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Familles & aidants · Parkinson

Comprendre la maladie de Parkinson : à qui s'adresser, quelles aides et comment tenir dans la durée

Le jour où le neurologue prononce le mot « Parkinson », tout le monde retient d'abord le diagnostic. Ce que personne n'explique dans la foulée, c'est ce qui vous attend, vous, le conjoint, l'enfant ou le voisin qui va accompagner au quotidien : les rendez-vous à coordonner, les dossiers à monter, les interlocuteurs à identifier, et cette fatigue qui s'installe sans prévenir. Comprendre la maladie de Parkinson, les aides et l'accompagnement disponibles, c'est reprendre la main sur un parcours qui, sinon, avance tout seul et vous laisse toujours en retard d'une décision.

  • ⏱️ 17 min de lecture
  • 👥 Pour les familles et les aidants
  • 🔄 Mis à jour en juillet 2026

Cet article ne parle pas des tremblements ni des traitements : ces questions relèvent de l'équipe médicale. Il parle du reste, celui qu'on découvre seul et souvent trop tard : qui appeler pour quel problème, quelles catégories d'aide existent en France et où déposer les dossiers, comment tirer parti d'une consultation de quinze minutes, comment repérer votre propre épuisement avant qu'il ne vous emporte, et comment tenir sur des années sans y laisser votre santé.

L'essentiel en 30 secondes

Deux interlocuteurs suffisent pour démarrer : le médecin traitant, qui coordonne le suivi et prescrit, et le service social (hôpital, commune ou dispositif d'appui à la coordination), qui connaît les aides applicables là où vous vivez.

  • La maladie de Parkinson est une affection de longue durée reconnue : cette reconnaissance ouvre une prise en charge spécifique des soins liés à la maladie, à valider avec le médecin.
  • Plusieurs familles d'aide coexistent — aide humaine à domicile, adaptation du logement, matériel, compensation financière, répit de l'aidant, soutien psychologique. Chacune a son guichet.
  • Les associations de patients, France Parkinson en tête, font gagner un temps considérable : elles orientent, informent et mettent en relation avec d'autres familles.
  • Une consultation se prépare : trois questions écrites et des observations datées valent mieux qu'une longue discussion improvisée.
  • L'épuisement de l'aidant est un risque réel, pas une faiblesse. Demander de l'aide tôt est ce qui permet de tenir longtemps.

Qui fait quoi : la carte des interlocuteurs

La maladie de Parkinson touche le mouvement, mais pas seulement : parole, écriture, sommeil, humeur, digestion, équilibre. L'accompagnement est donc pluridisciplinaire par nature. Personne ne détient l'ensemble du tableau, pas même le neurologue. Savoir qui fait quoi vous évite de poser la bonne question à la mauvaise personne et d'attendre des semaines pour rien.

🩺

Médecin traitant

Le pivot du parcours. Il coordonne le suivi, renouvelle les traitements entre deux consultations spécialisées, prescrit les soins et rédige les certificats indispensables aux démarches administratives. C'est lui qu'on appelle en premier en cas de doute.

🧠

Neurologue

Le spécialiste de la maladie. Il pose le diagnostic, ajuste le traitement de fond au fil de l'évolution et répond aux questions sur le pronostic. Les consultations sont espacées : chaque rendez-vous compte, d'où l'importance de le préparer.

🦵

Kinésithérapeute

Motricité, équilibre, marche, souplesse, prévention des chutes et des raideurs. Un suivi régulier est un pilier de l'accompagnement dans Parkinson. C'est aussi la personne la mieux placée pour valider les activités proposées à la maison.

💬

Orthophoniste

La voix qui faiblit, l'écriture qui se resserre, parfois les troubles de la déglutition. L'orthophoniste travaille ces atteintes souvent sous-estimées et apprend à l'entourage comment maintenir la communication.

🏠

Ergothérapeute

L'autonomie concrète : aménagement du logement, matériel adapté, organisation des gestes du quotidien pour compenser la lenteur et les blocages. Un bilan à domicile est souvent le conseil le plus utile de toute la période.

🧩

Neuropsychologue

Attention, mémoire, lenteur de traitement, parfois troubles de l'humeur ou apathie. Il évalue ce qui est invisible et explique à l'entourage ce qui relève de la maladie plutôt que du caractère.

💉

Infirmier à domicile

Aide à la prise des traitements aux horaires précis qu'impose Parkinson, surveillance, soins. Souvent le professionnel qui voit la personne le plus régulièrement, et qui repère les changements en premier.

📋

Assistant social

À l'hôpital, au centre communal d'action sociale (CCAS) ou dans un dispositif d'appui à la coordination. C'est l'interlocuteur des démarches, des dossiers d'aide et de l'organisation du maintien à domicile. Beaucoup de familles le découvrent trop tard.

À ces professionnels s'ajoutent des ressources précieuses et gratuites : le pharmacien, qui connaît les traitements et peut aider à sécuriser des ordonnances complexes ; les associations de patients, dont France Parkinson, qui orientent et soutiennent ; et les plateformes d'accompagnement et de répit des aidants, encore méconnues, dont le rôle est justement de vous informer et de vous soulager. Aucune de ces portes ne demande d'ordonnance pour être poussée.

J'ai ce problème, j'appelle qui ?

Le problèmeLe bon interlocuteur
Chute, malaise, signes inhabituels et brutauxServices d'urgence de votre pays, immédiatement
La voix devient faible, on ne le comprend plusMédecin traitant, puis bilan orthophonique
Il s'étouffe ou tousse en mangeantMédecin traitant sans tarder, puis orthophoniste
Les chutes ou les blocages à la marche se multiplientMédecin traitant et kinésithérapeute ; bilan ergothérapeute à domicile
Le traitement semble moins efficace, fluctuationsNeurologue ; noter précisément les horaires avant d'appeler
Repli, tristesse durable, perte d'envieMédecin traitant : l'apathie et la dépression se prennent en charge
Le logement n'est plus adapté aux difficultés de mouvementErgothérapeute, puis assistant social pour le financement
Je n'y arrive plus, je suis à boutVotre propre médecin, et le service social pour une solution de répit
Je ne comprends rien aux démarchesAssistant social, et France Parkinson

Les grandes familles d'aide et leurs guichets

Les dispositifs français portent des sigles opaques et leurs conditions évoluent régulièrement. Plutôt que de tout apprendre par cœur, repérez d'abord de quelle famille de besoin vous relevez : c'est ce raisonnement qui vous conduit au bon guichet. Le tableau ci-dessous donne les repères ; les montants et les critères exacts sont à vérifier auprès de chaque organisme, car ils changent souvent.

Famille de besoinÀ quoi ça sertOù commencer
Prise en charge des soinsSoins liés à la maladie : consultations, traitements, rééducationMédecin traitant, qui peut demander la reconnaissance en affection de longue durée (ALD)
Aide humaine à domicileAide à la toilette, aux repas, au ménage, présence de journéeConseil départemental (APA), CCAS de la commune, caisse de retraite
Soins à domicileInfirmier, kiné, orthophoniste à domicile ; services de soins infirmiers à domicile (SSIAD)Prescription du médecin traitant
Adaptation du logementBarres d'appui, douche accessible, rampe, sécurisationBilan d'un ergothérapeute, puis relais vers les aides à l'habitat
Matériel et aides techniquesDéambulateur, canne, siège de douche, couverts et stylos adaptésPrescription médicale, prestataire de matériel médical
Compensation de la perte d'autonomieParticipation aux frais liés à la dépendance ou au handicapAPA au conseil départemental (à partir de 60 ans), ou PCH via la MDPH (avant 60 ans, sous conditions)
Répit et soutien de l'aidantAccueil de jour, hébergement temporaire, relais à domicile, groupes de parolePlateforme d'accompagnement et de répit, assistant social, France Parkinson

Un mot sur l'affection de longue durée : la maladie de Parkinson figure sur la liste des ALD ouvrant droit à une prise en charge spécifique des soins liés à la maladie, sur la base des tarifs de l'Assurance Maladie. C'est le médecin traitant qui en fait la demande. Concernant les allocations et la compensation de l'autonomie, retenez la ligne de partage principale : l'APA concerne en général les personnes de 60 ans et plus et se demande au conseil départemental ; la PCH relève de la MDPH et concerne, sous conditions, les situations survenues avant 60 ans. Les montants dépendent des ressources, du degré de perte d'autonomie et du plan d'aide : aucun chiffre ne peut être annoncé à l'avance sans évaluation.

💡 Les trois réflexes qui font gagner des mois

1. Sollicitez l'assistant social tôt, sans attendre que la situation se dégrade : les demandes d'APA, de PCH ou d'adaptation du logement prennent des semaines à aboutir. 2. Rassemblez tous vos justificatifs dans une seule pochette — comptes rendus, ordonnances, courriers, avis d'imposition — vous les redemanderez à chaque dossier. 3. Contactez France Parkinson dès les premiers mois : l'association connaît les démarches locales mieux que n'importe quel formulaire.

Où déposer les dossiers, étape par étape

Le point de blocage le plus fréquent n'est pas de savoir qu'une aide existe, mais de savoir et comment la demander. Voici le circuit dans l'ordre logique, en gardant à l'esprit que chaque département organise ses services à sa manière : l'assistant social reste votre meilleur guide pour les particularités locales.

  1. Faites reconnaître l'affection de longue durée. C'est le socle de la prise en charge des soins liés à la maladie. La demande passe par le médecin traitant auprès de l'Assurance Maladie. Vérifiez ensuite ce que couvre ou non cette reconnaissance, car elle ne dispense pas de tout.
  2. Évaluez le besoin d'aide à l'autonomie. Pour l'APA, le dossier se dépose au conseil départemental, qui envoie une équipe évaluer les besoins à domicile et construire un plan d'aide. Pour une situation relevant du handicap avant 60 ans, le dossier va à la MDPH.
  3. Demandez un bilan ergothérapique du domicile. Avant d'acheter du matériel ou d'engager des travaux, faites évaluer le logement par un professionnel. Cela évite des dépenses inutiles et oriente vers les bons financements d'adaptation de l'habitat.
  4. Vérifiez les aides de la caisse de retraite et de la complémentaire. Selon les situations, des aides à domicile ou au répit peuvent exister en dehors des dispositifs départementaux. Posez la question : elles ne sont presque jamais proposées spontanément.
  5. Ouvrez vos propres droits d'aidant. Congé de proche aidant, allocation journalière du proche aidant, solutions de répit : renseignez-vous auprès de votre employeur, de la caisse d'allocations familiales et de la plateforme de répit. Nous y revenons plus bas.
ℹ️ Sur les montants et les délais

Aucun montant n'est garanti d'avance : les aides dépendent des ressources, du niveau de perte d'autonomie et du plan d'aide validé. Les conditions et les barèmes évoluent régulièrement. Vérifiez systématiquement l'information à jour auprès de l'organisme concerné (conseil départemental, MDPH, Assurance Maladie, caisse de retraite) avant de vous engager sur un budget.

Comprendre la maladie pour mieux accompagner

Beaucoup de démarches deviennent plus simples quand on comprend ce que vit la personne. La formation en ligne DYNSEO donne aux proches les repères essentiels sur la maladie de Parkinson, le quotidien et l'équilibre de l'aidant.

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Préparer une consultation vraiment utile

Une consultation dure rarement plus de quinze à vingt minutes, et le neurologue ne se voit que quelques fois par an. Sans préparation, ce temps précieux part en généralités et vous ressortez avec les mêmes questions qu'en entrant. Dans Parkinson, un détail change tout : les symptômes fluctuent au fil de la journée, et ce que le médecin observe en consultation ne reflète pas forcément le quotidien. Vos notes valent donc de l'or.

  1. Notez au fil des jours, pas la veille. Une ligne par observation : ce qui a changé, à quelle heure, dans quelles circonstances, et notamment par rapport aux prises de traitement. Les faits datés valent mille fois « ça ne va pas fort ».
  2. Repérez les fluctuations. Notez les moments où la personne se sent bien et ceux où le mouvement se bloque. Ces variations dans la journée sont l'information la plus utile pour ajuster la prise en charge — sans jamais modifier vous-même le traitement.
  3. Choisissez trois questions maximum, écrites, classées par ordre d'importance. Au-delà de trois, la dernière ne sera pas traitée.
  4. Apportez l'ordonnance complète, y compris ce qui vient d'autres prescripteurs et ce qui est pris sans prescription. Les horaires de prise comptent autant que les doses.
  5. Venez à deux si possible. L'un écoute, l'autre note. On retient beaucoup moins qu'on ne le croit d'une consultation qui touche un proche.
  6. Reformulez avant de sortir. « Si j'ai bien compris, on ajuste ceci et on se revoit dans tel délai, c'est bien ça ? » C'est le meilleur filtre à malentendus. Demandez aussi qui appeler entre deux rendez-vous, et dans quelles situations.

Les questions qui rapportent le plus

  • Quels signes doivent me faire consulter en urgence, et lesquels peuvent attendre ?
  • Ce comportement que j'observe est-il lié à la maladie, au traitement, ou à autre chose ?
  • Les fluctuations que je note sont-elles normales, ou faut-il ajuster quelque chose ?
  • Un bilan à domicile par un ergothérapeute serait-il utile ?
  • La rééducation en cours est-elle suffisante en fréquence (kiné, orthophonie) ?
  • Que puis-je faire, moi, entre les séances, sans risque ?
  • Y a-t-il un aspect que je devrais surveiller et que je ne surveille pas ?

Pour tenir ces notes sans y passer vos soirées, un support simple suffit. Le carnet de liaison et la fiche de suivi de séance proposés gratuitement par DYNSEO structurent ces observations et se glissent dans une poche pour la consultation.

L'épuisement de l'aidant : le repérer à temps

Il ne s'annonce pas. Il s'installe par accumulation, sur des mois, pendant lesquels vous vous dites que ça va, que d'autres font bien plus, que ce n'est pas le moment de se plaindre. La maladie de Parkinson évolue lentement, et cette lenteur est un piège : la charge augmente si progressivement qu'on ne voit pas le moment où elle devient trop lourde. Puis un matin, une remarque anodine fait tout basculer.

😴

Le corps lâche

Sommeil qui ne répare plus — souvent haché par les besoins nocturnes du proche —, douleurs de dos, infections à répétition, tension ou glycémie qui se dérèglent alors qu'elles étaient stables.

🌫️

L'esprit se rétrécit

Irritabilité permanente, pleurs faciles, difficulté à se concentrer, sentiment de vide, impression de ne plus rien faire correctement malgré tous les efforts.

🚪

La vie se réduit

Invitations déclinées systématiquement, amis qui ne rappellent plus, loisirs abandonnés, plus une seule heure qui vous appartienne vraiment.

⚖️

La relation s'abîme

Agacement contre votre proche, culpabilité immédiate d'avoir été agacé, et le sentiment insupportable d'être devenu soignant plutôt que conjoint ou enfant.

Si trois de ces descriptions vous concernent depuis plusieurs semaines, ce n'est pas un passage à vide : c'est un signal. Le meilleur premier geste est simple et souvent différé pendant des mois : prendre rendez-vous pour vous, avec votre médecin, et lui dire ce que vous vivez. Un aidant qui s'effondre, ce sont deux personnes en difficulté au lieu d'une.

❌ À éviter : attendre « d'avoir vraiment craqué » pour demander de l'aide. Plus la demande est tardive, plus les options se referment — et plus la remise sur pied est longue. Le bon moment pour organiser un relais, c'est avant d'en avoir désespérément besoin.

⚠️ Quand il faut consulter sans attendre

Une tristesse permanente, une perte d'intérêt pour tout, des troubles du sommeil installés, une consommation d'alcool ou de médicaments qui augmente, ou des pensées où vous vous dites que tout le monde serait mieux sans vous : parlez-en rapidement à un professionnel de santé. Ces situations se prennent en charge, et vous n'avez pas à tenir seul en attendant que ça passe. En cas de danger immédiat, contactez les services d'urgence de votre pays.

Le droit de souffler : les solutions de répit

Le répit n'est pas un abandon, c'est une condition de durabilité. La loi reconnaît d'ailleurs un droit au répit pour les proches aidants. Plusieurs formules existent ; renseignez-vous sur celles disponibles près de chez vous avant d'en avoir un besoin urgent, car les délais d'accès sont rarement immédiats.

FormulePrincipeUtile quand
Accueil de jourVotre proche passe une ou plusieurs journées par semaine dans une structure adaptéeVous avez besoin de créneaux réguliers et prévisibles
Hébergement temporaireSéjour de quelques jours à quelques semaines en établissementVacances, hospitalisation de l'aidant, période d'épuisement
Relais à domicileUn professionnel prend le relais chez vous, quelques heures ou plusieurs joursVotre proche supporte mal de quitter son environnement
Groupes de parole d'aidantsRencontres animées, souvent via une association comme France ParkinsonVous vous sentez seul et incompris — c'est le besoin le plus fréquent
Soutien psychologiqueConsultations individuelles pour l'aidantLa charge émotionnelle déborde sur tout le reste

Les plateformes d'accompagnement et de répit sont le point d'entrée le plus pratique : leur métier est justement d'informer les aidants sur ces solutions et de les organiser. Elles sont encore trop peu connues. Une remarque revient dans presque tous les groupes de parole : la première demande d'aide est la plus difficile, les suivantes sont beaucoup plus simples. Le blocage n'est presque jamais administratif — il est intérieur.

Il existe aussi des dispositifs financiers pensés pour l'aidant, comme l'allocation journalière du proche aidant, qui peut compenser une partie de la perte de revenu quand on réduit son activité pour accompagner. Comme pour toute aide, les conditions et les montants sont à vérifier auprès de l'organisme concerné, car ils évoluent : ne construisez pas un budget sur une estimation trouvée en ligne.

Concilier travail, vie perso et accompagnement

Beaucoup d'aidants sont aussi salariés, et tiennent en rognant sur leurs congés et leurs nuits. La France prévoit plusieurs dispositifs pour les proches aidants — congé de proche aidant, aménagements d'horaires, temps partiel, télétravail selon les métiers. Leurs conditions varient ; le point commun, c'est qu'ils restent largement méconnus, y compris des employeurs.

  1. Renseignez-vous avant d'être en difficulté, auprès du service des ressources humaines, de la médecine du travail ou d'un service social du travail. Les demandes anticipées obtiennent bien plus que celles faites dans l'urgence.
  2. Distinguez ce qui exige votre présence — les rendez-vous médicaux, par exemple — de ce qui peut être délégué à un professionnel ou à un autre membre de la famille. Tout n'a pas à reposer sur vous.
  3. Répartissez explicitement dans la famille. Une répartition écrite, même imparfaite, évite la spirale où celui qui est sur place fait tout et s'épuise en silence pendant que les autres « ne savaient pas ».
  4. Protégez un créneau qui vous appartient. Deux heures par semaine, à heure fixe, considérées comme non négociables au même titre qu'un rendez-vous médical. Ce n'est pas un luxe, c'est de l'entretien.

Concernant la vie de couple ou de famille, un principe aide à traverser les années : préserver, autant que possible, des moments qui ne tournent pas autour de la maladie. Un repas, une promenade, une activité partagée où l'on redevient conjoint, enfant ou ami, et pas seulement aidant et aidé. Des applications de stimulation cognitive conçues pour les seniors, comme l'application JOE, peuvent d'ailleurs offrir un temps partagé et stimulant, à condition qu'il reste un plaisir et non une contrainte de plus.

Se former, pour arrêter de subir

Une grande partie de la fatigue des aidants ne vient pas des tâches elles-mêmes, mais de l'incertitude : ne pas savoir si ce comportement est grave, si l'on fait bien, si l'on peut insister ou s'il faut lâcher, si telle réaction relève de la maladie ou du caractère. Comprendre ce qui se joue transforme des dizaines de micro-décisions quotidiennes en gestes assurés — et rend chaque échange avec les professionnels plus efficace.

C'est l'objet de la formation en ligne « Comprendre la maladie de Parkinson : guide essentiel pour les proches » : 16 leçons courtes, 100 % en ligne, à suivre à votre rythme et en accès illimité, pensées pour des proches et non pour des soignants. DYNSEO est un organisme de formation certifié Qualiopi (N° 11757351875) et délivre une attestation de fin de formation. Le tarif est de 20 €. C'est peu au regard du temps et de l'énergie que fait gagner le fait de comprendre, enfin, ce que l'on accompagne.

Ce que la formation vous apporte concrètement

  • Des repères clairs sur la maladie, son évolution et ses symptômes moins visibles.
  • Des clés pour la communication et le quotidien, expliquées simplement.
  • Une attention réelle portée à l'équilibre et au vécu de l'aidant.
  • Un format souple, à reprendre quand la maison est calme, sans contrainte d'horaire.

Pour aller plus loin

Du côté des ressources gratuites, deux supports accompagnent directement les démarches décrites ici : le carnet de liaison, pour ne rien oublier en consultation, et le tableau de suivi des progrès, qui donne des éléments concrets à présenter aux professionnels. L'ensemble du catalogue d'outils est en libre accès, tout comme les tests cognitifs proposés par DYNSEO.

Questions fréquentes

Par où commencer quand on ne sait rien des démarches ?

Par deux interlocuteurs. D'abord le médecin traitant : il coordonne le suivi médical, prescrit la rééducation et peut demander la reconnaissance de l'affection de longue durée. Ensuite l'assistant social — celui de l'hôpital, du centre communal d'action sociale de votre commune ou d'un dispositif d'appui à la coordination — qui connaît les aides applicables là où vous vivez et vous guide dans les dossiers. Contactez aussi France Parkinson dès les premiers mois : l'association informe, oriente et met en relation avec d'autres familles, ce qui fait gagner un temps considérable sur les démarches locales.

Quelle est la différence entre l'APA et la PCH ?

Ce sont deux dispositifs de compensation, mais avec des logiques et des guichets différents. L'allocation personnalisée d'autonomie (APA) concerne en général les personnes de 60 ans et plus et se demande au conseil départemental ; une équipe évalue les besoins à domicile et construit un plan d'aide. La prestation de compensation du handicap (PCH) relève de la MDPH et concerne, sous conditions, les situations survenues avant 60 ans. On ne cumule pas librement les deux. Les montants dépendent des ressources et du niveau de perte d'autonomie : vérifiez les conditions à jour auprès de chaque organisme, car elles évoluent.

La maladie de Parkinson est-elle prise en charge à 100 % ?

La maladie de Parkinson figure sur la liste des affections de longue durée, ce qui ouvre droit à une prise en charge spécifique des soins liés à la maladie, sur la base des tarifs de l'Assurance Maladie. Attention : cette reconnaissance ne signifie pas que tout est gratuit. Certains frais restent à charge, et les dépassements d'honoraires ou les soins sans lien avec la maladie ne sont pas concernés. La demande est faite par le médecin traitant. Pour connaître précisément ce qui est couvert dans votre situation, adressez-vous à l'Assurance Maladie et à votre complémentaire santé.

Existe-t-il des aides spécifiques pour moi, l'aidant ?

Oui. La France prévoit plusieurs dispositifs destinés aux proches aidants : solutions de répit (accueil de jour, hébergement temporaire, relais à domicile), congé de proche aidant, allocation journalière du proche aidant, groupes de parole et soutien psychologique. Les plateformes d'accompagnement et de répit sont le point d'entrée le plus pratique pour savoir ce qui existe près de chez vous. Ces aides sont largement sous-utilisées, souvent par méconnaissance. Les conditions et montants variant régulièrement, renseignez-vous auprès de votre employeur, de la caisse d'allocations familiales et de la plateforme de répit de votre secteur.

Faut-il attendre que la situation se dégrade pour lancer les demandes ?

Non, et c'est l'erreur la plus coûteuse. Les demandes d'APA, de PCH, d'adaptation du logement ou de solutions de répit prennent des semaines, parfois davantage, à aboutir. Anticiper, c'est éviter de se retrouver sans solution le jour où le besoin devient urgent. Organiser tôt un relais et repérer une solution de répit, même sans besoin immédiat, est précisément ce qui permet de tenir sur la durée sans s'épuiser. Le bon réflexe : solliciter l'assistant social dès que le diagnostic est posé et que le quotidien commence à s'organiser autour de la maladie.

ℹ️ Information générale

Cet article décrit des catégories d'aide, des interlocuteurs et des dispositifs français. Les noms des dispositifs, leurs conditions d'accès et leurs montants évoluent régulièrement : vérifiez toujours l'information en vigueur auprès de l'organisme concerné (conseil départemental, MDPH, Assurance Maladie, caisse de retraite, plateforme de répit). Ce contenu ne remplace ni un avis médical, ni un conseil juridique ou social personnalisé. Pour tout diagnostic, pronostic ou ajustement de traitement, adressez-vous à un professionnel de santé.

Vous n'êtes pas censé savoir tout ça

Personne ne vous a formé à devenir aidant du jour au lendemain. Bien comprendre la maladie de Parkinson, les aides et l'accompagnement change tout au quotidien : 16 leçons courtes, 100 % en ligne, en accès illimité, à suivre quand la maison est calme. Organisme certifié Qualiopi, attestation de fin de formation.

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