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Autisme en établissement : posture professionnelle, travail en équipe et montée en compétences

Accompagner une personne autiste en établissement met à l'épreuve trois compétences que peu de cursus initiaux préparent vraiment : savoir où s'arrête son propre rôle, savoir transmettre à l'équipe ce qu'on a réellement observé, et savoir tenir une relation de confiance avec des familles souvent épuisées. Ces savoir-faire ne relèvent pas d'un vague « bon sens » : ils s'apprennent, se formulent et s'évaluent, et c'est précisément ce que vise une formation professionnelle sur l'autisme en établissement pensée pour le terrain.

  • ⏱️ 17 min de lecture
  • 👥 Pour les professionnels
  • 🔄 Mis à jour en juillet 2026

Cet article n'aborde ni les signes de l'autisme, ni les techniques d'apprentissage, ni les activités : il traite d'un angle plus rarement outillé, celui de la posture professionnelle. Comment se positionner sans en faire trop ni trop peu, comment écrire une transmission exploitable par un collègue qui n'était pas là, comment coordonner une équipe pluridisciplinaire, comment parler aux proches sans sortir de son périmètre — et comment tenir dans la durée sans s'user. Avec, à chaque fois, les mots exacts qui fonctionnent et ceux qui aggravent la situation.

L'essentiel en 30 secondes

La posture professionnelle auprès d'une personne autiste tient en une phrase : observer et décrire relèvent de vous, interpréter relève de l'équipe, diagnostiquer et pronostiquer relèvent du médecin et du psychologue.

  • Une transmission utile décrit un fait daté, situé et reproductible — jamais une étiquette de comportement comme « capricieux » ou « opposant ».
  • En réunion pluridisciplinaire, trois minutes préparées et factuelles pèsent plus que dix minutes d'impressions générales.
  • Avec les familles, on décrit ce qu'on observe et ce que l'équipe met en place ; on ne se prononce ni sur le diagnostic ni sur l'avenir.
  • La cohérence d'équipe est un besoin vital pour beaucoup de personnes autistes : un même cadre, appliqué de la même façon par tous, réduit l'anxiété.
  • L'usure professionnelle s'installe silencieusement ; se former réduit une grande part de la charge mentale liée à l'incertitude sur ce qu'il faut faire.

La posture : jusqu'où va votre rôle

La difficulté n'est presque jamais de connaître son métier. Elle est de tenir une position juste entre deux dérives symétriques. D'un côté, en faire trop : répondre à une question qui relève du psychologue pour ne pas laisser un parent sans réponse, décider seul d'un changement de rythme parce qu'il « semble évident », interpréter un comportement comme une intention alors qu'il s'agit peut-être d'une douleur ou d'une surcharge sensorielle. De l'autre, se réfugier derrière son périmètre pour éviter une conversation inconfortable ou un signalement qui dérange.

Auprès d'un public autiste, cette ligne est d'autant plus sensible qu'un même comportement peut avoir des causes radicalement différentes : un environnement trop bruyant, une consigne mal comprise, une douleur non exprimée, une rupture dans la routine. Le professionnel de terrain n'a pas à trancher la cause : il a à observer finement, décrire précisément et transmettre. C'est déjà considérable, et c'est ce qui rend possible le travail de l'équipe.

Situation✅ Ce que vous pouvez dire ou faire❌ Ce qui sort de votre rôle
Un parent demande si son enfant « progressera »« Cette semaine, il a accepté de rester à table tout le repas trois jours sur cinq. Pour l'évolution, le psychologue est le mieux placé »Donner un pronostic, même encourageant
Une personne se frappe la tête de façon répétéeSécuriser, décrire précisément, appliquer le plan existant, signalerDécider seul d'une contention ou d'un changement de traitement
Un comportement nouveau apparaîtDécrire le fait, l'heure, le contexte sensoriel, et transmettre comme « nouveau »Conclure à une « régression » ou à une « crise d'opposition »
Une famille critique un collègue devant vousÉcouter, ne pas commenter, orienter vers le cadreDonner son avis sur la pratique d'un collègue devant la famille
Un refus alimentaire s'installeNoter ce qui est refusé, à quel moment, avec quelle texture ; signalerForcer, ou modifier seul une texture ou un régime
Une consigne du projet vous semble discutableLa questionner en réunion, avec des faits observés à l'appuiL'appliquer différemment, sans en parler à personne

Le piège spécifique : lire une intention là où il y a un besoin

Beaucoup de tensions naissent d'une même erreur d'interprétation : attribuer une intention à un comportement qui répond en réalité à un besoin. « Il le fait exprès », « elle cherche à me provoquer », « il ne veut pas ». Or un comportement-défi est le plus souvent une réponse à quelque chose : un environnement saturé, une transition non anticipée, une demande formulée trop vite, une douleur qu'on ne sait pas dire autrement. La Haute Autorité de santé, dans ses recommandations sur les troubles du spectre de l'autisme, insiste sur l'analyse fonctionnelle des comportements plutôt que sur leur seule répression : chercher ce que le comportement remplit comme fonction, avant de vouloir le faire cesser.

💡 Le test à s'appliquer

Avant d'écrire ou de dire « il refuse », « elle s'oppose », « il est agité », posez-vous une question : qu'est-ce qui, dans l'environnement ou dans la demande, a pu déclencher cela ? Décrire le déclencheur possible et le contexte sensoriel est professionnel ; coller une étiquette d'intention ne l'est pas, et oriente toute l'équipe sur une fausse piste.

Adapter la forme de son intervention — ralentir le débit, laisser un temps de latence, annoncer les transitions, utiliser un support visuel — relève pleinement du professionnel. En revanche, adapter le statut de la personne, la traiter comme moins capable de comprendre ou de décider qu'elle ne l'est réellement, est une dérive fréquente et rarement consciente. L'autisme n'est pas une déficience du jugement ; c'est un fonctionnement différent qui demande d'ajuster nos canaux de communication, pas notre respect.

Écrire une transmission qui sert à quelque chose

Une transmission a plusieurs destinataires : le collègue de la relève, l'équipe pluridisciplinaire, parfois le médecin ou le psychologue. Elle doit permettre à quelqu'un qui n'était pas là de comprendre ce qui s'est passé et d'agir en cohérence. La plupart des transmissions échouent pour une raison simple : elles livrent une conclusion au lieu d'une observation. « Journée difficile » ne dit rien d'exploitable. « Deux crises, toutes deux après le passage à la salle commune bruyante » ouvre une piste d'action.

  1. Un fait, pas une étiquette. Ce qui a été vu ou entendu, pas ce qu'on en a déduit. « A quitté la table », pas « a fait un caprice ».
  2. Daté et situé. L'heure, le lieu et le moment de la journée changent l'interprétation du tout au tout, en particulier avec la fatigue et la surcharge sensorielle de fin de journée.
  3. Le contexte immédiat. Ce qui s'est passé juste avant, le niveau de bruit, la lumière, le nombre de personnes présentes, un changement de planning ou de personnel.
  4. Ce qui a fonctionné. C'est l'information la plus précieuse et la plus souvent oubliée : elle permet à la relève de reproduire ce qui a apaisé.
  5. Ce qui est nouveau. Signaler explicitement qu'un comportement n'existait pas la semaine précédente : c'est ce qui déclenche une recherche de cause, y compris médicale.
❌ Transmission inexploitable✅ Transmission utile
Opposant, refuse les activitésA refusé l'atelier à 14 h après un changement d'animateur non annoncé ; a participé le lendemain avec l'animateur habituel
Crise sans raisonCris et coups sur la table de 11 h à 11 h 10, pendant les travaux bruyants dans le couloir ; calmé au casque anti-bruit
Ne mange pasA repoussé le plat en sauce ; a mangé le riz nature servi à part. Refus déjà noté avec les textures mélangées
Très agité ce matinSe balance et se bouche les oreilles depuis l'arrivée de deux nouveaux résidents ; apaisé dans la salle calme en 8 minutes
A régresséNe va plus seul aux toilettes depuis lundi, alors qu'il le faisait seul la semaine dernière — nouveau, à signaler
Famille pénibleSa mère a exprimé son inquiétude sur le sommeil ; demande un rendez-vous avec le référent
⚠️ La ligne à ne jamais oublier

Tout élément nouveau chez une personne jusque-là stabilisée — automutilation qui apparaît ou s'aggrave, refus alimentaire installé, changement brutal de sommeil, retrait inhabituel, signe possible de douleur exprimé par le comportement — doit être signalé explicitement comme nouveau, et non noyé dans le compte rendu de la journée. Chez une personne peu ou pas verbale, le comportement est souvent le seul langage de la douleur : c'est au professionnel de le rendre visible pour que le médecin puisse chercher une cause.

Un outil visuel structuré aide énormément à ces observations. La carte des signaux d'alerte et la carte des besoins sensoriels, gratuites, donnent un cadre partagé pour décrire ce qu'on voit avec les mêmes mots dans toute l'équipe. Pour les personnes peu verbales, l'application MON DICO soutient la communication par images et pictogrammes, ce qui réduit une part des malentendus à l'origine des comportements-défis.

Posture, transmissions, équipe, familles

La formation « Autisme en établissement : Accompagnement Global » traite exactement ces sujets, avec des mises en situation professionnelles concrètes. 65 leçons, 100 % en ligne, à votre rythme.

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Le travail pluridisciplinaire : qui fait quoi

Autour d'une personne autiste en établissement gravitent souvent plusieurs professionnels qui ne se croisent presque jamais dans la journée. La réunion pluridisciplinaire est le seul moment où l'information circule vraiment — à condition que chacun y apporte autre chose qu'une impression générale, et que la parole des professionnels de terrain, souvent les mieux informés, soit réellement écoutée. La cohérence de l'équipe n'est pas un confort d'organisation : pour beaucoup de personnes autistes, un cadre stable et prévisible, appliqué de la même façon par tous, est une condition d'apaisement.

ProfessionnelCe qu'il apporte de spécifique
Accompagnant éducatif et social, aide-soignantCe que la personne fait réellement au quotidien, à quels moments, dans quelles conditions sensorielles
Éducateur spécialisé, moniteur-éducateurLe projet éducatif, les progressions, les supports et repères mis en place
InfirmierSurveillance clinique, traitements, signes de douleur, lien avec le médecin
Psychologue, neuropsychologueAnalyse fonctionnelle des comportements, fonctionnement cognitif et émotionnel
OrthophonisteNiveau de compréhension réel, outils de communication, consignes de langage
Ergothérapeute, psychomotricienAutonomie, aménagements sensoriels, régulation corporelle
Cadre, chef de serviceArbitrages, moyens, cohérence du projet personnalisé d'accompagnement

Préparer trois minutes utiles

  1. Un constat, formulé comme un fait daté : « depuis quinze jours, le passage à la douche déclenche des cris trois fois sur cinq ».
  2. Une hypothèse, présentée comme telle : « ça pourrait être lié au bruit de l'extracteur ou à la température de l'eau ».
  3. Une question précise : « peut-on tester un créneau plus calme et vérifier la température ? ».
  4. Une proposition que vous êtes prêt à tester : « je peux essayer deux semaines et noter le résultat chaque jour ».

Ce format transforme une plainte en décision partagée. Il évite aussi la principale source d'insécurité pour la personne accompagnée : des professionnels qui appliquent chacun sa propre version du cadre. Quand un ajustement est décidé, il doit être écrit dans le projet personnalisé et connu de tous, y compris des remplaçants et des équipes de week-end. Un plan de gestion des crises partagé et un tableau des intérêts spécifiques sont, à ce titre, des supports d'équipe autant que des outils individuels : ils garantissent que tout le monde s'appuie sur les mêmes leviers d'apaisement et de motivation.

💡 Le réflexe qui change tout

Quand une approche fonctionne avec une personne — une phrase précise, un objet de transition, un ordre de tâches, un pictogramme — elle ne doit pas rester dans la tête de celui qui l'a trouvée. Elle doit être écrite, datée et transmise. Ce qui apaise n'a de valeur collective que si toute l'équipe peut le reproduire : c'est la différence entre une personne qui rencontre huit accompagnements différents et une personne qui rencontre un accompagnement cohérent porté par huit professionnels.

Communiquer avec les familles

Les proches d'une personne autiste arrivent presque toujours avec un long parcours derrière eux : attente du diagnostic, démarches administratives, fatigue, parfois sentiment de ne pas avoir été entendus par les institutions. Ce qu'ils expriment sous forme de reproche est très rarement dirigé contre vous personnellement. Le premier travail, avant toute réponse sur le fond, est d'accuser réception de ce vécu. Une famille qui se sent considérée devient une alliée ; une famille qui se sent jugée devient un conflit.

Les trois situations les plus fréquentes

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Rendre compte d'une journée

On décrit des faits observés, sans interpréter : « aujourd'hui il a participé à l'atelier vingt minutes et a mangé à table ». On évite les étiquettes (« bonne » ou « mauvaise » journée) qui enferment et inquiètent.

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Recadrer une demande

« Je comprends votre demande. Ce n'est pas moi qui peux en décider, je la transmets au référent qui reviendra vers vous. » Une formulation qui ne rejette pas la personne et ne promet rien qu'on ne peut tenir.

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Croiser les savoirs

La famille connaît la personne mieux que quiconque. « Qu'est-ce qui l'apaise à la maison ? Y a-t-il un signe qui annonce qu'il va être débordé ? » Ces questions valent des heures d'observation.

💡 La phrase qui désamorce le plus de tensions

« Je comprends que ce soit difficile à vivre. » Accuser réception de l'émotion avant de répondre sur le fond fait retomber la plupart des situations de couloir. Et l'échange se transmet ensuite, même bref : une inquiétude non transmise revient trois semaines plus tard, amplifiée, au niveau de la direction. Ce qu'on ne peut pas dire, en revanche, c'est un avis sur le diagnostic, sur le pronostic ou sur un traitement : cela relève du médecin et du psychologue, et le rappeler clairement protège tout le monde.

❌ À éviter : promettre un résultat (« vous verrez, dans six mois il parlera »), commenter la décision d'un collègue ou d'un médecin devant la famille, ou minimiser une inquiétude parentale au motif qu'elle paraît excessive. Une inquiétude entendue et transmise coûte deux minutes ; une inquiétude balayée coûte des semaines de méfiance.

Prévenir l'usure professionnelle

Les métiers de l'accompagnement cumulent charge physique, charge émotionnelle et contrainte de temps. Auprès d'un public autiste, s'ajoute une exigence particulière : la vigilance permanente à l'environnement, l'anticipation des transitions, la gestion des comportements-défis, et parfois l'exposition à l'automutilation ou à l'agression, qui laissent des traces. On donne beaucoup, pour des progrès parfois lents et peu visibles, et la reconnaissance vient rarement. L'usure n'est ni une faiblesse ni un défaut d'engagement : c'est un risque professionnel qui se repère et se prévient.

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Les signaux

Fatigue qui ne cède plus au repos, appréhension avant la prise de poste, irritabilité inhabituelle, troubles du sommeil, douleurs qui s'installent, sentiment de faire moins bien qu'avant.

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La mise à distance

Se surprendre à parler des personnes comme de tâches, à éviter les échanges, à « faire vite » systématiquement. C'est un mécanisme de protection, et un signal à ne pas ignorer.

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Ce qui protège

Pouvoir parler des situations difficiles en équipe, disposer de repères clairs sur son rôle, participer à des temps d'analyse de la pratique, et voir les progrès — d'où l'utilité de tracer ce qui évolue.

🩺

Quand consulter

Si les signaux durent plusieurs semaines, en parler à la médecine du travail ou à son médecin. C'est un acte professionnel, pas un aveu de faiblesse.

Un point mérite d'être dit explicitement : une part importante de la fatigue dans ce métier ne vient pas des gestes, mais de l'incertitude. Ne pas savoir si un comportement est grave, si l'on peut insister, si l'on aurait dû signaler plus tôt, si l'on « fait bien ». Comprendre les mécanismes de l'autisme et disposer de repères d'action partagés allège cette charge mentale de manière très concrète. C'est d'ailleurs l'un des retours les plus fréquents des professionnels après une formation solide : non pas « j'ai appris des techniques », mais « je sais enfin ce que je peux faire, et ce qui ne relève pas de moi ».

⚠️ En situation de crise ou de danger

Face à un risque immédiat pour la personne ou pour autrui — automutilation grave, malaise, blessure — appliquez le plan de gestion de crise de votre établissement et alertez sans attendre les secours compétents (services d'urgence de votre pays). La priorité est la sécurité, pas l'interprétation. L'analyse de ce qui s'est passé viendra ensuite, en équipe.

Autisme en établissement : la formation professionnelle, obligations et financement

La formation continue des professionnels du médico-social relève à la fois d'une obligation d'employeur et de la démarche qualité des établissements. Les modalités varient selon les statuts et les structures : entretiens professionnels périodiques, plans de développement des compétences, exigences des autorités de contrôle et des référentiels d'évaluation. Sur le champ de l'autisme spécifiquement, les recommandations des pouvoirs publics insistent depuis plusieurs années sur la nécessité de professionnels formés aux approches recommandées, ce qui fait de la formation professionnelle sur l'autisme en établissement un enjeu de qualité autant qu'un enjeu de conformité.

Sur le plan pratique, trois éléments sont demandés dans presque toutes les configurations : un programme écrit avec des objectifs pédagogiques, un organisme identifiable et certifié, et une preuve individuelle de réalisation pour chaque professionnel.

Élément demandéCe que fournit la formation DYNSEO
Programme détaillé65 leçons structurées avec objectifs pédagogiques, programme consultable en ligne
Organisme certifiéOrganisme de formation certifié Qualiopi — N° 11757351875
Preuve de réalisationAttestation de fin de formation nominative par apprenant
Souplesse d'organisation100 % en ligne, accès illimité, à son rythme — sans immobiliser l'équipe
SuiviAvancement consultable dans l'espace de formation

Autisme en établissement : Accompagnement Global

Formation 100 % en ligne — 65 leçons — accès illimité, à son rythme. Organisme certifié Qualiopi (N° 11757351875), attestation de fin de formation nominative. Tarif : 1575 €.

Voir le programme complet

Concernant le financement, la certification Qualiopi est la condition qui permet à un employeur d'envisager une prise en charge au titre du plan de développement des compétences ou par son opérateur de compétences (OPCO). Les règles, plafonds et procédures varient selon les branches et les financeurs, et une prise en charge n'est jamais automatique. La bonne pratique est simple : faites valider le programme et le devis par votre service RH ou votre OPCO avant l'achat, jamais après. Un accord de financement s'obtient en amont, sur présentation du programme et de la certification ; c'est précisément pour cela que ces documents doivent être disponibles et à jour.

Cet article traite volontairement de la posture et du cadre. Pour les autres facettes du sujet, la série d'articles associée approfondit le programme de la formation, la compréhension de fond de l'autisme, les situations difficiles du quotidien et les activités concrètes à mettre en place : autant d'entrées complémentaires selon ce que vous cherchez à outiller.

Déployer une formation dans une équipe

Le vrai risque d'une formation en ligne n'est pas qu'elle soit mal suivie : c'est qu'elle soit suivie, appréciée, puis sans effet trois semaines plus tard. Déployer une formation dans une équipe, ce n'est pas seulement acheter des accès : c'est organiser le suivi, la traçabilité et surtout la traduction des acquis en pratiques partagées. Quelques mécanismes simples font la différence.

  1. Planifier des créneaux protégés. Le format en ligne à son rythme est un atout, mais « à son rythme » finit souvent par signifier « jamais ». Bloquer des temps identifiés, même courts, garantit l'avancement.
  2. Suivre les présences et les attestations. L'espace de formation permet de vérifier l'avancement par apprenant ; les attestations nominatives constituent la preuve à archiver pour la démarche qualité.
  3. Un point de cinq minutes en réunion après chaque étape : qu'est-ce qu'on garde, appliqué à qui, à partir de quand.
  4. Une décision concrète par thème, écrite dans un projet personnalisé. Une seule, mais réelle : le créneau de douche déplacé, le pictogramme ajouté, l'objet de transition systématisé.
  5. Un référent identifié vers qui aller en cas de doute, plutôt qu'un savoir diffus que personne n'incarne, et un bilan à trois mois portant sur ce qui a changé pour les personnes accompagnées.

Pour outiller ce déploiement, le catalogue d'outils gratuits DYNSEO propose des supports directement utilisables en équipe — dont les scénarios sociaux visuels — et les tests cognitifs peuvent compléter l'observation. Côté applications, MON DICO soutient la communication avec les personnes peu ou non verbales, tandis que l'application JOE propose des activités cognitives pour adultes. Une formation prend toute sa valeur quand elle s'accompagne d'outils que l'équipe s'approprie au quotidien.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Que répondre à un parent qui demande si son enfant va « progresser » ?

On donne un fait observé, précis et récent, puis on oriente : « cette semaine, il est resté à table tout le repas trois jours sur cinq, ce qui n'arrivait pas le mois dernier. Pour l'évolution à venir, le psychologue et le médecin sont les mieux placés pour vous répondre, je peux transmettre votre demande de rendez-vous. » Cette formulation apporte quelque chose de concret et d'encourageant sans empiéter sur le champ médical, et sans laisser le parent avec le sentiment d'avoir été éconduit. Un pronostic, même optimiste, ne relève jamais du professionnel de terrain.

Comment décrire un comportement-défi sans le juger ?

En remplaçant l'étiquette d'intention par une observation datée et contextualisée. Au lieu de « il s'est opposé », écrivez « a quitté l'atelier à 14 h, après un changement d'animateur non annoncé ». Notez ce qui précédait (bruit, lumière, transition, demande), ce qui a apaisé, et si le comportement est nouveau. Cette approche, cohérente avec l'analyse fonctionnelle recommandée par la Haute Autorité de santé, oriente l'équipe vers la cause plutôt que vers la répression. Elle protège aussi la personne d'un accompagnement fondé sur un malentendu.

La formation continue sur l'autisme est-elle obligatoire ?

Les obligations varient selon les statuts, les métiers et les structures, mais la formation continue relève presque partout à la fois d'une obligation d'employeur et des exigences des référentiels qualité applicables aux établissements médico-sociaux. Sur l'autisme, les recommandations publiques insistent sur des professionnels formés aux approches recommandées. En pratique, ce qui est demandé lors des évaluations est un programme écrit, un organisme identifiable et certifié Qualiopi, et une preuve individuelle de réalisation. Renseignez-vous auprès de votre service RH pour les règles précises applicables dans votre établissement.

Une formation en ligne peut-elle être financée par l'employeur ou l'OPCO ?

C'est possible lorsque l'organisme est certifié Qualiopi, ce qui est le cas de la formation DYNSEO (N° 11757351875). Un financement peut alors être envisagé au titre du plan de développement des compétences ou via l'opérateur de compétences de la branche. Attention : une prise en charge n'est jamais automatique, et les plafonds comme les procédures varient. La règle d'or est de faire valider le programme et le devis par votre service RH ou votre OPCO avant l'achat. Les documents nécessaires — programme et attestation de certification — doivent être disponibles en amont.

Comment éviter qu'une formation d'équipe reste sans effet ?

En transformant chaque thème en une décision unique, écrite et appliquée à une personne précise, plutôt qu'en intention générale. Prévoyez des créneaux protégés pour suivre les leçons, un point de cinq minutes en réunion après chaque étape, un référent identifié, un ajustement inscrit dans chaque projet personnalisé, et un bilan à trois mois portant sur ce qui a changé pour les personnes accompagnées. Archivez les attestations nominatives pour la démarche qualité. Sans ces mécanismes, même une formation bien suivie s'efface en quelques semaines.

ℹ️ Information générale

Cet article propose des repères professionnels généraux. Les obligations de formation, les règles de financement et les périmètres de responsabilité varient selon les pays, les statuts et les employeurs : référez-vous à votre encadrement, à votre service RH et aux protocoles de votre établissement. Aucun élément de ce contenu ne constitue un avis médical, psychologique ou juridique ; le diagnostic, le pronostic et les décisions thérapeutiques relèvent des professionnels de santé compétents.

Une posture professionnelle solide face à l'autisme en établissement, ça se forme

65 leçons, 100 % en ligne, à répartir sur les temps disponibles sans désorganiser le service. Organisme certifié Qualiopi, attestation nominative pour chaque professionnel. La formation professionnelle sur l'autisme en établissement est un investissement autant dans la qualité de l'accompagnement que dans la sérénité des équipes.

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Famille d'une personne âgée
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