Comprendre et stimuler le développement moteur en trisomie 21 : à qui s'adresser, quelles aides et comment tenir dans la durée
Quand un enfant porteur de trisomie 21 grandit, la question du mouvement revient sans cesse : il tient sa tête plus tard, s'assoit plus tard, marche plus tard. Autour de vous, on parle d'hypotonie, de kiné, de psychomotricité, de bilans, de dossiers à déposer. Vous voulez bien faire, mais vous vous demandez surtout par où commencer, à qui parler d'abord, et comment tenir sur des années sans y laisser votre propre santé. Comprendre et stimuler le développement moteur en trisomie 21 est autant une affaire d'aides et d'accompagnement que d'exercices : c'est exactement à cela que ce guide veut répondre.
Car comprendre et stimuler le développement moteur en trisomie 21 n'est pas qu'une affaire d'exercices : c'est aussi une affaire d'organisation, d'interlocuteurs, d'aides et d'accompagnement. Cet article met de l'ordre dans tout cela : qui appeler pour quoi, quels dispositifs existent en France et où déposer les demandes, comment préparer un rendez-vous pour qu'il serve vraiment, comment repérer l'épuisement avant qu'il ne vous emporte, et comment concilier ce rôle d'aidant avec le reste de votre vie. Rien ici ne remplace l'avis d'un professionnel de santé : le but est de vous aider à naviguer, pas de poser un diagnostic à sa place.
L'essentiel en 30 secondes
Deux portes d'entrée suffisent pour démarrer : le médecin qui suit votre enfant (pédiatre ou médecin traitant), qui coordonne et prescrit, et le CAMSP ou le service social, qui connaît les dispositifs près de chez vous et déclenche les démarches.
- Le développement moteur se travaille en équipe — kinésithérapeute, psychomotricien, ergothérapeute, sans oublier ce que vous faites à la maison entre les séances.
- Plusieurs familles d'aide existent : reconnaissance du handicap, aide financière, aide humaine à l'école, matériel, répit. Les noms et les conditions évoluent, vérifiez-les toujours à jour.
- La MDPH est le guichet central en France : un seul dossier ouvre l'accès à plusieurs droits.
- Un rendez-vous se prépare : quelques observations notées et trois questions écrites valent mieux qu'une longue discussion improvisée.
- L'épuisement du parent aidant est un risque réel, pas une faiblesse : il se repère à des signaux précis, et demander de l'aide tôt est ce qui permet de tenir.
Qui fait quoi : la carte des interlocuteurs
Autour du développement moteur d'un enfant porteur de trisomie 21, personne ne détient à lui seul l'ensemble du tableau. Le suivi est pluridisciplinaire par nature. Savoir qui fait quoi vous évite de poser la bonne question à la mauvaise personne, et d'attendre des semaines pour rien. Voici les acteurs que vous croiserez, et le rôle exact de chacun.
Médecin traitant / pédiatre
Le pivot du suivi. Il coordonne, surveille la santé générale, prescrit les bilans et les soins, et rédige les certificats indispensables aux démarches administratives. C'est lui qu'on appelle en premier en cas de doute.
CAMSP
Le Centre d'action médico-sociale précoce accompagne les jeunes enfants jusqu'à six ans. Il réunit médecins et rééducateurs en un seul lieu et joue souvent le rôle de chef d'orchestre du parcours.
Kinésithérapeute
Tonus, posture, redressement, acquisition de la station assise puis de la marche. C'est aussi la personne la mieux placée pour valider ce que vous proposez à la maison entre les séances.
Psychomotricien
Le lien entre le corps, l'espace et les émotions : coordination, équilibre, schéma corporel, motricité globale. Il travaille le mouvement dans son sens le plus large, par le jeu.
Ergothérapeute
La motricité fine et l'autonomie concrète : préhension, manipulation, gestes du quotidien, matériel adapté. Un regard précieux pour tout ce qui touche les mains et les activités de la journée.
Orthophoniste
Souvent associé au versant moteur par la sphère orale : oralité, mastication, tonus du visage, et bien sûr communication et langage. Un allié précoce et durable.
PMI
La Protection maternelle et infantile suit gratuitement le développement du jeune enfant. Un relais de proximité utile pour être orienté, pesé, mesuré et rassuré entre deux consultations.
Assistant social
À l'hôpital, au CAMSP ou dans votre commune. C'est l'interlocuteur des démarches, des dossiers d'aide et de l'organisation du quotidien. Beaucoup de familles le découvrent trop tard.
J'ai cette question, je m'adresse à qui ?
| La situation | Le bon interlocuteur |
|---|---|
| Signe médical inquiétant, malaise, difficulté respiratoire | Services d'urgence de votre pays, immédiatement |
| Mon enfant semble très « mou », il ne tient pas sa tête | Médecin qui le suit, puis orientation vers un kinésithérapeute |
| Il ne s'assoit pas, ne se retourne pas comme attendu | Médecin, CAMSP, kinésithérapeute et psychomotricien |
| Il a du mal à attraper et à lâcher les objets | Ergothérapeute et psychomotricien |
| Difficultés à mastiquer, bave, alimentation compliquée | Médecin, puis orthophoniste (oralité) |
| Je veux savoir à quelles aides j'ai droit | Assistant social et MDPH de votre département |
| La scolarisation approche et j'ai des inquiétudes | MDPH (dossier PPS) et enseignant référent |
| Je n'en peux plus, je suis à bout | Votre propre médecin, et une plateforme de répit |
| Je ne comprends rien aux démarches | Assistant social et association de familles |
Un principe simple pour ne pas vous éparpiller : pour tout ce qui touche à la santé et aux prescriptions, le médecin est la porte d'entrée ; pour tout ce qui touche aux droits, aux aides et à l'organisation, c'est l'assistant social et la MDPH. Les deux circuits avancent en parallèle, ils ne se remplacent pas.
Les familles d'aide et d'accompagnement
Les dispositifs portent des noms qui changent, et leurs conditions évoluent régulièrement. En revanche, les besoins auxquels ils répondent restent stables dans le temps. Repérez d'abord de quelle famille vous relevez, puis demandez à l'assistant social ou à la MDPH le nom exact du dispositif applicable aujourd'hui, dans votre situation. C'est la manière la plus sûre de ne pas se perdre.
| Famille d'aide | À quoi ça sert | Où commencer |
|---|---|---|
| Reconnaissance du handicap | Ouvrir des droits, faire reconnaître les besoins de l'enfant | MDPH de votre département |
| Rééducation et soins | Kiné, psychomotricité, ergothérapie, orthophonie, suivi CAMSP | Prescription du médecin, orientation CAMSP |
| Aide financière | Participation aux frais liés au handicap et à l'accompagnement | MDPH et organisme qui verse les prestations familiales |
| Aide humaine à l'école | Accompagnement pour la scolarisation en milieu ordinaire | MDPH (projet personnalisé de scolarisation) et enseignant référent |
| Matériel et aides techniques | Matériel adapté à la posture, à la marche, à la manipulation | Prescription médicale, ergothérapeute, prestataire agréé |
| Répit et soutien des parents | Souffler, être écouté, être relayé, rencontrer d'autres familles | Plateforme de répit, association, assistant social |
1. Ouvrez le dossier MDPH tôt, sans attendre d'avoir « tout » compris : un dossier peut se compléter, mais les délais d'instruction, eux, ne se rattrapent pas. 2. Gardez une copie de tout — comptes rendus, bilans, ordonnances, courriers — dans une seule pochette ou un seul dossier numérique. 3. Contactez une association de familles dès les premières semaines : elle connaît les démarches locales, les délais réels et les bons interlocuteurs mieux que n'importe quel site officiel.
Les dispositifs en France et où déposer le dossier
En France, la plupart des droits liés au handicap d'un enfant passent par un guichet unique : la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Un même dossier peut ouvrir plusieurs droits à la fois. Ce qui suit décrit les principaux dispositifs de façon générale : les conditions d'attribution, les montants et les modalités évoluent régulièrement et dépendent de chaque situation. Ne retenez aucun chiffre comme définitif ; vérifiez toujours l'information à jour auprès de la MDPH ou de l'organisme concerné.
| Dispositif | À quoi il répond | Où déposer / à qui s'adresser |
|---|---|---|
| Dossier MDPH | Formulaire unique de demande de droits et prestations, accompagné d'un certificat médical récent | MDPH de votre département de résidence |
| AEEH (allocation d'éducation de l'enfant handicapé) | Aide financière destinée à compenser les frais liés au handicap de l'enfant, éventuellement complétée selon les besoins | Demande via la MDPH ; versement par l'organisme des prestations familiales |
| PCH (prestation de compensation du handicap) | Prise en charge de certains besoins : aide humaine, aides techniques, aménagements | Demande via la MDPH |
| PPS (projet personnalisé de scolarisation) | Organise la scolarisation et l'accompagnement humain éventuel (AESH) | MDPH, avec l'enseignant référent |
| Orientation CAMSP / SESSAD | Accompagnement médico-social coordonné, en établissement ou à domicile | CAMSP directement pour les plus jeunes ; SESSAD via notification MDPH |
| Carte mobilité inclusion | Facilite certains aspects du quotidien selon la situation | Demande via la MDPH |
Deux conseils qui évitent des mois d'attente inutiles. D'abord, faites rédiger un certificat médical complet et récent par le médecin qui suit votre enfant : c'est la pièce qui, en pratique, oriente le plus l'instruction du dossier. Ensuite, joignez les bilans des professionnels (kiné, psychomotricien, ergothérapeute, orthophoniste) qui décrivent concrètement les besoins : ce sont eux qui donnent du poids et de la lisibilité à votre demande. Un dossier bien étayé n'accélère pas seulement la décision, il augmente la qualité de la réponse.
Aucun montant d'aide n'est garanti à l'avance : il dépend de l'évaluation de la situation, des ressources selon les cas, et de règles qui changent d'une année à l'autre. Méfiez-vous des sommes « certaines » évoquées sur des forums. La seule information fiable est celle que vous obtenez, à jour, auprès de la MDPH, de l'organisme qui verse les prestations et de l'assistant social qui suit votre dossier.
Enfin, gardez en tête que la MDPH n'est pas qu'un distributeur de prestations : c'est aussi elle qui reconnaît officiellement les besoins de votre enfant, ce qui débloque ensuite l'accompagnement scolaire et médico-social. Prendre le temps de bien monter ce premier dossier, quitte à se faire aider pour le remplir, est probablement l'investissement le plus rentable de toute la première année.
Comprendre le mouvement pour mieux l'accompagner au quotidien
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Une consultation dure rarement plus de quinze à vingt minutes, et un bilan de rééducation n'est pas beaucoup plus long. Sans préparation, l'échange part en généralités et vous ressortez avec les mêmes questions qu'en entrant. Un peu de méthode change tout, et cette méthode vaut aussi bien pour le médecin que pour le kinésithérapeute, le psychomotricien ou la réunion à la MDPH.
- Notez au fil des semaines, pas la veille. Une ligne par observation : ce que votre enfant fait de nouveau, ce qui bloque, dans quelles circonstances. Les faits datés valent mille fois « ça n'avance pas ». Une courte vidéo prise à la maison peut aussi montrer un geste bien mieux que des mots.
- Choisissez trois questions maximum, écrites, classées par ordre d'importance. Au-delà de trois, la dernière ne sera pas traitée. Mettez la plus importante en premier.
- Apportez les bilans et le carnet de santé. Y compris ce qui vient d'autres professionnels : chacun ne voit qu'une partie du tableau, c'est vous qui faites le lien.
- Venez à deux quand c'est possible. L'un écoute et interagit, l'autre note. On retient beaucoup moins qu'on ne le croit d'un rendez-vous qui concerne son enfant.
- Reformulez avant de partir. « Si j'ai bien compris, on travaille surtout l'appui sur les bras et on refait le point dans trois mois, c'est bien ça ? » C'est le meilleur filtre à malentendus.
- Demandez ce que vous pouvez faire à la maison, et surtout ce qu'il vaut mieux ne pas faire. Cette seule question transforme votre rôle de spectateur inquiet en partenaire de la rééducation.
Les questions qui rapportent le plus
- Où en est mon enfant sur le plan moteur, et quelle est la prochaine étape à encourager ?
- Ce que j'observe est-il attendu, ou faut-il en parler à un autre professionnel ?
- La fréquence actuelle des séances est-elle suffisante ?
- Que puis-je proposer à la maison entre les séances, et sous quelle forme ?
- Y a-t-il un geste ou une posture que je devrais éviter ?
- Un bilan complémentaire (ergothérapie, orthophonie) serait-il utile maintenant ?
- Qui puis-je appeler entre deux rendez-vous si j'ai un doute ?
Un tableau de routines illustrées ou un carnet dédié suffit à consigner les progrès et les blocages entre deux rendez-vous. L'important n'est pas la forme, mais la régularité : quelques mots notés chaque semaine valent mieux qu'un long résumé écrit dans la salle d'attente. Vous trouverez d'autres supports gratuits dans le catalogue d'outils DYNSEO.
L'épuisement du parent aidant : le repérer à temps
Il ne s'annonce pas. Il s'installe par accumulation, sur des mois, pendant lesquels on se dit que ça va, que d'autres font bien plus, que ce n'est pas le moment de se plaindre. On enchaîne les rendez-vous, les trajets, les dossiers, les nuits hachées, et on oublie qu'on est aussi une personne, pas seulement un parent-organisateur. Puis un matin, une remarque anodine fait tout basculer. Rien de honteux là-dedans : c'est un mécanisme connu, et il se repère.
Le corps lâche
Sommeil qui ne répare plus, douleurs de dos ou de nuque, fatigue qui ne cède pas au repos, petites infections à répétition. Le corps parle avant les mots.
L'esprit se rétrécit
Irritabilité permanente, larmes qui montent pour un rien, difficulté à se concentrer, impression de ne plus rien faire correctement malgré tous les efforts.
La vie se réduit
Invitations déclinées, amis qu'on ne rappelle plus, loisirs abandonnés, plus une seule heure qui vous appartienne vraiment. Le monde se referme sur le rôle d'aidant.
La culpabilité s'installe
Agacement, puis culpabilité immédiate de l'avoir ressenti. Le sentiment de ne jamais en faire assez, et la peur de ne pas être « à la hauteur » du parent qu'il faudrait être.
Si plusieurs de ces descriptions vous concernent depuis plusieurs semaines, ce n'est pas un simple coup de fatigue : c'est un signal. Le meilleur premier geste est simple et pourtant souvent différé pendant des mois : prendre rendez-vous pour vous, avec votre médecin, et lui dire honnêtement ce que vous vivez. Un parent qui s'effondre, c'est toute la famille qui vacille : prendre soin de vous n'est pas un luxe, c'est une partie du soin apporté à votre enfant.
Une tristesse permanente, une perte d'intérêt pour tout, des troubles du sommeil installés, une consommation d'alcool ou de médicaments qui augmente, ou des pensées où vous vous dites que tout le monde serait mieux sans vous : parlez-en rapidement à un professionnel de santé, médecin ou psychologue. Ces situations se traitent, et vous n'avez pas à tenir seul en attendant que ça passe. En cas de danger immédiat, contactez les services d'urgence de votre pays.
Le droit de souffler
Le répit n'est pas un abandon : c'est une condition de durabilité. Accompagner le développement d'un enfant porteur de trisomie 21 est un marathon, pas un sprint, et personne ne court un marathon sans jamais reprendre son souffle. Plusieurs formules existent, sous des noms variables selon les territoires : renseignez-vous sur celles disponibles près de chez vous avant d'en avoir un besoin urgent, car les délais d'accès sont rarement immédiats.
| Formule | Principe | Utile quand |
|---|---|---|
| Accueil de jour / temporaire | Votre enfant est accueilli dans une structure adaptée, ponctuellement ou régulièrement | Vous avez besoin de créneaux prévisibles, ou d'une pause plus longue |
| Relais à domicile | Un professionnel prend le relais chez vous, quelques heures | Votre enfant supporte mal de quitter son environnement |
| Plateforme de répit | Un point d'entrée qui informe et oriente vers les solutions locales | Vous ne savez pas ce qui existe autour de vous |
| Groupes de parole de parents | Rencontres animées, souvent via une association | Vous vous sentez seul et incompris — c'est le besoin le plus fréquent |
| Soutien psychologique | Consultations individuelles pour le parent | La charge émotionnelle déborde sur tout le reste |
Une remarque revient dans presque tous les groupes de parole : la première demande d'aide est la plus difficile, les suivantes sont beaucoup plus simples. Le blocage n'est presque jamais administratif — il est intérieur, fait de culpabilité et de l'idée qu'un « bon parent » devrait tout assumer. C'est faux. Demander à souffler, c'est se donner les moyens de tenir la distance et d'être présent, vraiment, quand cela compte.
Concrètement, comment s'y prendre ? Repérez d'abord la plateforme de répit de votre secteur : c'est un point d'entrée qui informe et oriente, même quand vous ne savez pas encore de quoi vous auriez besoin. Formulez ensuite votre demande simplement, sans chercher à la justifier longuement : « j'ai besoin de quelques heures pour moi, régulièrement » suffit. Enfin, acceptez que la première solution proposée ne soit pas forcément la bonne du premier coup : un accueil, un relais ou un groupe se teste, s'ajuste et se change si nécessaire. L'essentiel est d'ouvrir la porte, pas de trouver tout de suite la formule parfaite.
❌ À éviter : attendre d'être totalement épuisé pour demander de l'aide. Quand les réserves sont vides, même les démarches simples deviennent une montagne, et les délais d'accès aux solutions de répit jouent alors contre vous. Anticiper, c'est justement se donner de la marge.
Concilier travail, vie perso et accompagnement
Beaucoup de parents aidants sont aussi salariés, et tiennent en rognant sur leurs congés, leurs pauses et leurs nuits. La France, comme d'autres pays, prévoit des dispositifs pour les proches aidants — congés spécifiques, aménagements d'horaires, temps partiel, télétravail. Leurs noms, leurs durées et leurs conditions varient et évoluent ; leur point commun, c'est qu'ils restent largement méconnus. Renseignez-vous à jour auprès de votre employeur, du service des ressources humaines ou d'un service social du travail.
- Renseignez-vous avant d'être en difficulté. Les demandes anticipées obtiennent bien plus que celles faites dans l'urgence. Certains congés dédiés aux parents d'enfant malade ou en situation de handicap existent : demandez lesquels s'appliquent à votre cas, et à quelles conditions.
- Distinguez ce qui exige votre présence — les bilans, les rendez-vous médicaux — de ce qui peut être délégué. Tout n'a pas à reposer sur vous, et vouloir tout porter est le plus court chemin vers l'épuisement.
- Répartissez explicitement dans la famille. Une répartition écrite, même imparfaite, évite la spirale où celui qui est le plus présent finit par tout faire et s'épuiser en silence. Nommez qui fait quoi, et parlez-en régulièrement.
- Protégez un créneau qui vous appartient. Une ou deux heures par semaine, à heure fixe, considérées comme non négociables au même titre qu'un rendez-vous médical. Ce n'est pas de l'égoïsme : c'est de l'entretien.
Une dernière chose, souvent oubliée : les frères et sœurs. Ils vivent eux aussi cette aventure familiale, avec leurs questions et parfois leur sentiment d'être passés au second plan. Leur donner des moments dédiés, des mots simples et adaptés à leur âge, sans dramatiser ni minimiser, fait partie de l'équilibre de toute la famille sur le long terme.
Se former, pour ne plus subir
Une grande partie de la fatigue des parents ne vient pas des tâches elles-mêmes, mais de l'incertitude : ne pas savoir si tel retard est attendu, si l'on stimule assez ou trop, si l'on peut encourager un geste ou s'il faut attendre le feu vert d'un professionnel. Comprendre comment le développement moteur se construit en trisomie 21 transforme des dizaines de micro-décisions quotidiennes en gestes assurés — et rend chaque rendez-vous avec les professionnels bien plus utile, parce que vous parlez enfin le même langage qu'eux.
C'est l'objet de la formation en ligne « Comprendre et stimuler le développement moteur en trisomie 21 » : 15 leçons courtes, 100 % en ligne, à suivre à votre rythme avec un accès illimité, pensées pour les familles et les aidants. DYNSEO est un organisme de formation certifié Qualiopi (N° 11757351875) et délivre une attestation de fin de formation. La formation n'apprend pas à « faire de la kiné à la maison » — cela reste le rôle des professionnels — mais à comprendre ce qui se joue, pour accompagner en confiance plutôt qu'en inquiétude.
Comprendre ne suffit pas toujours : encore faut-il des supports pour agir. DYNSEO propose des outils gratuits qui accompagnent le quotidien, comme un tableau de routines illustrées ou une fiche de communication adaptée. Et pour entretenir les fonctions cognitives par le jeu, l'application COCO propose des activités ludiques adaptées aux enfants ; l'application JOE s'adresse, elle, à un public plus grand. Vous pouvez aussi explorer les tests cognitifs disponibles en ligne.
Pour aller plus loin
Cet article se concentre sur le parcours de l'aidant : les interlocuteurs, les aides et l'endurance. D'autres approfondissements complètent le tableau, chacun sous un angle différent.
Situations du quotidien10 situations difficiles du quotidien et comment y répondre, pas à pas
Boîte à outilsActivités, supports et aménagements concrets à mettre en place à la maison
La formationProgramme, contenu et à qui s'adresse la formation DYNSEO sur le développement moteur
Questions fréquentes
Par où commencer quand on ne sait rien des démarches ?
Par deux contacts. Le premier avec le médecin qui suit votre enfant : il coordonne le suivi, prescrit les rééducations et rédige les certificats indispensables. Le second avec un assistant social — à l'hôpital, au CAMSP ou dans votre commune — qui connaît les dispositifs applicables là où vous vivez. Ouvrez ensuite un dossier auprès de la MDPH de votre département : c'est le guichet central des droits liés au handicap de l'enfant. Une association de familles vous fera par ailleurs gagner un temps précieux sur les démarches concrètes.
Faut-il attendre un certain âge pour faire les demandes d'aide ?
Non, au contraire. Plus l'accompagnement est mis en place tôt, mieux c'est. Le CAMSP intervient dès les premières années, et un dossier MDPH peut être ouvert sans attendre. Les demandes d'aide humaine, de matériel ou d'accompagnement scolaire prennent du temps à aboutir : les anticiper évite de se retrouver démuni au moment où le besoin devient pressant. En cas de doute sur le bon moment, demandez à l'assistant social ou au médecin : ils vous diront ce qu'il est possible d'engager dès maintenant.
Les montants des aides sont-ils garantis à l'avance ?
Non. Les montants dépendent de l'évaluation de la situation de votre enfant, parfois de vos ressources, et de règles qui évoluent d'une année à l'autre. Aucune somme ne peut être promise comme certaine avant l'instruction du dossier, et il faut se méfier des chiffres « garantis » évoqués sur des forums. La seule information fiable est celle, à jour, que vous obtenez auprès de la MDPH, de l'organisme qui verse les prestations et de l'assistant social qui suit votre dossier. En cas de désaccord avec une décision, des voies de recours existent.
Puis-je être aidé, moi, en tant que parent aidant ?
Oui. Des dispositifs existent pour les proches aidants : solutions de répit, groupes de parole, soutien psychologique, plateformes d'accompagnement, et parfois congés spécifiques pour les parents qui travaillent. Ils sont largement sous-utilisés, souvent par méconnaissance ou par culpabilité. L'assistant social et les associations de familles sont les mieux placés pour vous dire ce qui existe près de chez vous. N'attendez pas d'être au bout du rouleau : demander de l'aide tôt est précisément ce qui permet de tenir dans la durée.
Comment savoir si le développement moteur de mon enfant évolue bien ?
Le rythme est propre à chaque enfant, et la comparaison avec les autres est rarement utile. Ce qui compte, c'est la progression dans le temps et le regard des professionnels qui le suivent. Notez régulièrement les nouveautés et les blocages, et présentez ces observations au médecin, au kinésithérapeute ou au psychomotricien : ce sont eux qui évaluent, orientent et posent un diagnostic ou un pronostic. Si un signe vous inquiète, ne restez pas seul avec votre doute : parlez-en sans attendre au professionnel qui accompagne votre enfant.
Cet article décrit des catégories d'aide, d'interlocuteurs et de dispositifs à titre d'information générale. Les noms des dispositifs, leurs conditions d'accès et leurs montants varient et évoluent régulièrement : vérifiez toujours l'information en vigueur auprès de la MDPH et des organismes concernés. Ce contenu ne remplace ni un avis médical, ni un conseil juridique ou social personnalisé. Pour tout diagnostic, pronostic ou décision concernant la santé de votre enfant, adressez-vous à un professionnel de santé.
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Comprendre et stimuler le développement moteur en trisomie 21 devient beaucoup plus simple quand on sait ce qui se joue à chaque étape. 15 leçons courtes, 100 % en ligne, accès illimité, à suivre quand la maison est calme. Organisme certifié Qualiopi, attestation de fin de formation.
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