📄 PDF Collections 假期练习册 PDF版,随时打印 了解更多 →
Logo
专业人士 · 学习障碍

识别和支持小学的学习障碍:日常生活中的10种困难情境及应对方法

与学习障碍相关的困难在评估中很少被看到:它们在课堂上,在非常普通的时刻显现出来。一个孩子在铃声响起时从未完成抄写课文。一个不情愿交出的难以辨认的听写。一个昨晚还会背诵诗歌的学生,第二天早上却“干枯”了。正是在这些日常场景中,真正的问题出现了:如何识别和支持小学的学习障碍而不必等待有时需要几个月的诊断呢?

  • ⏱️ 17分钟阅读
  • 👥 面向专业人士
  • 🔄 2026年8月更新

在本文中

相关培训

Qualiopi培训识别和支持小学的学习障碍了解培训 →

引用的资源

以下是这十种情境,描述它们真实发生的样子。对于每一种:学生方面的情况,成人的自发反应在无意中加剧了问题,然后是逐步有效的回应——包括确切要说的话和具体的动作。目标不是进行诊断:这属于健康专业人士的范畴。目标是更好地观察,更好地回应,以及更好地传达。

30秒内的要点

在课堂上,大多数被视为“懒惰”、“缓慢”或“缺乏意愿”的DYS儿童的行为并不是选择:它们是变得昂贵的任务,遇到了为所有人设计的学校组织。

  • 教师识别,而不是诊断:观察,描述具体事实,并引导至校医、语言治疗师或RASED。
  • 双重任务令人疲惫:同时阅读和写作,同时听和抄写,这通常是阻碍的原因。
  • 惩罚缓慢或拼写解决了当下的问题,却在下个月造成伤害。
  • 书面安排(PAP)比每次替换都消失的安排要好。
  • 痛苦的迹象——早上的腹痛,深深的沮丧,退缩——总是需要通过医生或心理学家来处理。

1. 他从未完成抄写黑板

10 点 15,CE2。您擦掉黑板以进行下一个练习。他只抄写了课文的一半,字迹在行末变得越来越大且倾斜。他抗议道:“我还没完成!”在他的作业本上,连续三课都在中间停下。

正在进行的事情:抄写黑板是一项艰巨的双重任务。孩子必须远距离阅读一个词,记住它,在作业本上找到行,然后写下每个字母——这一动作在发生书写障碍或运动协调障碍时并不是自动的,并且几乎消耗了他所有的注意力。他没有浪费时间:他付出了昂贵的书写动作成本。被视为缓慢或不专注,这导致人们总是要求更多,正是在孩子已经没有余力的地方。

  1. 减少书写的数量,而不是学习内容。提供复印的课文或填空文本:孩子填写关键词,而不是全部抄写。
  2. 简单地告诉他:“你有资料,只需写下加粗的词,其余的已经在这里。”孩子明白这不是一种恩惠,而是一种组织。
  3. 让他靠近黑板并给出明确的抄写时间:“还有两分钟,写下你能写的,我们保留资料用于其余部分。”
  4. 传达事实,而不是判断在联系本或团队中:“在三节课中未完成的黑板抄写,使用复印支持完成。”这是可利用的信息。

❌ 应避免:“你将在课间完成抄写。”我们剥夺了一个已经超负荷的孩子唯一真正的休息时间,并将书写变成惩罚。

2. 他在简单的词上卡壳并跳过行

CE1,阅读一段短文。他将“船”解码为“日期”,向后退,跳过整整一行,然后迷失。班级在等待。一位同学叹气。他脸红了,稍微合上了书。

正在进行的事情:在阅读障碍中,解码——将字母与声音关联并组合在一起——并不是自动的。每个词都需要有意识的努力,视觉混淆(b/d,p/q,m/n)和声音混淆(f/v,ch/j)是常见的,行的跟踪是不稳定的。孩子慢慢阅读并不是因为缺乏训练,而是因为这个机制本身是昂贵的。在紧急情况下让他大声朗读“以便练习”只会加剧焦虑。

  1. 绝不要让他在小组面前即兴朗读。提前通知他:“明天你将朗读这一段”,以便他在家或和您一起准备。
  2. 提供视觉行标记:一把尺子、一个遮挡物或手指放在行下。这可以单独减少很多跳行。
  3. 对支持材料进行调整:无衬线字体、通透的文本、宽行距、为困难词汇的音节着色。
  4. 重视理解,而不是速度:“告诉我你理解了什么”而不是“更快”。

一个关于 b/d p/q 混淆 的视觉记忆辅助贴在文具盒里,为孩子提供了一个自主纠正的标记。

❌ 应避免:在他朗读时大声纠正每个错误。这样会打断思路,使他感到羞辱,并增加后续错误的数量。

3. 听写难以辨认且错误百出

星期五,听写总结。他的作业上满是涂改,字迹紧凑,错误很多 : « il mange » 变成 « il manje ». 红色的总分让人头晕。他看着分数,耸耸肩,很快收起了纸。

发生的事情 : 书写障碍,常与阅读障碍相关。错误大多数是发音上可行的(« manje » 代替 « mange ») : 孩子听到了声音,但没有记住单词的书写形式,也没有自动化规则。在计时器下进行双重任务(听、记、拼写、写作),负担超出了他的能力。逐一计算每个错误并惩罚结果只测量了障碍,而不是知识。

  1. 调整听写 : 短文本、填空听写或“ 协商 ”听写,仅评估已学习的单词。
  2. 评估目标能力,而不是一次性评估所有内容。 如果课程涉及动词的配合,只计算配合,而不是每个单词的常用拼写。
  3. 提供针对性的重读时间,使用拼写重读表 : 每次检查一个点(大写字母、配合、工具词)。
  4. 记录进步 : « 复数配合成功,常用拼写仍然脆弱 » 比一个红色数字更有用。

❌ 应避免 : 用红色标出所有错误而不分层次。孩子只看到一页血淋淋的纸,得出他是“ 无能 ”的结论,这会熄灭所有努力。

4. 他拒绝在班上大声朗读

你分配阅读顺序。当轮到他时,他说肚子疼,或者忘了眼镜,或者只是沉默,低着头。这些“ 肚子疼 ”主要出现在阅读和评估的日子。

发生的事情 : 一种表现焦虑,在多动症儿童中非常普遍。在其他人面前大声朗读既需要解码的努力,又有同伴目光的恐惧。身体将这种焦虑转化为真实的信号——肚子疼、想上厕所、阻塞。这不是表演 : 这是保护性的逃避。强迫“ 让他习惯 ”会加深阅读=危险的联想。

  1. 消除意外。 事先约定他将阅读的内容,让他准备 : 一段短小、熟悉、成功的文字。
  2. 提供较少暴露的格式 : 两人阅读、小组阅读,或在向小组朗读前先在教师耳边阅读。
  3. 关注努力,而不是表现 : « 你把句子读完了,这就是今天重要的事情。 »
  4. 识别持续的痛苦。 如果身体抱怨或拒绝持续出现,请转达并引导至学校医生或国家教育心理学家。

❌ 应避免 : « 每个人都要经历,这没什么大不了 » 用轻描淡写的语气。这样会使真实的焦虑无效化,反而产生相反的效果。

5. 他的笔记本杂乱无章,丢三落四

他的文具盒一半是空的,作业本几乎没填,今天的纸条已经在书包底部皱巴巴的。他又忘了让人签字。“ 又是他 ”,人们叹息道。然而,在口头上,他表现得很好。

发生的事情 : 组织困难,属于执行功能——计划、整理、记住去做。它们常常伴随有运动协调障碍和注意力障碍。孩子并不是粗心大意 : 他没有像其他人那样获得组织的自动化能力。责备他反复的遗忘并不能教会他如何组织 ; 这只会让他明白他是“ 那个忘记的人 ”。

  1. Rendez l'organisation visible et externe : pochettes de couleur par matière, une seule chemise « maison / école », un code couleur simple et stable.
  2. Installez une check-list du soir collée dans l'agenda : cartable, mot à signer, matériel du lendemain. On coche, on ne mémorise pas.
  3. Vérifiez avec lui, pas à sa place : « on regarde ensemble ta liste avant de partir », jusqu'à ce que le geste devienne autonome.
  4. Réduisez la copie du cahier de textes : devoirs photocopiés ou pris en photo, pour que l'oubli ne soit pas mécaniquement produit par la lenteur d'écriture.

❌ À éviter : les punitions à répétition pour oubli de matériel. On sanctionne un déficit d'automatisme comme s'il s'agissait de mauvaise volonté.

Ces situations, expliquées et outillées

La formation DYNSEO « Identifier et accompagner les troubles DYS à l'école primaire » reprend chacun de ces mécanismes — dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, fonctions exécutives — et les traduit en aménagements applicables dès le lendemain en classe. 24 leçons, 100 % en ligne, à votre rythme, accès illimité.

Découvrir la formation — 150 €

6. Il savait sa leçon hier soir, plus rien ce matin

Sa mère vous l'a écrit dans le cahier : « il connaissait parfaitement sa poésie hier soir ». Ce matin, à l'interrogation, il bloque au deuxième vers, cherche, s'énerve. Les tables de multiplication, c'est pareil : sues un jour, envolées le lendemain.

Ce qui se joue : une fragilité de la mémoire de travail et de la consolidation, fréquente dans les troubles DYS. L'information a été apprise sur le moment mais mal stockée à long terme, et le rappel sous pression — devant la classe, en temps limité — sature la mémoire de travail déjà sollicitée. Ce n'est pas qu'il n'a « pas révisé » : c'est que le passage à la mémoire durable est instable.

  1. Aménagez le rappel : interrogation en petit comité, sans public, avec un support (premier mot de chaque vers, table affichée puis retirée progressivement).
  2. Fractionnez et espacez : mieux vaut trois courts rappels dans la semaine qu'un long bachotage la veille. La répétition espacée consolide.
  3. Passez par plusieurs canaux : dire, chanter, mimer, dessiner. Un souvenir ancré sur plusieurs sens se rappelle mieux.
  4. Autorisez des aides mémoire : table de multiplication sous les yeux pour un exercice qui vise le raisonnement, pas le par-cœur.

Pour entraîner mémoire et attention de façon ludique, l'application COCO, les jeux éducatifs pour enfants de 5 à 10 ans, propose des activités courtes et progressives, utilisables à l'école comme à la maison.

❌ À éviter : « tu n'as pas appris » devant la classe. On accuse à tort un enfant qui a fourni l'effort, et on décourage les révisions suivantes.

7. Il n'arrive pas à poser une opération en colonnes

Exercice de calcul posé. Il connaît ses résultats à l'oral, mais sur le cahier les chiffres se chevauchent, les colonnes glissent, la retenue se perd. Le résultat est faux alors qu'il « savait ». Il barre, recommence, finit par abandonner la case.

Ce qui se joue : souvent une dyspraxie visuo-spatiale, parfois une dyscalculie. Aligner des chiffres dans un quadrillage, tenir les colonnes, suivre la retenue de droite à gauche mobilise le repérage dans l'espace — pas seulement le calcul. L'erreur vient de la mise en page, pas du raisonnement mathématique. Refaire l'opération « plus proprement » sans changer le support ne change rien.

  1. Changez le support : cahier à gros carreaux, gabarit avec colonnes pré-tracées, ou une couleur par colonne (unités, dizaines, centaines).
  2. Séparez le raisonnement du geste : proposez aussi le calcul en ligne ou l'usage de matériel manipulable, pour vérifier ce qu'il comprend vraiment.
  3. Autorisez la calculatrice quand la compétence visée est la résolution de problème et non la technique opératoire.
  4. Distinguez dans vos transmissions : « calcul juste à l'oral, erreurs de pose en colonnes » oriente vers le repérage spatial, pas vers un manque en mathématiques.

❌ À éviter : « applique-toi, écris plus droit ». L'enfant s'applique déjà énormément ; le problème n'est pas l'effort mais le support.

8. En fin de matinée, il « explose » ou se bloque

11 h 30. Depuis le début de la matinée il a lu, écrit, copié, écouté. D'un coup, il pose la tête sur les bras, refuse de continuer, ou se met en colère pour un crayon cassé. Le matin, à 9 h, tout se passait bien.

Ce qui se joue : la fatigue cognitive, séquelle très sous-estimée des troubles DYS. Le cerveau d'un enfant dyslexique ou dyspraxique dépense beaucoup plus d'énergie pour des tâches devenues coûteuses. En fin de matinée, la réserve est vide : le blocage ou la crise est une protection, pas un caprice. Le même exercice, proposé à 9 h, passerait sans difficulté.

  1. Regardez l'horloge avant de conclure : si les difficultés se concentrent en fin de matinée ou de journée, la cause est la fatigue, pas la tâche.
  2. Placez les apprentissages exigeants tôt, et allégez volontairement les fins de séquence : relecture, dessin, tâche déjà maîtrisée.
  3. Prévoyez de vraies micro-pauses : un coin calme, la permission de bouger, un temps sans écrit. Anticiper la surcharge évite la crise.
  4. Restez calme pendant l'épisode : voix posée, une consigne simple, « on fait une pause, tu reprends après », sans public et sans sanction immédiate.

❌ À éviter : ajouter du travail « pour qu'il se calme » ou punir la crise. On empile de la charge sur un enfant déjà en surcharge ; l'escalade est garantie.

9. « À la maison il y arrive », disent les parents

Réunion de milieu d'année. Les parents sont surpris : « chez nous, il lit sa leçon sans problème, on ne comprend pas vos remarques ». Le ton se tend un peu : on a l'impression de parler de deux enfants différents.

Ce qui se joue : un décalage réel entre la maison et l'école, et non une contradiction. À la maison, l'enfant travaille au calme, en tête-à-tête, sans limite de temps, le soir après avoir récupéré. En classe, il affronte le bruit, le groupe, le chronomètre et la fatigue accumulée. Les deux observations sont vraies. Les opposer fait perdre l'alliance dont l'enfant a le plus besoin.

  1. Validez leur observation : « je vous crois totalement, à la maison les conditions sont différentes et ça change tout pour lui. »
  2. Décrivez des faits datés et situés, pas des jugements : « en dictée chronométrée, en groupe, il décroche ; en petit comité, il réussit ».
  3. Faites de la maison un allié : un outil commun et un cahier de liaison régulier évitent le sentiment d'être contredit.
  4. Orientez sans dramatiser : proposez, si les difficultés persistent, un avis du médecin et un bilan orthophonique, seuls habilités à poser un diagnostic.

❌ À éviter : « vous le couvez trop » ou « vous ne le faites pas assez travailler ». On culpabilise des parents inquiets et on rompt la coopération.

10. Le remplaçant n'a pas ses aménagements

Jeudi, vous êtes absente. Le remplaçant fait copier toute la leçon, interroge l'élève à l'improviste en lecture, compte chaque faute de la dictée. Rien de tout cela n'était écrit : les aménagements vivaient dans votre tête et dans l'habitude de la classe.

Ce qui se joue : l'accompagnement d'un enfant DYS repose sur une poignée d'ajustements précis. Tant qu'ils ne sont pas écrits, ils disparaissent à chaque remplacement, à chaque intervenant extérieur (sport, musique, décloisonnement) et à chaque changement d'année — et avec eux, une partie des progrès. C'est précisément le rôle d'un document formel comme le PAP (plan d'accompagnement personnalisé).

  1. Écrivez les aménagements, pas les diagnostics : « leçon photocopiée », « pas de lecture à l'improviste », « dictée à trous », « temps majoré » sont directement applicables.
  2. Une fiche courte et visible, dix lignes maximum, au même endroit pour chaque élève concerné. Trop longue, elle n'est pas lue.
  3. Formalisez dans le PAP avec l'équipe, le médecin scolaire et la famille : le document devient officiel, transmissible et révisé, et non dépendant de la bonne volonté de chacun.
  4. Vérifiez au retour ce qui a été appliqué : c'est ainsi qu'on repère les consignes mal formulées et qu'on ajuste la fiche.

❌ À éviter : compter sur la transmission orale et sur l'habitude de la classe — les deux choses qui s'effacent le plus vite dès que vous n'êtes pas là.

Identifier et accompagner les troubles DYS : le tableau récapitulatif

Pour identifier et accompagner les troubles DYS à l'école primaire au quotidien, on peut résumer les dix situations en un même réflexe : observer un fait précis, comprendre le mécanisme, ajuster le support ou le format plutôt que de forcer, et écrire ce qui fonctionne.

SituationCe dont il s'agit souvent✅ Le réflexe à avoir❌ À éviter
Copie du tableau jamais finieDysgraphie, geste non automatisé, double tâcheLeçon photocopiée, texte à trous, quantité réduiteFaire recopier sur la récréation
Bute sur les mots, saute des lignesDyslexie, décodage coûteuxLecture préparée, cache-ligne, support adaptéFaire lire à l'improviste et corriger à voix haute
Dictée illisible et fautiveDysorthographieDictée aménagée, évaluer la compétence viséeTout souligner en rouge sans hiérarchie
Refus de lire devant la classeAnxiété de performancePrévenir, préparer, formats moins exposantsForcer « pour l'habituer »
Cahiers en désordre, oublisFonctions exécutives, dyspraxieCheck-list, code couleur, vérifier avec luiPunir chaque oubli de matériel
Leçon sue puis oubliéeMémoire de travail, consolidationRappel aménagé, répétition espacée, multicanal« Tu n'as pas appris » en public
Opération en colonnes ratéeDyspraxie visuo-spatiale, dyscalculieGros carreaux, gabarit, calcul en ligne« Applique-toi, écris plus droit »
Blocage ou crise en fin de matinéeFatigue cognitiveApprentissages tôt, micro-pauses, rester calmeAjouter du travail ou punir la crise
« À la maison il y arrive »Décalage des conditions, fatigue accumuléeValider, décrire les faits, allier la familleOpposer maison et école, culpabiliser
Remplaçant sans consignesSavoir non écritFiche courte d'aménagements, PAPCompter sur l'oral et l'habitude
⚠️ Repérer n'est pas diagnostiquer

L'enseignant observe, décrit et oriente ; il ne pose pas de diagnostic. Seuls les professionnels de santé — médecin, orthophoniste, neuropsychologue, ergothérapeute — établissent un diagnostic DYS. Si un enfant présente des signes de souffrance qui durent (maux de ventre les matins d'école, découragement profond, perte de l'estime de soi, repli, refus scolaire), signalez-le sans tarder au médecin scolaire, au RASED et à la famille, et orientez vers un psychologue de l'éducation nationale. En cas de danger immédiat pour l'enfant, contactez les services d'urgence de votre pays.

Pour aller plus loin

Côté supports directement utiles aux scènes décrites ici : les cartes de lecture flash par syllabes, le plan de rédaction visuel et la fiche d'auto-correction de dictée se glissent facilement dans un cahier ou une trousse. Pour situer les points forts et les points d'appui d'un élève, les tests cognitifs DYNSEO offrent un premier éclairage — sans valeur diagnostique.

Un réflexe transversal aux dix situations

Quel que soit le trouble, trois gestes reviennent : alléger la double tâche (ne jamais demander de lire et d'écrire en même temps sous pression), rendre l'aide visible et stable (support, couleur, check-list), et transmettre un fait plutôt qu'une étiquette. Ces réflexes ne remplacent pas les prises en charge spécialisées : ils rendent la classe vivable pendant qu'elles se mettent en place, et souvent bien au-delà.

Questions fréquentes

Comment savoir si un élève a un trouble DYS ou s'il est juste en difficulté ?

Vous ne pouvez pas le savoir seul, et ce n'est pas votre rôle : le diagnostic relève de professionnels de santé. Ce qui doit alerter, c'est la persistance et l'intensité de la difficulté malgré un enseignement adapté, ainsi qu'un écart marqué avec les autres compétences de l'enfant. Notez des faits précis et datés (nature des erreurs, contexte, moment de la journée) sur plusieurs semaines, transmettez-les au médecin scolaire et au RASED, et proposez à la famille un bilan, notamment orthophonique. Votre observation régulière est précieuse : elle guide et accélère la démarche diagnostique.

Faut-il attendre le diagnostic pour mettre en place des aménagements ?

Non. Les aménagements pédagogiques n'ont pas besoin d'attendre un diagnostic : ils reposent sur les difficultés observées, pas sur une étiquette. Réduire la copie, aménager une dictée, prévenir avant une lecture à voix haute ou fournir un support adapté relève de la souplesse pédagogique ordinaire et peut se mettre en place immédiatement. Cela soulage l'enfant tout de suite et évite l'installation d'une souffrance scolaire. Le diagnostic, lui, ouvrira ensuite des dispositifs plus formels comme le PAP et des prises en charge spécialisées. Agir tôt ne préjuge de rien ; attendre, en revanche, laisse le découragement s'installer.

Aménager, n'est-ce pas créer une injustice envers les autres élèves ?

Non : aménager, c'est rétablir l'équité, pas créer un privilège. Donner une leçon photocopiée à un enfant dysgraphique ne lui offre pas un avantage, cela lui permet d'accéder au même apprentissage que ses camarades sans être bloqué par un geste non automatisé. On évalue ainsi ce qu'il sait, et non l'intensité de son trouble. Beaucoup de ces aménagements — consignes claires, supports aérés, temps de relecture — profitent d'ailleurs à toute la classe. Expliquer simplement aux autres élèves que « chacun a besoin d'aides différentes » installe un climat de coopération plutôt que de comparaison.

Comment parler d'une suspicion de trouble DYS aux parents sans les inquiéter ?

Partez de faits concrets et bienveillants, jamais d'un diagnostic : décrivez ce que vous observez en classe et ce que vous avez déjà mis en place. Reconnaissez ce que l'enfant réussit, pour ne pas réduire l'échange à ses difficultés. Proposez une démarche, pas un verdict : « un avis du médecin et un bilan permettraient d'y voir plus clair et de mieux l'aider ». Écoutez leur point de vue, souvent riche d'observations utiles, et positionnez-vous comme un allié. L'objectif est d'ouvrir une coopération autour de l'enfant, pas de désigner un problème ; le ton fait toute la différence.

Quels signes doivent faire alerter au-delà des difficultés d'apprentissage ?

Au-delà des erreurs scolaires, surveillez les signes de souffrance psychique : maux de ventre ou de tête récurrents les matins d'école, refus d'aller en classe, perte d'estime de soi, phrases de dévalorisation (« je suis nul »), repli, tristesse durable ou irritabilité inhabituelle. Ces signaux imposent de transmettre à l'équipe, d'alerter le médecin scolaire et le RASED, et d'orienter vers un psychologue de l'éducation nationale. Un trouble DYS non accompagné peut retentir lourdement sur le moral d'un enfant : l'objectif est de le protéger. En cas de danger immédiat, contactez les services d'urgence de votre pays.

ℹ️ Information et non avis médical

Cet article propose des repères pédagogiques généraux. Il ne remplace ni un diagnostic, ni un bilan orthophonique, ni l'avis du médecin, ni les dispositifs officiels de votre établissement. Toute suspicion de trouble DYS doit être orientée vers les professionnels de santé compétents. En cas de doute sur une situation précise, référez-vous à votre équipe et au médecin scolaire.

Identifier et accompagner les troubles DYS à l'école primaire ne suppose ni de devenir soignant, ni d'attendre passivement un diagnostic. Cela commence par un regard plus juste sur ces dix scènes du quotidien : comprendre le mécanisme derrière un comportement, ajuster le support plutôt que forcer l'enfant, écrire ce qui fonctionne pour que cela survive à votre absence. C'est un métier qui s'apprend, et chaque réflexe acquis change concrètement la journée d'un enfant.

Passez du repérage à l'accompagnement outillé

La formation « Identifier et accompagner les troubles DYS à l'école primaire » détaille chaque mécanisme et donne des aménagements prêts à l'emploi pour la lecture, l'écriture, l'orthographe, le calcul et l'organisation. 24 leçons, 100 % en ligne, accès illimité, à votre rythme. Organisme certifié Qualiopi (N° 11757351875), attestation de fin de formation remise.

Découvrir la formation — 150 €

这篇文章有用吗?

点击星号为它评分!

平均评分 0 / 5. 投票数: 0

到目前为止还没有投票!成为第一位评论此文章。

很抱歉,这篇文章对您没有用!

让我们改善这篇文章!

告诉我们我们如何改善这篇文章?

这些内容对您有帮助吗?支持 DYNSEO 💙

我们是一个由14人组成的小团队,总部位于巴黎。13年来,我们一直在免费创作内容,以帮助家庭、言语治疗师、养老院和护理专业人员。

您的反馈是我们了解这项工作对您是否有用的唯一途径。一条谷歌评论可以帮助我们触达其他需要帮助的家庭、护理人员和治疗师。

一个动作,30秒:给我们留下一条谷歌评论 ⭐⭐⭐⭐⭐。不需要任何成本,但对我们意义重大。

DYNSEO 谷歌评论
4.9 · 49 条评论
查看所有评论 →
M
Marie L.
老年人家庭
为我患阿尔茨海默病的母亲提供的出色应用程序。游戏真正激发了她的兴趣,团队非常用心。衷心感谢DYNSEO整个团队!
S
Sophie R.
言语治疗师
我每天在诊所与患者一起使用DYNSEO游戏。内容丰富、设计精良,适合各种水平。我的患者非常喜欢,并取得了真正的进步。
P
Patrick D.
养老院院长
我们让DYNSEO对整个团队进行了认知刺激培训。Qualiopi认证的专业培训,内容相关且可应用于日常工作。为我们的住户带来了真正的附加价值。
Bonjour, je suis Coach JOE !
En ligne

🛒 0 我的购物车