J’ai un tdah au travail : posture professionnelle, travail en équipe et montée en compétences
Accompagner une personne concernée par un TDAH dans le monde du travail met à l'épreuve trois compétences rarement enseignées : savoir jusqu'où va votre rôle, savoir décrire ce que vous observez de façon exploitable par l'équipe, et savoir dialoguer avec la personne, ses collègues et parfois sa famille sans sortir de votre périmètre. C'est exactement ce que travaille la formation professionnelle « J'ai un TDAH au travail », et c'est le sujet de cet article, écrit pour les professionnels d'établissements, d'écoles, d'entreprises et du secteur santé.
Ces savoir-faire ne relèvent pas d'un vague savoir-être. Ils se formulent, se transmettent et s'évaluent. Nous les détaillons ici avec les phrases exactes qui fonctionnent, les gestes concrets et les pièges à éviter ; puis nous abordons un sujet qu'on repousse toujours : l'usure professionnelle de celles et ceux qui accompagnent bien, et la manière de déployer une montée en compétences dans une équipe sans l'immobiliser.
L'essentiel en 30 secondes
La posture professionnelle face au TDAH au travail tient en une phrase : observer et aménager relève de vous, interpréter relève de l'équipe, diagnostiquer relève du professionnel de santé.
- Le TDAH n'est pas un manque de volonté : c'est un trouble neurodéveloppemental reconnu, qui appelle des aménagements, pas des jugements de valeur.
- Une transmission utile décrit un fait daté, situé et reproductible — jamais une étiquette de caractère.
- En équipe pluridisciplinaire, trois minutes préparées valent mieux que dix minutes d'impressions générales.
- Avec les proches et les collègues, on décrit ce qu'on observe et ce que l'on met en place ; on ne pose pas de diagnostic.
- Se former allège une grande part de la charge mentale : beaucoup de fatigue vient de l'incertitude sur ce qu'il faut faire.
La posture : jusqu'où va votre rôle
La difficulté n'est jamais de connaître son métier. C'est de tenir une position juste entre deux dérives symétriques. D'un côté, en faire trop : expliquer à la personne « ce qu'elle a », lui conseiller un traitement, décider seul d'un aménagement parce qu'il paraît évident. De l'autre, se réfugier derrière le périmètre pour éviter une conversation difficile, ou pire, ramener chaque difficulté à un défaut de motivation.
Le TDAH, le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, est un trouble neurodéveloppemental reconnu par la Haute Autorité de santé. Il ne se résume pas à « bouger beaucoup » ou à « manquer de sérieux ». Il touche des fonctions cognitives précises : l'attention soutenue, la mémoire de travail, l'inhibition, l'organisation, la régulation émotionnelle. Autrement dit, ce que le monde du travail appelle couramment « les compétences transversales ». Comprendre cela change radicalement la lecture des situations.
| Situation | ✅ Ce que vous pouvez dire ou faire | ❌ Ce qui sort de votre rôle |
|---|---|---|
| Un collaborateur vous confie « je pense que j'ai un TDAH » | « Merci de m'en parler. Je ne suis pas là pour poser un diagnostic, mais je peux voir avec vous ce qui aiderait au quotidien, et vous orienter vers la médecine du travail » | Confirmer ou infirmer le trouble, conseiller un médicament |
| Une personne oublie des consignes à répétition | Observer dans quelles conditions, proposer un support écrit, en parler sans jugement | Conclure à de la négligence ou à un « je-m'en-foutisme » |
| Un comportement nouveau apparaît | Décrire le fait, le contexte, le moment, et le signaler à la bonne personne | Interpréter comme une dépression ou un trouble non identifié |
| Une personne demande un aménagement de poste | Écouter, transmettre au référent handicap ou à la RH, appliquer les consignes validées | Accorder ou refuser seul un aménagement qui dépasse votre niveau |
| Un collègue critique « celui qui coupe la parole » | Recadrer sur les faits, rappeler le cadre de respect, ne pas commenter le trouble d'un tiers | Révéler l'état de santé d'une personne à d'autres sans son accord |
| Une décision d'organisation vous semble contre-productive | La questionner en réunion, avec des faits observés | L'appliquer différemment sans en parler |
Le piège spécifique du TDAH : la lecture morale
Le TDAH n'altère ni l'intelligence ni la bonne volonté de la personne. Or les manifestations visibles — retards, oublis, interruptions, tâches commencées sans être finies, procrastination sur les dossiers rébarbatifs — déclenchent presque mécaniquement une lecture morale : « il ne fait pas d'effort », « elle se disperse exprès », « c'est un manque de respect ». Cette lecture est à la fois fausse et coûteuse : elle abîme la relation, aggrave l'anxiété de la personne, et fait passer à côté des aménagements qui, eux, fonctionnent.
La posture professionnelle consiste à remplacer systématiquement le jugement de valeur par une description de fonctionnement. Non pas « il est brouillon », mais « il perd le fil quand plusieurs consignes arrivent en même temps ». Ce simple glissement de vocabulaire ouvre la voie à des solutions concrètes, là où l'étiquette ferme la porte.
Avant de qualifier un comportement, posez-vous la question : « Est-ce que je décris un fait observable, ou est-ce que je prête une intention ? » Si la phrase contient « exprès », « il ne veut pas », « elle s'en fiche », c'est une interprétation. Reformulez-la en fait : quand, où, dans quelles conditions, avec quelle conséquence concrète. C'est cette version qui sera utile à l'équipe et respectueuse de la personne.
Tracer et transmettre ce que vous observez
Une transmission a plusieurs destinataires : le collègue qui prend le relais, le référent ou le manager, parfois la médecine du travail ou l'équipe médico-sociale. Elle doit permettre à quelqu'un qui n'était pas là de comprendre ce qui s'est passé et d'agir. La plupart des transmissions échouent parce qu'elles livrent une conclusion — « pénible aujourd'hui » — au lieu d'une observation exploitable.
Dans le champ du TDAH, la traçabilité a un intérêt supplémentaire : elle rend visibles les progrès, souvent invisibles au jour le jour. Une personne qui met en place une stratégie d'organisation avance par paliers, avec des rechutes. Sans trace écrite, on ne retient que la dernière difficulté ; avec, on voit la tendance de fond, ce qui protège autant la personne que le professionnel.
- Un fait, pas une étiquette. Ce qui a été vu ou entendu, pas ce qu'on en a déduit.
- Daté et situé. Le moment de la journée et le contexte changent tout : la charge attentionnelle n'est pas la même à 9 h et en fin d'après-midi.
- Le contexte immédiat. Ce qui se passait juste avant, le niveau de sollicitation, le bruit, les interruptions, le nombre de consignes en cours.
- Ce qui a fonctionné. L'information la plus précieuse et la plus souvent oubliée : elle permet de reproduire ce qui marche.
- Ce qui est nouveau. Signaler explicitement qu'une difficulté n'existait pas la semaine précédente : c'est ce qui doit alerter et déclencher une orientation.
| ❌ Transmission inexploitable | ✅ Transmission utile |
|---|---|
| Encore en retard, pas motivé | Arrivée à 9 h 25 trois fois cette semaine ; à l'heure les jours où la réunion démarre à 10 h |
| Ne finit jamais ses dossiers | Rapport commencé lundi, resté à 70 % ; terminé en une heure jeudi matin dans la salle au calme |
| Désorganisé, tête en l'air | Retrouve ses documents quand ils sont dans un seul dossier partagé ; les perd quand ils sont éparpillés sur plusieurs canaux |
| Coupe tout le monde en réunion | Interventions hors tour de parole surtout en visio ; respecte le tour quand un ordre du jour écrit circule à l'avance |
| Stressé, à cran | Tension exprimée après trois interruptions en vingt minutes ; apaisé après un temps seul et une consigne écrite unique |
| Difficile à gérer en ce moment | Depuis le changement d'open space, difficultés de concentration l'après-midi qui n'existaient pas avant — nouveau |
Notez au passage la règle d'or de la confidentialité : une transmission professionnelle circule sur le mode du « besoin d'en connaître ». On transmet ce qui est nécessaire à la qualité et à la sécurité de l'accompagnement, à ceux qui doivent agir. L'état de santé d'une personne ne se raconte pas en salle de pause, et rien de ce qui relève du diagnostic ne figure dans une transmission d'équipe sans l'accord de l'intéressé et le cadre approprié.
Tout signe nouveau de souffrance — repli, larmes répétées, propos d'auto-dévalorisation intense, épuisement qui ne cède pas, idées noires — dépasse le champ de l'aménagement de poste et doit être orienté sans délai vers un professionnel de santé : médecine du travail, médecin traitant, psychologue. En cas de danger immédiat, contactez les services d'urgence de votre pays. Votre rôle est d'observer, de signaler et d'orienter, jamais de prendre en charge seul une détresse psychique.
Des phrases justes, des aménagements qui tiennent
La formation « J'ai un TDAH au travail : reprendre le contrôle et performer » outille exactement ces situations : posture, transmissions, dialogue et aménagements concrets, avec des mises en situation professionnelles.
Découvrir la formation — 150 €Travailler en équipe pluridisciplinaire
Autour d'une personne concernée par un TDAH au travail gravitent plusieurs acteurs qui ne se croisent presque jamais : manager de proximité, RH, référent handicap, médecine du travail, parfois un ergonome, un psychologue du travail, et à l'extérieur le médecin ou le professionnel qui suit la personne. Chacun détient une pièce du puzzle. La coordination est le seul moment où l'information circule vraiment — à condition que chacun apporte autre chose qu'une impression générale.
| Acteur | Ce qu'il apporte de spécifique |
|---|---|
| Manager de proximité | Ce que la personne fait réellement au quotidien, dans quelles conditions, avec quelles réussites concrètes |
| RH | Cadre juridique, entretiens professionnels, parcours de formation, égalité de traitement |
| Référent handicap | Aménagements possibles, dispositifs de compensation, lien avec les organismes |
| Médecine du travail | Aptitude, préconisations d'aménagement, lien confidentiel avec le soin |
| Psychologue ou ergonome du travail | Analyse de l'activité réelle, charge cognitive, organisation de l'environnement |
| Collectif de travail | Répartition des tâches, entraide, règles de fonctionnement partagées |
| Professionnel de santé (externe) | Diagnostic, suivi, adaptation du traitement — hors du champ de l'employeur |
La frontière est nette et protège tout le monde : l'entreprise organise le travail et les aménagements, le soin reste du côté du professionnel de santé, et c'est la personne qui décide de ce qu'elle partage. La médecine du travail joue ici un rôle charnière : elle peut traduire un besoin de santé en préconisation d'aménagement sans jamais divulguer le diagnostic.
Préparer trois minutes utiles
- Un constat, formulé comme un fait daté : « depuis le déménagement en open space, les tâches de rédaction traînent l'après-midi ».
- Une hypothèse, présentée comme telle : « ça pourrait tenir au bruit et aux interruptions ».
- Une question précise : « peut-on réserver un créneau au calme deux demi-journées par semaine ? »
- Une proposition que vous êtes prêt à tester : « je peux organiser l'essai sur trois semaines et noter le résultat ».
Ce format transforme une plainte en décision. Il donne aussi du poids à la parole des professionnels de terrain, souvent les mieux informés et les moins entendus. Et il évite l'écueil le plus courant : la réunion qui se contente de constater la difficulté sans jamais décider d'un essai concret et daté.
Un aménagement raisonnable — un support écrit, un créneau au calme, une consigne à la fois, un canal de communication unique — profite presque toujours à toute l'équipe, pas seulement à la personne concernée. Le présenter comme une nouvelle règle de fonctionnement collectif, plutôt que comme une faveur individuelle, évite les tensions et les soupçons de traitement de faveur.
Communiquer avec les proches et les collègues
Selon votre secteur, votre interlocuteur ne sera pas le même. En entreprise, vous dialoguez avec la personne elle-même et son collectif de travail. En établissement médico-social ou en milieu scolaire, vous échangez aussi avec les familles — celles d'un enfant ou d'un jeune concerné, par exemple. Dans tous les cas, la même exigence s'applique : décrire ce que l'on observe et ce que l'on met en place, sans se prononcer sur le diagnostic ni sur l'avenir.
Les trois situations les plus fréquentes
Répondre à un collègue agacé
On recadre sur les faits et sur le cadre commun, sans jamais divulguer l'état de santé d'un tiers : « on a une règle de tour de parole, je la rappelle à tout le monde. Pour le reste, chacun a sa manière de travailler, et ça marche mieux quand on s'organise ensemble. »
Recadrer une demande hors périmètre
« Je comprends votre demande. Ce n'est pas à mon niveau que ça se décide : je la transmets au référent handicap qui reviendra vers vous. » Une formulation qui ne rejette pas la personne et ne promet rien qu'on ne peut tenir.
La famille inquiète (enfant, jeune)
On décrit des faits observés, on valorise les progrès, et on renvoie au médecin ou au psychologue pour tout ce qui relève du diagnostic : « en classe, il se concentre mieux quand la consigne est écrite au tableau. Pour la suite, l'avis du professionnel qui le suit sera le plus utile. »
Auprès des familles d'enfants concernés, le ton se veut toujours protecteur et non anxiogène. On parle de fonctionnement, jamais d'anomalie ; on souligne ce que l'enfant réussit ; on n'emploie pas de mots qui figent un avenir. Et l'on renvoie systématiquement vers le médecin ou le psychologue au moindre signe de souffrance de l'enfant. Des supports ludiques comme l'application COCO, pour les enfants de 5 à 10 ans, permettent d'entraîner l'attention et la mémoire de façon positive, sans jamais mettre l'enfant en situation d'échec.
« Je comprends que ce soit difficile à vivre. » Accuser réception de l'émotion avant de répondre sur le fond fait retomber la plupart des situations de couloir. Et l'échange se transmet ensuite, même court : une inquiétude non transmise revient plus tard, amplifiée, au niveau de la hiérarchie ou de la direction. Deux minutes d'écoute maintenant évitent souvent une crise plus tard.
L'état de santé d'une personne lui appartient. On ne révèle jamais à un collègue, à une famille ou à un tiers qu'une personne « a un TDAH », même pour la défendre ou par bienveillance. Ce qui se partage, ce sont des besoins d'organisation et des aménagements, décidés avec la personne et dans le cadre prévu. Le diagnostic, lui, ne se divulgue que par la personne elle-même, si elle le souhaite.
Prévenir l'usure professionnelle
Accompagner au quotidien des personnes en difficulté cumule charge cognitive, charge émotionnelle et contrainte de temps. Le champ du TDAH expose particulièrement : les progrès sont non linéaires, les rechutes visibles, et la reconnaissance rare. On donne beaucoup d'énergie pour des résultats qui se voient peu, et l'incompréhension de l'entourage — « pourquoi tu en fais autant pour lui ? » — ajoute à la fatigue.
Les signaux
Fatigue qui ne cède plus au repos, appréhension avant la prise de poste, irritabilité inhabituelle, troubles du sommeil, sentiment de ne jamais y arriver malgré l'effort fourni.
La mise à distance
Se surprendre à parler des personnes comme de problèmes à gérer, à éviter les échanges, à expédier les situations. C'est un mécanisme de protection, et un signal d'alerte.
Ce qui protège
Pouvoir parler des situations difficiles en équipe, disposer de repères clairs sur son rôle, et voir les progrès — d'où l'utilité de tracer ce qui évolue plutôt que ce qui coince.
Quand consulter
Si les signaux durent plusieurs semaines, en parler à la médecine du travail ou à son médecin. C'est un acte professionnel, pas un aveu de faiblesse.
Un point mérite d'être dit explicitement : une part importante de la fatigue dans l'accompagnement ne vient pas des gestes, mais de l'incertitude. Ne pas savoir si une difficulté est grave, si l'on peut insister, si l'on aurait dû orienter plus tôt, si l'aménagement proposé est le bon. Comprendre les mécanismes du TDAH allège cette charge mentale de manière très concrète : on sait quoi observer, quoi dire, à qui transmettre, et où s'arrête son rôle. C'est le retour le plus fréquent des professionnels après une formation sur le sujet.
Se protéger, c'est aussi savoir se recentrer soi-même dans les moments de tension. Les cartes de recentrage attentionnel et la fiche de régulation émotionnelle TDAH, gratuites, sont autant utiles à la personne accompagnée qu'au professionnel qui l'accompagne. Elles font partie du catalogue d'outils DYNSEO.
Se former : « J'ai un TDAH au travail », formation professionnelle et financement
Dans la plupart des organisations, la formation continue relève à la fois d'une obligation d'employeur et de la démarche qualité de l'établissement ou de l'entreprise. Les modalités varient : entretiens professionnels périodiques, plans de développement des compétences, obligations propres au secteur médico-social ou éducatif, exigences des référentiels qualité. Le point commun : on ne s'improvise pas accompagnant, et la montée en compétences se prouve.
Sur le plan pratique, trois éléments sont demandés dans presque toutes les configurations : un programme écrit avec des objectifs pédagogiques, un organisme identifiable et, de plus en plus, certifié, et une preuve individuelle de réalisation pour chaque professionnel.
| Élément demandé | Ce que fournit la formation DYNSEO |
|---|---|
| Programme détaillé | 16 leçons structurées, avec objectifs pédagogiques clairs |
| Organisme certifié | Organisme de formation certifié Qualiopi — N° 11757351875 |
| Preuve de réalisation | Attestation de fin de formation, nominative par apprenant |
| Souplesse d'organisation | 100 % en ligne, accès illimité, à suivre à son rythme |
| Coût maîtrisé | Tarif indicatif : 150 € |
Concernant le financement, la certification Qualiopi est la condition qui permet à un employeur d'envisager une prise en charge au titre du plan de développement des compétences ou par son opérateur de compétences (OPCO). Les règles, plafonds et procédures varient selon les branches, les statuts et les financeurs, et rien n'est acquis d'avance : faites valider le programme et le devis par votre service RH ou votre organisme financeur avant l'achat, jamais après. Aucun montant d'aide ne doit être présenté comme certain tant qu'il n'a pas été confirmé par le financeur.
La formation professionnelle « J'ai un TDAH au travail » peut être suivie par un professionnel isolé qui veut monter en compétences, ou déployée à l'échelle d'une équipe pour installer une culture commune. Le format 100 % en ligne à accès illimité rend les deux possibles : chacun avance à son rythme, sans immobiliser le service sur une journée entière.
Déployer la formation dans une équipe
Le vrai risque d'une formation en ligne n'est pas qu'elle soit mal suivie : c'est qu'elle soit suivie, appréciée, puis sans effet trois semaines plus tard. Déployer une montée en compétences dans une équipe demande un minimum d'organisation, mais pas de moyens démesurés. Quelques mécanismes simples font toute la différence entre une formation consommée et une formation utile.
- Cadrer l'objectif avant de démarrer. Pourquoi cette formation, pour qui, avec quel résultat attendu ? Un objectif écrit oriente l'attention de chacun pendant le parcours.
- Répartir les 16 leçons dans le temps. Deux à trois leçons par semaine, sur les temps disponibles, valent mieux qu'une journée bloc vite oubliée. L'accès illimité autorise ce rythme.
- Un point de cinq minutes en réunion après chaque bloc de leçons : qu'est-ce qu'on garde, appliqué à qui, dès quand ?
- Une décision concrète par bloc, écrite : le canal de communication unifié, le créneau au calme, la consigne à la fois, le support écrit systématique. Une seule à la fois, mais réelle.
- Un référent identifié vers qui aller en cas de doute, plutôt qu'un savoir diffus que personne n'incarne.
- Un suivi des présences et des attestations. L'attestation de fin de formation, nominative, alimente le dossier qualité et les entretiens professionnels.
- Un point à trois mois avec une question unique : qu'est-ce qui a changé concrètement dans le travail ? C'est ce qui distingue une formation utile d'une formation oubliée.
Pour ancrer les acquis, appuyez-vous sur des supports partagés que chacun peut réutiliser : le tableau de suivi comportemental, la fiche de gestion de l'impulsivité et les cartes de stratégies d'attention. Pour les professionnels qui accompagnent des adultes, l'application JOE propose des exercices d'entraînement cognitif adaptés. Vous pouvez aussi situer les besoins de chacun grâce aux tests cognitifs DYNSEO, à visée de repérage et jamais de diagnostic.
Pour aller plus loin
Situations du quotidienTDAH au travail : 10 situations difficiles et comment y répondre
Guide de fondJ'ai un TDAH au travail : le guide complet pour comprendre ce qui se joue
La formationProgramme, contenu et à qui s'adresse « J'ai un TDAH au travail »
Ces approfondissements complètent la lecture : le guide de fond pour comprendre les mécanismes du trouble, la page situations pour les cas concrets du quotidien, la boîte à outils pour les aménagements, et la présentation de la formation pour le détail du programme. L'ensemble du catalogue d'outils gratuits reste par ailleurs à disposition pour outiller votre pratique au jour le jour.
Questions fréquentes
Un collaborateur me dit qu'il a un TDAH : que dois-je faire ?
D'abord, accueillir la parole sans la commenter : « merci de m'en parler ». Ensuite, rester dans votre rôle : vous n'avez pas à confirmer, ni à conseiller un traitement. Vous pouvez explorer ensemble ce qui aiderait au quotidien et l'orienter vers la médecine du travail ou le référent handicap, seuls habilités à traduire un besoin de santé en aménagement. Enfin, respecter la confidentialité absolue : ce que la personne vous confie ne se partage qu'avec son accord et pour organiser son travail. Votre posture : écouter, aménager dans votre périmètre, orienter pour le reste.
Comment aménager un poste sans créer de jalousie dans l'équipe ?
En présentant l'aménagement comme une règle de fonctionnement collectif plutôt que comme une faveur individuelle. Un support écrit, un créneau au calme, une consigne à la fois ou un canal de communication unique profitent à toute l'équipe, pas seulement à la personne concernée. On ne révèle jamais la raison de santé : on parle d'organisation du travail. Le manager peut annoncer le changement comme une amélioration générale des conditions de travail. Cette approche désamorce les soupçons de traitement de faveur et évite d'exposer l'état de santé de qui que ce soit.
La formation continue est-elle obligatoire dans ce secteur ?
Les obligations varient selon les statuts, les branches et les métiers, mais la formation continue relève presque partout à la fois d'une obligation d'employeur et des exigences des référentiels qualité. En pratique, ce qui est demandé lors des contrôles ou des entretiens professionnels est un programme écrit, un organisme identifiable et certifié, et une preuve individuelle de réalisation. La certification Qualiopi de l'organisme est aussi la condition d'un financement possible par l'OPCO ou le plan de développement des compétences. Renseignez-vous auprès de votre service RH pour les règles applicables chez vous, sans rien tenir pour acquis à l'avance.
Peut-on financer cette formation ?
C'est possible, mais jamais automatique. Parce que l'organisme est certifié Qualiopi, un employeur peut envisager une prise en charge au titre du plan de développement des compétences ou par son opérateur de compétences. Les plafonds, critères et procédures dépendent de votre branche et de votre financeur. La bonne méthode : faire valider le programme et le devis par votre service RH ou votre financeur avant tout achat. Aucun montant ne doit être considéré comme acquis tant qu'il n'est pas confirmé par écrit par l'organisme financeur.
Comment éviter qu'une formation reste sans effet ?
En transformant chaque bloc de leçons en une décision unique, écrite et appliquée concrètement, plutôt qu'en intention générale. Un point de cinq minutes en réunion après chaque bloc, une décision par bloc, un référent identifié, un suivi des attestations, et un bilan à trois mois portant sur ce qui a réellement changé dans le travail. Le format en ligne à accès illimité permet d'étaler le parcours sans immobiliser l'équipe. Sans ces mécanismes, même une formation bien suivie et appréciée s'efface en quelques semaines : c'est l'ancrage, pas le contenu, qui fait défaut.
Cet article propose des repères professionnels généraux. Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental dont le diagnostic et le suivi relèvent exclusivement des professionnels de santé. Les obligations de formation, les règles de financement et les périmètres de responsabilité varient selon les statuts, les secteurs et les employeurs : référez-vous à votre encadrement, à votre service RH, à la médecine du travail et aux protocoles applicables chez vous. Ce contenu ne constitue ni un avis médical, ni un avis juridique. En cas de signe de souffrance, orientez vers un professionnel de santé ; en cas de danger immédiat, contactez les services d'urgence de votre pays.
Monter en compétences sur le TDAH au travail, sans immobiliser l'équipe
La formation professionnelle « J'ai un TDAH au travail : reprendre le contrôle et performer » : 16 leçons, 100 % en ligne, accès illimité, à répartir sur les temps disponibles. Organisme certifié Qualiopi (N° 11757351875), attestation de fin de formation nominative pour chaque professionnel.
Découvrir la formation — 150 €Ce contenu vous a aidé ? Soutenez DYNSEO 💙
Nous sommes une petite équipe de 14 personnes basée à Paris. Depuis 13 ans, nous créons gratuitement des contenus pour aider les familles, les orthophonistes, les EHPAD et les professionnels du soin.
Vos retours sont notre seule façon de savoir si ce travail vous est utile. Un avis Google nous aide à toucher d'autres familles, soignants et thérapeutes qui en ont besoin.
Un seul geste, 30 secondes : laissez-nous un avis Google ⭐⭐⭐⭐⭐. Ça ne coûte rien, et ça change tout pour nous.
