SEP au Féminin : Hormones, Grossesse, Ménopause et Fonctions Cognitives
La sclérose en plaques touche trois fois plus de femmes que d'hommes. Découvrez les spécificités féminines de la maladie et comment adapter votre stimulation cognitive à chaque étape de vie.
La sclérose en plaques est une maladie à prédominance féminine : environ 75% des personnes diagnostiquées sont des femmes. Cette différence n'est pas anodine et suggère un rôle des hormones féminines dans la maladie. De plus, les femmes traversent des périodes hormonales spécifiques (cycle menstruel, grossesse, ménopause) qui peuvent influencer les symptômes de la SEP, y compris les fonctions cognitives. Comprendre ces spécificités permet de mieux adapter sa prise en charge et sa stimulation cognitive.
Pourquoi la SEP touche plus les femmes
Les raisons de la prédominance féminine de la SEP ne sont pas entièrement élucidées, mais plusieurs hypothèses sont évoquées par la recherche scientifique. Cette différence entre les sexes s'est d'ailleurs accentuée au fil des décennies : le ratio femmes/hommes était d'environ 2:1 dans les années 1970 et atteint maintenant 3:1 voire 4:1 dans certaines régions.
Facteurs génétiques
Le chromosome X porte des gènes impliqués dans l'immunité qui pourraient jouer un rôle dans la susceptibilité à la SEP
Hormones féminines
Les œstrogènes modulent le système immunitaire et pourraient influencer le développement et l'évolution de la SEP
Facteurs environnementaux
Des expositions différentes à certains facteurs de risque selon le sexe (vitamine D, tabac, stress)
Le rôle complexe des hormones
Les hormones sexuelles féminines ont des effets complexes sur le système immunitaire et le système nerveux. Les œstrogènes peuvent avoir à la fois des effets pro-inflammatoires et anti-inflammatoires selon le contexte. La progestérone a des propriétés neuroprotectrices qui pourraient expliquer l'amélioration observée pendant la grossesse.
Ces interactions hormonales expliquent pourquoi les symptômes de la SEP peuvent fluctuer au cours du cycle menstruel, s'améliorer pendant la grossesse, et parfois évoluer différemment après la ménopause. Comprendre ces mécanismes permet de mieux anticiper et gérer les variations de la maladie.
Le cycle menstruel et la cognition
De nombreuses femmes atteintes de SEP rapportent des fluctuations de leurs symptômes au cours de leur cycle menstruel. La période prémenstruelle est souvent associée à une aggravation de la fatigue, des troubles de l'humeur et parfois des difficultés cognitives. Ces variations s'expliquent par les fluctuations hormonales et leur impact sur le cerveau.
Les phases du cycle et leurs effets
- Phase folliculaire (jours 1-14) : Après les règles, les œstrogènes augmentent progressivement. Beaucoup de femmes rapportent une meilleure clarté mentale et plus d'énergie pendant cette phase.
- Ovulation (jour 14) : Pic d'œstrogènes, souvent associé à de bonnes performances cognitives et un bien-être général.
- Phase lutéale (jours 15-28) : Augmentation de la progestérone. Certaines femmes ressentent un ralentissement cognitif progressif.
- Phase prémenstruelle (jours 25-28) : Chute hormonale souvent associée à une aggravation des symptômes cognitifs, de la fatigue et des troubles de l'humeur.
Adapter sa stimulation cognitive au cycle
- Phase folliculaire (après les règles) : Souvent une période de meilleure forme cognitive, idéale pour des exercices plus exigeants avec JOE
- Ovulation : Pic d'énergie et de clarté mentale, profitez-en pour vous challenger
- Phase lutéale : Transition, restez à l'écoute de votre forme et adaptez la difficulté
- Phase prémenstruelle : Privilégiez EDITH niveau facile si la fatigue est accrue, soyez indulgente avec vous-même
Tenir un journal de cycle
Notez vos performances cognitives, votre niveau de fatigue et vos symptômes en fonction de votre cycle menstruel. Après quelques mois, vous identifierez vos périodes de meilleure et de moins bonne forme, ce qui vous permettra d'adapter votre entraînement cognitif en conséquence.
Grossesse et SEP : une période particulière
La grossesse est généralement une période favorable pour les femmes atteintes de SEP. Le taux de poussées diminue significativement pendant le troisième trimestre (réduction d'environ 70%), probablement grâce aux modifications hormonales et immunitaires liées à la grossesse. Cependant, le post-partum (les mois après l'accouchement) est une période à risque accru de poussées.
Les modifications immunitaires de la grossesse
Pendant la grossesse, le système immunitaire se modifie pour tolérer le fœtus qui est génétiquement à moitié étranger. Cette tolérance immunitaire a un effet bénéfique sur la SEP, qui est une maladie auto-immune. Les taux élevés d'œstrogènes et de progestérone contribuent également à cette amélioration.
Cognition pendant la grossesse
Le fameux "cerveau de grossesse" ou "baby brain" touche aussi les femmes atteintes de SEP. Des troubles de mémoire et de concentration sont fréquents pendant la grossesse, liés aux bouleversements hormonaux, à la fatigue et aux préoccupations liées à la maternité. Ces difficultés sont généralement transitoires et s'améliorent après l'accouchement, bien que la privation de sommeil des premiers mois puisse les prolonger.
Pendant ma grossesse, j'ai continué mes exercices EDITH au niveau facile. C'était mon moment de calme quotidien, rien que pour moi. Après la naissance de mon fils, j'étais très fatiguée mais j'ai repris progressivement. Maintenant il a 2 ans et je suis revenue à mon niveau d'avant, voire mieux !
Julie, 34 ans, SEP depuis 7 ans, maman depuis 2 ans
Stimulation cognitive pendant et après la grossesse
- Premier trimestre : Fatigue et nausées peuvent limiter les activités. Faites ce que vous pouvez, sans pression.
- Deuxième trimestre : Souvent le meilleur moment, profitez-en pour maintenir votre entraînement.
- Troisième trimestre : La SEP s'améliore souvent mais la fatigue physique augmente. Adaptez la durée des sessions.
- Post-partum : Priorité au repos et au bébé. Reprenez très progressivement quand vous vous sentez prête.
La ménopause : une transition à accompagner
La ménopause est une étape importante pour les femmes atteintes de SEP. La chute définitive des œstrogènes peut affecter la cognition et l'humeur. Certaines études suggèrent que la ménopause pourrait être associée à une progression plus rapide du handicap, bien que les données soient encore débattues. Ce qui est certain, c'est que cette période de transition mérite une attention particulière.
Symptômes cognitifs de la ménopause
- Troubles de mémoire : Fréquents pendant la transition ménopausique, ils touchent la mémoire des noms, des mots, des événements récents
- Difficultés de concentration : Le fameux "brouillard mental" de la ménopause, aggravé par les symptômes de la SEP
- Troubles du sommeil : Les bouffées de chaleur perturbent le sommeil, ce qui affecte les performances cognitives le jour
- Changements d'humeur : Anxiété et dépression, plus fréquentes à cette période, peuvent affecter la cognition
- Fatigue accrue : La fatigue de la ménopause s'ajoute à celle de la SEP
Distinguer les symptômes
Il peut être difficile de savoir si les troubles cognitifs sont liés à la ménopause, à la SEP, ou aux deux. Parlez-en à votre neurologue et à votre gynécologue. Une prise en charge coordonnée permet d'optimiser le traitement de ces deux problématiques qui se chevauchent.
Stimulation cognitive à la ménopause
La ménopause est une période où la stimulation cognitive est particulièrement importante. Elle peut aider à compenser les effets cognitifs de la chute hormonale et à maintenir la réserve cognitive. C'est aussi un moment où il est crucial de prendre soin de sa santé cérébrale pour bien vieillir.
Quand je suis entrée en ménopause, j'ai eu l'impression que ma mémoire se détériorait encore plus. J'ai intensifié mes exercices EDITH et après quelques mois, j'ai senti une vraie amélioration. Je ne sais pas si c'est les exercices ou l'adaptation hormonale, mais je me sens mieux maintenant.
Isabelle, 52 ans, SEP depuis 18 ans
Concilier vie de femme et stimulation cognitive
Entre vie professionnelle, vie familiale, charge mentale et gestion de la maladie, les femmes atteintes de SEP ont souvent un emploi du temps chargé. Trouver du temps pour la stimulation cognitive peut sembler difficile, mais c'est justement pour cela qu'elle est importante : elle vous aide à mieux gérer tout le reste en maintenant vos capacités cognitives au meilleur niveau possible.
Astuces pratiques pour les femmes actives
- Profiter des temps morts : Transports en commun, salle d'attente chez le médecin, pause déjeuner
- Impliquer les enfants : Certains jeux EDITH peuvent devenir un moment ludique en famille, les enfants adorent participer
- Se lever 15 minutes plus tôt : Un moment calme avant l'agitation de la journée, rien que pour vous
- Déléguer pour se libérer du temps : Vous méritez ce temps pour prendre soin de vous
- Utiliser les moments de récupération : Après une sieste, pendant que les enfants font les devoirs
Ne pas culpabiliser
Les femmes ont souvent tendance à passer après les autres : les enfants, le conjoint, le travail. Prendre 15 minutes pour sa stimulation cognitive, c'est prendre soin de soi, et ce n'est pas égoïste. Un cerveau en forme vous permettra de mieux gérer toutes vos responsabilités.
EDITH et JOE s'adaptent à votre vie de femme
Des programmes flexibles qui s'intègrent dans votre quotidien, quelle que soit la phase de vie que vous traversez.
Découvrir nos programmesConclusion
Être une femme atteinte de SEP implique des spécificités liées aux hormones et aux différentes étapes de la vie féminine. Cycle menstruel, grossesse, ménopause : autant de périodes qui peuvent influencer les fonctions cognitives et nécessitent une adaptation de la stimulation cérébrale.
En étant à l'écoute de votre corps et de ses variations, en adaptant votre entraînement cognitif aux différentes phases de votre vie hormonale, vous pouvez traverser ces étapes en prenant soin de votre cerveau. EDITH et JOE sont conçus pour s'adapter à votre forme du moment, quelle que soit la période de vie que vous traversez.
N'hésitez pas à parler de ces spécificités féminines avec votre neurologue. Une prise en charge qui tient compte de votre réalité de femme sera plus efficace et mieux adaptée à vos besoins.
Votre cerveau de femme est unique. Prenez-en soin avec une attention adaptée à vos spécificités, à chaque étape de votre vie.