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Gérer l’incontinence chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer : solutions pratiques et compatissantes

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titre : Incontinence et Alzheimer : solutions pratiques et bienveillantes pour la gestion quotidienne

description : Guide complet pour gérer l'incontinence chez les patients atteints d'Alzheimer : comprendre les causes, protections adaptées, hygiène intime, prévention des infections, préservation de la dignité et solutions concrètes pour les aidants.

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Temps de lecture : 28 minutes

"Maman se réveille trempée chaque matin." "Papa ne demande plus d'aller aux toilettes, il se laisse aller." "Elle ne le sent pas quand elle doit y aller." "L'odeur d'urine envahit la maison." "Je ne sais plus comment gérer, je suis épuisé."

L'incontinence est l'un des symptômes les plus difficiles à vivre dans la maladie d'Alzheimer, tant pour le patient que pour l'aidant. Cette perte de contrôle affecte profondément la dignité, génère honte et embarras, et épuise ceux qui entourent. Multiples changements, hygiène intime, draps à laver chaque jour, infections urinaires récurrentes : le fardeau est lourd, émotionnellement et physiquement.

Mais l'incontinence n'est pas une situation désespérée sans solutions. Avec les bonnes protections, une hygiène adaptée, des stratégies préventives et beaucoup de soin, il est possible de gérer cette situation tout en préservant la dignité de votre proche.

Ce guide explique pourquoi l'incontinence se produit, comment la gérer au quotidien avec des solutions concrètes, et comment préserver le respect et la dignité.

Table des matières

1. Comprendre l'incontinence dans Alzheimer

2. Choisir les bonnes protections

3. Hygiène intime et prévention des infections

4. Stratégies pour limiter les accidents

5. Préserver la dignité

Comprendre l'incontinence dans Alzheimer {#comprendre}

Qu'est-ce que l'incontinence ?

Perte involontaire d'urine (incontinence urinaire) ou de selles (incontinence fécale).

Symptôme courant dans Alzheimer, surtout aux stades modérés à avancés.

Pourquoi cela se produit-il dans Alzheimer ?

1. Perte de reconnaissance des signaux corporels

Ne ressent plus l'envie d'uriner.

Le cerveau ne traite plus les signaux de la vessie.

2. Oubli de l'emplacement des toilettes

Ne se souvient plus où se trouvent les toilettes.

Se perd dans la maison (même après y avoir vécu pendant 40 ans).

3. Difficulté à se déshabiller à temps

Apraxie : Ne sait plus comment déboutonner un pantalon, baisser des sous-vêtements.

Trop lent : Accident avant d'y arriver.

4. Perte de conscience de la propreté

Ne réalise pas qu'il est mouillé, sale.

Ne possède plus le réflexe de changer.

5. Troubles de la communication

Ne peut plus demander à aller aux toilettes.

Mots perdus, ou ne sait plus comment exprimer le besoin.

6. Causes médicales associées

Infections urinaires (courantes dans Alzheimer) : Aggravent l'incontinence.

Constipation : Pression sur la vessie → fuites.

Médicaments (diurétiques, sédatifs) : Augmentent l'incontinence.

Problèmes de prostate (hommes), prolapsus (femmes).

Types d'incontinence

Incontinence par urgence

Envie soudaine et incontrôlable → accident avant les toilettes.

Incontinence par débordement

Vessie trop pleine → fuites constantes.

Incontinence fonctionnelle

Capacité physique (vessie OK), mais ne peut pas se rendre aux toilettes à temps (apraxie, confusion).

Incontinence totale

Perte complète de contrôle (stade avancé).

L'incontinence n'est PAS un choix

Votre proche ne le fait pas exprès.

Ce n'est pas de la paresse ou une provocation.

C'est une conséquence neurologique de la maladie.

Principe : Empathie, patience, respect.

◆ ◆ ◆

Choisir les bonnes protections {#protections}

Pourquoi des protections adaptées ?

Préserver la dignité (éviter les fuites visibles, les odeurs).

Faciliter les changements (confort de l'aidant).

Protéger la peau (irritations, infections en cas de macération).

Types de protections

1. Protections anatomiques (couches pour adultes)

Pour qui ? Incontinence modérée à sévère.

Comment ? Changement complet (comme une couche pour bébé), se fixe avec du Velcro ou des élastiques.

Avantages :

  • Très absorbantes
  • Sécurisées (bonne protection)
  • Inconvénients :

  • Peuvent être perçues comme humiliantes (ressemblent à des couches)
  • Plus difficiles à mettre (debout ou allongé)
  • Marques : Tena, Hartmann, Abena.

    2. Sous-vêtements absorbants (culottes)

    Pour qui ? Incontinence légère à modérée, encore mobile.

    Comment ? Ressemblent à des sous-vêtements normaux, se mettent comme des slips ou des culottes.

    Avantages :

  • Discrets (ressemblent à des sous-vêtements normaux)
  • Préservent l'autonomie (peuvent être mises seules)
  • Moins humiliants
  • Inconvénients :

  • Moins absorbants que les changements complets
  • Plus chers
  • Marques : Tena Pants, Always Discreet.

    3. Protections légères (serviettes, protections)

    Pour qui ? Incontinence très légère (quelques gouttes).

    Comment ? Se collent dans des sous-vêtements normaux.

    Avantages :

  • Très discrets
  • Confortables
  • Inconvénients :

  • Absorbent peu (non adaptés à une incontinence significative)
  • 4. Serviettes jetables ou lavables

    Pour quoi ? Protéger le lit, la chaise.

    Jetables : Pratiques (à jeter après usage).

    Lavables : Écologiques, économiques (réutilisables).

    Indispensables pour protéger le matelas.

    Comment choisir ?

    Selon le niveau d'incontinence :

    Légère (quelques gouttes)

    Modérée (fuites régulières)

    Sévère (fuites significatives et fréquentes)

    Selon la mobilité :

    Encore mobile, indépendant → Culottes (peut les mettre seul).

    Alité, invalide → Changements complets (plus faciles à mettre allongé).

    Selon le budget :

    Les protections sont chères (50-100€/mois).

    Solutions :

  • Acheter en gros (moins cher)
  • Comparer les marques (supermarchés vs pharmacie)
  • Demander un remboursement : Sécurité sociale (ALD Alzheimer), mutuelle, APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie).
  • Conseils pratiques

    Essayer plusieurs marques

    Absorption, confort, taille varient.

    Taille correcte

    Ni trop serrée (inconfortable, fuites) ni trop lâche (fuites).

    Changer régulièrement

    Au minimum toutes les 3-4h, ou dès qu'humide.

    Protections de nuit

    Plus absorbantes (spéciales nuit, jusqu'à 12h).

Hygiène intime et prévention des infections {#hygiene}

Pourquoi l'hygiène est cruciale

Macération (peau en contact prolongé avec l'urine/les selles) :

  • Irritations cutanées (rougeurs, brûlures)
  • Infections fongiques
  • Escarres (si alité)
  • Infections urinaires
  • Risque d'infections urinaires dans Alzheimer : Très fréquent, aggrave la confusion.

    Hygiène lors des changements

    1. Fréquence des changements

    Minimum 4-5 fois/jour (matin, après-midi, soir, nuit, + si accident).

    Changer toujours dès qu'humide/sale (ne jamais permettre la macération).

    2. Technique de changement (debout ou allongé)

    Debout (si mobile) :

    1. Mettre des gants jetables.

    2. Baisser le pantalon + protection (ou ouvrir le pantalon sur les côtés).

    3. Nettoyer les parties intimes (lingettes ou eau + savon doux).

    4. Sécher soigneusement (taper doucement, ne pas frotter).

    5. Mettre une protection propre.

    6. Remonter le pantalon.

    7. Jeter les gants + protection souillée dans un sac fermé.

    Allongé (si alité) :

    1. Gants jetables.

    2. Se tourner sur le côté (placer la protection propre à moitié sous les fesses).

    3. Se tourner de l'autre côté (retirer la protection souillée, déployer la propre).

    4. Nettoyer + sécher.

    5. Se remettre sur le dos.

    6. Fixer la protection propre.

    3. Produits de nettoyage

    Eau tiède + savon doux (pH neutre, sans parfum).

    Lingettes épaisses, sans alcool (pratiques, douces).

    À éviter :

  • Savons agressifs (parfumés, antiseptiques sauf en cas d'infection)
  • Lingettes avec alcool (irritent)
  • Technique :

  • Femmes : Nettoyer de l'avant vers l'arrière (éviter la contamination vaginale par des bactéries anales).
  • Hommes : Retirer le prépuce (si non circoncis), nettoyer les plis.
  • 4. Séchage

    Essentiel pour éviter la macération.

    Tapoter pour sécher (ne pas frotter).

    Parties intimes, plis (entre les fesses, l'aine).

    Si peau très fragile : Sèche-cheveux (air froid/tiède), à distance.

    5. Crèmes protectrices

    Crème barrière (type pâte à l'eau, Bepanthen, Mitosyl) :

  • Protège la peau (film isolant)
  • Prévient les irritations
  • Appliquer une fine couche après chaque changement.

    En cas de rougeurs/irritations :

  • Crème cicatrisante (Cicalfate, A-Derma)
  • Consulter si persistant (peut être une infection fongique → traitement spécifique)
  • Prévenir les infections urinaires

    Infections urinaires = très fréquentes (surtout chez les femmes).

    Symptômes :

  • Urine trouble, forte odeur
  • Douleur, brûlure (si peut s'exprimer)
  • Confusion accrue (symptôme principal dans Alzheimer)
  • Fièvre
  • Prévention :

    1. Hygiène impeccable (changements fréquents, nettoyage approprié).

    2. Hydratation :

  • Boire 1,5L/jour
  • Aide à éliminer les bactéries
  • 3. Lavage intime quotidien.

    4. Éviter la constipation (pression sur la vessie, stagnation de l'urine).

    5. Canneberge (cranberry) : Peut aider (jus ou suppléments), demander l'avis du médecin.

    En cas d'infection : Consulter rapidement (antibiotiques nécessaires).

    ◆ ◆ ◆

    Stratégies pour limiter les accidents {#strategies}

    1. Routine des toilettes

    Les emmener régulièrement aux toilettes (même s'ils ne demandent pas).

    Toutes les 2-3h : Matin au réveil, après les repas, avant le coucher, etc.

    Routine prévisible = Réduit les accidents.

    2. Indices visuels

    Signes avec pictogrammes (WC) sur la porte des toilettes.

    Lampe allumée (porte ouverte si accepté) : Ils voient où aller.

    Chemin dégagé (pas d'obstacles entre le lit et les toilettes).

    3. Vêtements faciles à enlever

    Pantalons élastiques (pas de boutons, fermetures éclair complexes).

    Se déshabille plus vite = moins d'accidents.

    4. Limiter les boissons avant le coucher

    Réduire les liquides 2h avant la nuit (mais ne pas couper complètement).

    Toilettes juste avant le coucher.

    5. Surveiller les signes

    Agitation, tirage sur les vêtements = peut signaler une envie (s'il ne peut plus parler).

    Suggérer les toilettes aux premiers signes.

    6. Utiliser un pot de chambre (nuit)

    En cas de difficulté à atteindre les toilettes la nuit :

    Pot/chaise avec trou près du lit.

    Plus rapide, plus sûr (évite les déplacements dangereux la nuit).

    7. Consulter un médecin

    Évaluation médicale pour écarter les causes traitables :

  • Infection urinaire
  • Constipation
  • Problèmes de prostate (hommes)
  • Prolapsus (femmes)
  • Ajustement des médicaments
  • Parfois, un traitement médicamenteux peut améliorer (anticholinergiques, mais prudence avec Alzheimer).

    8. Hydratation suffisante

    Paradoxe : Réduire les boissons = urine concentrée, irritation de la vessie, incontinence + infections pires.

    Maintenir l'hydratation (1,5L/jour), mais étalée (pas tout le soir).

    Préserver la dignité {#dignite}

    Pourquoi la dignité est essentielle

    L'incontinence = honte, humiliation pour la personne.

    Perte de contrôle sur l'aspect le plus intime de l'être.

    Préserver la dignité = essentiel pour l'estime de soi, le bien-être psychologique.

    Comment préserver la dignité

    1. Discrétion absolue

    Changements dans la chambre, porte fermée (intimité).

    Pas d'autres personnes présentes (sauf si nécessaire).

    2. Langage respectueux

    À éviter :

  • "Tu as fait pipi dans ta couche" (infantilisation)
  • "Tu sens mauvais"
  • Dire :

  • "Nous allons te changer, tu te sentiras plus à l'aise."
  • Ton neutre, bienveillant, sans jugement.
  • 3. Pas de réprimandes

    Ne jamais gronder, montrer du dégoût (ne le fait pas exprès).

    En cas d'accident : Nettoyer calmement, sans commentaires négatifs.

    4. Protections discrètes

    Pantalons ressemblant à des sous-vêtements (moins humiliants que des couches).

    Vêtements normaux par-dessus (pas évident de l'extérieur).

    5. Normaliser

    "C'est normal avec la maladie, ça arrive."

    Dédramatiser (mais ne pas minimiser).

    6. Maintenir une apparence soignée

    Même avec l'incontinence : Vêtements propres, coiffure, rasage.

    Dignité = être présentable, se sentir humain.

    7. Respecter la modestie

    Couvrir avec une serviette lors des changements.

    Exposer uniquement les parties à nettoyer.

    Quand la modestie disparaît

    Certains perdent toute modestie (se déshabillent, touchent leurs parties privées en public).

    Redirection douce : Habiller discrètement, rediriger l'attention.

    Pas de confrontation (ne comprend plus le concept de modestie).

    Acceptation : Partie de la maladie (très avancée).

    ◆ ◆ ◆

    Gérer l'épuisement des aidants

    Fardeau physique et émotionnel

    Multiples changements/jour (linge, nettoyage).

    Hygiène intime = intimité difficile (surtout enfants avec parents).

    Odeurs, accidents = épuisement, frustration.

    Se sentir dépassé = normal.

    Solutions pour les aidants

    1. Aide professionnelle

    Aide-soignant : Changements, hygiène intime (quotidien ou plusieurs fois/semaine).

    Infirmière (si prescription) : Soins, suivi des infections.

    Allège le fardeau (physique + émotionnel).

    2. Équipement adapté

    Leveur de patient (si alité, lourd) : Facilite les changements.

    Serviettes jetables (lit, chaise) : Moins de linge.

    Lingettes épaisses (changements rapides).

    3. Soutien psychologique

    Groupes de soutien (aidants Alzheimer) : Partager, échanger des solutions.

    Psychologue : Gérer les émotions, la culpabilité, la frustration.

    4. Répit

    Accueil de jour (plusieurs fois/semaine) : Personne prise en charge (toilettes, repas), vous prenez une pause.

    Placement temporaire (quelques jours/semaine) : Se ressourcer, prendre des vacances.

    5. Accepter ses limites

    Vous ne pouvez pas tout faire seul.

    Demander de l'aide = pas un échec, c'est du réalisme.

    Quand envisager un placement

    Si la situation est ingérable à domicile

    Incontinence totale + alité + troubles du comportement :

    Trop lourd fardeau (physiquement, psychologiquement).

    Logement spécialisé (EHPAD, unité Alzheimer) :

  • Personnel formé
  • Changements réguliers, hygiène professionnelle
  • Adaptation de l'équipement
  • Ce n'est pas un abandon, mais une solution pour le bien-être de tous.

    ◆ ◆ ◆

    Témoignages

    Martine, aidante de son mari

    "Mon mari avait des accidents plusieurs fois par jour. J'étais épuisée, je pleurais. J'ai demandé une aide-soignante, 2h/matin. Elle s'occupe de l'hygiène, du changement. Ça m'a sauvée. Je ne me sens plus coupable, je peux respirer."

    Jean, fils de sa mère

    "Changer ma mère était difficile (modestie, intimité). J'ai demandé une infirmière. Maintenant, elle vient chaque matin. Maman s'entend mieux avec elle. Je m'occupe du reste (repas, compagnie). Chacun a son rôle."

    Sophie, aidante de son père

    "Papa avait des infections urinaires récurrentes. Le médecin a dit : changements plus fréquents, hygiène stricte. J'ai suivi. Pas d'infection depuis 6 mois ! Hygiène = clé."

    Stimulation cognitive et bien-être

    Le lien avec l'incontinence

    Stimuler la cognition = Préserver un peu plus longtemps certaines capacités (y compris la reconnaissance des signaux corporels).

    EDITH, programme de jeu adapté :

  • Stimule la mémoire, l'attention
  • Calme (moins d'anxiété, meilleur contrôle)
  • Activité agréable (détourne l'attention du problème)
  • 15 min/jour : Complément bienveillant.

    ◆ ◆ ◆

    Conclusion : Gérer l'incontinence avec humanité

    L'incontinence dans Alzheimer est une réalité difficile, mais pas insurmontable. Avec les bonnes protections, une hygiène rigoureuse, des stratégies préventives et un profond respect de la dignité, il est possible de gérer cette situation tout en préservant la qualité de vie de votre proche et la vôtre.

    Les solutions qui fonctionnent :

    1. ✅ Protections adaptées (culottes, changements complets selon l'incontinence)

    2. ✅ Hygiène stricte (changements fréquents, nettoyage doux, crèmes barrière)

    3. ✅ Prévention des infections (hydratation, hygiène intime)

    4. ✅ Routine des toilettes (prendre régulièrement, anticiper)

    5. ✅ Dignité absolue (discrétion, respect, langage bienveillant)

    6. ✅ Aide professionnelle (si fardeau trop lourd)

    Vous n'êtes pas seul. Notre formation Alzheimer aborde toutes ces situations. EDITH aide à maintenir le bien-être cognitif. Guide gratuit : Conseils pratiques quotidiens.

    Ressources DYNSEO pour vous soutenir :

  • Formation Alzheimer : Gérer la vie quotidienne avec soin
  • EDITH : Programme de stimulation cognitive
  • Guide gratuit pour soutenir les patients Alzheimer
  • Gérer l'incontinence est aussi un acte d'amour. Chaque changement effectué avec douceur, chaque mot respectueux, chaque geste préservant la dignité : tout cela dit "Vous êtes important, vous méritez respect et soin." L'incontinence ne définit pas votre proche. C'est un symptôme. La personne reste, avec toute sa valeur. N'oubliez jamais cela.

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