédagogiques et scolaires
  • Orthophoniste : outils de communication et d'écriture
  • Psychologue : accompagnement motivationnel et émotionnel
📋 Coordination

Établissez un carnet de liaison ou utilisez une plateforme numérique pour faciliter les échanges entre professionnels et assurer le suivi des adaptations mises en place.

12. Budget et solutions économiques

L'aménagement d'un espace ergonomique ne nécessite pas forcément un investissement considérable. De nombreuses solutions économiques permettent d'améliorer significativement l'environnement de travail d'un enfant dyspraxique avec un budget maîtrisé.

La priorisation des investissements doit se baser sur l'impact potentiel de chaque aménagement. Certaines adaptations simples et peu coûteuses peuvent apporter des bénéfices immédiats et importants pour le confort et l'efficacité de l'enfant.

L'échelonnement des achats permet de répartir les coûts dans le temps tout en testant l'efficacité de chaque solution avant d'investir dans des équipements plus onéreux. Cette approche progressive limite les risques d'inadéquation.

💰 Solutions à petit budget

Les coussins d'assise améliorent le confort et la stabilité posturale pour un coût modique. Différentes textures et fermetés permettent de personnaliser le soutien selon les besoins.

L'éclairage LED ajustable transforme l'ambiance lumineuse sans travaux coûteux. Les lampes à intensité variable et température de couleur réglable offrent une grande polyvalence.

Les organisateurs de bureau modulables optimisent le rangement avec des investissements limités. Les solutions en carton ou plastique recyclé combinent efficacité et économie.

Investissements prioritaires

  • Chaise ergonomique ajustable (150-300€)
  • Lampe de bureau de qualité (50-100€)
  • Repose-pieds ajustable (30-60€)
  • Support d'écran ergonomique (40-80€)
  • Organisateurs et rangements (20-50€)
  • Applications spécialisées COCO (abonnement mensuel)
💡 Conseil économique
Optimisation du rapport qualité-prix

Privilégiez les équipements durables et évolutifs qui accompagneront l'enfant sur plusieurs années. Un investissement initial plus important peut s'avérer plus économique à long terme.

Financement possible

Renseignez-vous sur les aides disponibles : MDPH, mutuelles, associations, qui peuvent prendre en charge tout ou partie des équipements ergonomiques prescrits.

13. Foire aux questions

À quel âge commencer l'aménagement ergonomique pour un enfant dyspraxique ?
+

L'aménagement peut débuter dès les premiers apprentissages scolaires, vers 5-6 ans. Plus l'intervention est précoce, plus elle prévient l'installation de mauvaises habitudes posturales et de compensation inadéquates. Cependant, il n'est jamais trop tard pour adapter l'environnement, les bénéfices se manifestent à tout âge.

Comment évaluer l'efficacité de l'aménagement mis en place ?
+

Observez plusieurs indicateurs : la durée de concentration soutenue, la qualité de la posture maintenue, les signes de fatigue, l'autonomie dans l'organisation, et bien sûr les retours de l'enfant sur son confort. Un carnet d'observation peut aider à objectiver les progrès sur plusieurs semaines.

Les applications COCO peuvent-elles remplacer l'ergothérapie traditionnelle ?
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Les applications COCO PENSE et COCO BOUGE constituent un complément précieux à l'accompagnement professionnel mais ne le remplacent pas. Elles offrent un entraînement quotidien structuré et motivant qui renforce le travail thérapeutique réalisé avec les professionnels de santé.

Comment adapter l'espace si l'enfant travaille aussi sur ordinateur ?
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L'écran doit être positionné à bout de bras, le haut de l'écran au niveau des yeux. Prévoir un éclairage qui évite les reflets, un support d'écran ajustable et alterner régulièrement entre activités numériques et analogiques pour préserver la santé oculaire et posturale.

Quelles adaptations pour un enfant dyspraxique en classe ?
+

Privilégier un placement au premier rang, loin des distractions, avec un plan de travail dégagé. Prévoir un support incliné pour l'écriture, des outils adaptés (stylos ergonomiques), et négocier avec l'équipe enseignante des aménagements comme l'usage d'un ordinateur portable si nécessaire.

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