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💡 Conseils pratiques · Handicap invisible · Retour au travail · Managers RH

Handicap invisible et retour au travail après arrêt longue durée : accompagner la reprise

Un collaborateur qui revient après 3, 6 ou 12 mois d'arrêt pour une pathologie invisible — dépression, cancer, fibromyalgie, TDAH, burnout — a besoin d'un manager préparé. Voici le guide complet pour une reprise réussie.

Le retour au travail après un arrêt longue durée lié à un handicap invisible est l'un des moments les plus délicats de la relation managériale. D'un côté, un collaborateur fragilisé qui revient avec des capacités peut-être différentes, une anxiété réelle face au regard des autres, et souvent la peur de ne plus être "à la hauteur". De l'autre, un manager qui ne sait pas quoi dire, qui craint de blesser en posant les mauvaises questions, et qui doit simultanément gérer la réintégration de la personne et les questions de l'équipe. Ce guide vous donne la méthode complète pour transformer ce moment potentiellement fragilisant en une reprise réussie — au bénéfice du collaborateur, de l'équipe, et de l'organisation. Avec les obligations légales, les acteurs à mobiliser, les bons mots et les mots à éviter, et une checklist opérationnelle pour chaque étape de la reprise.

1. Le handicap invisible : de quoi parle-t-on vraiment

1.1 Un spectre beaucoup plus large qu'on ne le croit

Le handicap invisible couvre toute situation de handicap qui ne se voit pas au premier regard. Cette définition englobe un spectre considérable de pathologies et de troubles qui peuvent conduire à des arrêts longue durée et à des besoins d'aménagement lors de la reprise. Contrairement au handicap visible (fauteuil roulant, canne, appareillage), le handicap invisible ne déclenche pas spontanément l'empathie ou l'adaptation de l'entourage professionnel — ce qui en fait souvent une expérience plus isolante et plus épuisante.

Selon l'AGEFIPH, plus de 80 % des personnes reconnues RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) présentent un handicap invisible. Cette proportion massive signifie que dans votre entreprise, la grande majorité des situations de handicap — déclarées ou non — sont invisibles au manager non formé.

🔵 Neurodéveloppemental

TDAH, TSA (autisme), troubles DYS (dyslexie, dyspraxie), haut potentiel intellectuel, trouble développemental de la coordination

🔴 Psychiatrique & mental

Dépression, burnout sévère, trouble anxieux généralisé, trouble bipolaire, schizophrénie, trouble de stress post-traumatique (TSPT)

🟡 Maladie chronique

Cancer (et effets des traitements), fibromyalgie, lupus, sclérose en plaques, maladies inflammatoires chroniques (Crohn, RCUH), diabète, épilepsie

🟢 Sensoriel & autre

Déficience auditive légère à modérée, troubles visuels, acouphènes chroniques sévères, douleurs chroniques, fatigue chronique (SFC/EM)

80 %
des personnes RQTH ont un handicap invisible — la plupart passent inaperçus au bureau (AGEFIPH 2023)
50 %
des arrêts longue durée (+3 mois) sont liés à des pathologies psychiatriques ou chroniques invisibles (Assurance Maladie)
40 %
des salariés de retour d'arrêt longue durée rechutent dans les 12 mois faute d'accompagnement adapté
2 ans
durée moyenne pour retrouver un niveau de performance comparable après un arrêt longue durée — si l'accompagnement est adapté

1.2 Pourquoi l'arrêt longue durée est une épreuve particulière pour les handicaps invisibles

Un arrêt longue durée lié à un handicap invisible est souvent vécu comme une double peine par le collaborateur. D'abord la souffrance liée à la pathologie elle-même — douleurs chroniques, épuisement, traitement lourd, lutte contre la dépression. Ensuite, l'invisibilité de cette souffrance qui génère des doutes permanents dans l'entourage professionnel : "Mais il avait l'air en forme pourtant", "C'est dur à croire qu'il ne peut pas travailler avec ça". Cette non-reconnaissance peut provoquer un sentiment de culpabilité qui s'ajoute à la charge psychologique déjà lourde.

Lors de la reprise, cette double dimension se perpétue : le collaborateur revient souvent avec des capacités réduites par rapport à "avant" — capacité de concentration, résistance au stress, vitesse de traitement, endurance cognitive — sans que ces réductions soient visibles pour les collègues. Le risque est alors double : que le collaborateur tente de performer "comme avant" et se retrouve rapidement en situation de surcharge, ou que les collègues et le manager, ne voyant pas de limitation physique évidente, attendent un retour à pleine performance immédiat.

2. Le cadre légal du retour au travail après arrêt longue durée

2.1 Les visites médicales obligatoires

Depuis la loi du 2 août 2021 (réforme de la santé au travail), le cadre des visites médicales lors du retour au travail a été renforcé. Plusieurs types de visites peuvent s'appliquer selon la durée et la nature de l'arrêt.

Type de visiteQuand elle s'appliqueQui en fait la demandeObjectif
Visite de reprise obligatoireAprès un arrêt de +30 jours pour maladie ou accident, ou tout arrêt pour maladie professionnelleEmployeur (obligatoire dans les 8 jours)Vérifier l'aptitude, préconiser les aménagements nécessaires
Visite de pré-repriseArrêt prévisible de +3 mois — avant la reprise effectiveSalarié, médecin traitant ou médecin-conseil CPAMAnticiper les aménagements, étudier un reclassement si nécessaire
Visite à la demande du salariéÀ tout moment — le salarié peut demander à consulter le médecin du travailSalarié directementExprimer ses besoins d'aménagement en toute confidentialité
Rendez-vous de liaisonPendant l'arrêt de +30 jours — sur initiative de l'employeur ou du salarié (participation du salarié facultative)Employeur ou salariéMaintenir le lien, préparer la reprise, informer sur les dispositifs disponibles

⚠️ Attention : Le rendez-vous de liaison est une obligation pour l'employeur de le proposer lors d'arrêts de +30 jours. La participation du salarié est strictement facultative — il ne peut pas être contraint de l'accepter. Ne jamais formuler ce rendez-vous comme une obligation ou une condition de reprise.

2.2 Les obligations d'aménagement raisonnable

La loi du 11 février 2005 impose à tout employeur un principe d'aménagement raisonnable pour les travailleurs handicapés. Cette obligation s'applique dès la reprise — et même avant, dès lors que l'employeur a connaissance d'un besoin d'aménagement (via le médecin du travail). Ne pas mettre en place les aménagements prescrits par le médecin du travail dans un délai raisonnable peut constituer une faute de l'employeur et, dans les cas graves, être assimilé à du harcèlement moral par inaction.

La notion d'aménagement raisonnable signifie que l'employeur est tenu de mettre en place les adaptations qui ne représentent pas une charge disproportionnée. Pour les handicaps invisibles, ces aménagements sont généralement peu coûteux — adaptation des horaires, télétravail partiel, réduction temporaire de la charge, poste calme, missions adaptées. Ils sont en grande partie financés par l'AGEFIPH (secteur privé) ou le FIPHFP (secteur public) pour les salariés RQTH.

3. Préparer le retour : ce que le manager doit faire avant J1

3.1 La préparation invisble qui fait la différence

Un retour réussi se prépare en amont — souvent pendant que le collaborateur est encore en arrêt. Le manager qui attend J1 pour commencer à réfléchir aux aménagements aura systématiquement un temps de retard. La préparation commence dès que la date de reprise est connue, idéalement 3 à 4 semaines avant.

AVANT
J-21
à J-7
Préparer le retour à distance
  • Prendre contact avec le collaborateur (appel court, bienveillant, sans pression) pour confirmer la date et demander s'il y a des informations importantes à connaître
  • Contacter le référent Mission Handicap pour préparer les aménagements éventuels
  • Organiser la visite de pré-reprise avec le médecin du travail si ce n'est pas encore fait
  • Préparer un planning allégé pour les 4 premières semaines
  • Briefer l'équipe sobrement : "X reprend le [date] — accueillez-le chaleureusement et sans questions indiscrètes sur sa santé"
  • S'assurer que le poste de travail est prêt et opérationnel le jour J
J1
à J30
Les 30 premiers jours : progressivité et écoute
  • Accueil individuel en tête-à-tête le matin de J1 avant toute présentation à l'équipe
  • Programme allégé la première semaine — pas de réunions importantes, pas de dossiers urgents
  • Point quotidien court (10 min) les deux premières semaines
  • Charge progressive : 30 % de la charge normale en S1, 50 % en S2, 70 % en S3-S4
  • Vérifier hebdomadairement le niveau de charge ressenti ("Sur 10, comment tu te sens ?")
  • Mettre en place les aménagements prescrits par le médecin du travail sans délai
  • Protéger le collaborateur des sollicitations intempestives de l'équipe sur sa santé
J30
à M6
Consolidation sur 6 mois
  • Bilan formel à J30 : bilan des premières semaines, ajustements des aménagements
  • Augmentation progressive de la charge selon le rythme du collaborateur — pas selon un planning préétabli
  • Points mensuels dédiés (distinct des points de performance habituels) pour évaluer l'adaptation
  • Anticiper les situations à risque de rechute : périodes de stress intense, changements d'organisation
  • Maintenir les aménagements aussi longtemps que nécessaire — sans pression de "retour à la normale"
  • Documenter les aménagements pour le médecin du travail et le référent Mission Handicap
Formation Handicap invisible : ce que le manager doit savoir — DYNSEO
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Handicap invisible : ce que le manager doit savoir

Cette formation en ligne, 100 % à distance et à votre rythme, donne à vos managers les clés pour comprendre les handicaps invisibles, accompagner le retour au travail après un arrêt longue durée, et mettre en place les aménagements adaptés. Elle couvre le cadre légal, les bons mots, les acteurs à mobiliser et les situations délicates. Certifiante Qualiopi, déployable en licences multi-collaborateurs, finançable OPCO.

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4. Ce que le manager doit faire — et ce qu'il ne doit surtout pas faire

✗ À éviter absolument
  • "T'as l'air en forme, t'aurais pu revenir avant !"
  • "Tout le monde a attendu ton retour, y'a du boulot !"
  • Questionner sur la maladie, le traitement, le diagnostic
  • Annoncer le retour à toute l'équipe en réunion collective
  • Remettre immédiatement à pleine charge de travail
  • "Les autres font bien leur charge, eux…"
  • Parler du retour devant d'autres collaborateurs
  • Exprimer du soulagement de façon maladroite ("Enfin !")
  • Promettre des aménagements sans les formaliser
  • Ignorer les signaux de rechute "pour ne pas alarmer"
✓ Les bons réflexes managériaux
  • "Content de te revoir. Comment tu te sens pour cette reprise ?"
  • Accueillir seul à seul avant tout contact avec l'équipe
  • Demander : "Y a-t-il des choses importantes que je dois savoir pour bien t'accompagner ?"
  • Présenter un planning allégé dès J1
  • Formaliser les aménagements par écrit sous 48h
  • Faire des points quotidiens courts les deux premières semaines
  • Protéger des questions intempestives de l'équipe
  • Valoriser les réussites, même petites, pendant la phase de reprise
  • Faire confiance au médecin du travail pour les préconisations médicales
  • Accepter que le rythme de récupération ne soit pas linéaire

5. Les aménagements de reprise selon le type de handicap invisible

5.1 Adapter selon la pathologie : les grandes lignes

Les aménagements de reprise ne sont pas universels — ils doivent être adaptés à la nature du handicap invisible et à l'impact fonctionnel qu'il a sur les capacités de travail. Le médecin du travail est le seul acteur habilité à prescrire ces aménagements de façon formelle. Mais le manager peut anticiper les grandes orientations selon le type de pathologie déclaré par le collaborateur.

Type de handicap invisibleImpacts principaux sur le travailAménagements de reprise prioritaires
Dépression / burn-outFatigue cognitive, difficultés de concentration, lenteur du traitement, hypersensibilité aux critiquesCharge très progressive, télétravail partiel, feedback positif renforcé, no réunions non essentielles en S1-S2
Troubles anxieuxSurcharge émotionnelle, difficultés à gérer l'incertitude, hypersensibilité au stressPrévisibilité maximale, agenda structuré, missions claires, pas de changements de dernière minute
Cancer (post-traitement)Fatigue intense, "chimio-brain" (brouillard cognitif), douleurs, besoins de pausesHoraires aménagés, pauses régulières, poste adapté, télétravail, flexibilité maximale des délais
Fibromyalgie / douleurs chroniquesFatigue variable, douleurs imprévisibles, difficultés de concentration les mauvais joursHoraires flexibles, possibilité de télétravail sur mauvais jours, mobilier ergonomique, charge adaptable
TDAH diagnostiqué lors de l'arrêtOrganisation, mémoire de travail, gestion du temps, surcharge cognitive en open spaceTimer visuel, casque antibruit, logiciel de gestion de tâches, télétravail 2-3 jours, RQTH à envisager
Sclérose en plaques / maladies chroniques neurologiquesFatigue variable selon les poussées, difficultés motrices ponctuelles, troubles cognitifsTravail à temps partiel thérapeutique, aménagement du poste ergonomique, flexibilité sur les jours difficiles

5.2 Le temps partiel thérapeutique : un outil sous-utilisé

Le temps partiel thérapeutique (ou mi-temps thérapeutique) est un dispositif médical qui permet à un salarié de reprendre le travail à temps partiel, tout en continuant à percevoir des indemnités journalières de la Sécurité sociale qui compensent la perte de salaire. Ce dispositif est prescrit par le médecin traitant et validé par le médecin-conseil de la CPAM. Il est particulièrement adapté aux reprises après arrêts liés à des pathologies chroniques, des cancers, des épisodes dépressifs sévères ou des burns-out.

Le temps partiel thérapeutique est une option à mentionner au collaborateur — sans jamais l'imposer — lors de la préparation de la reprise. Pour l'employeur, il a l'avantage de permettre une reprise progressive qui réduit le risque de rechute, avec un coût salarial inférieur compensé par la Sécurité sociale. Pour le collaborateur, il permet de retrouver progressivement le rythme professionnel sans être submergé.

6. Les acteurs à mobiliser pour une reprise réussie

🩺
Médecin du travail

Pivot de la reprise. Réalise la visite de reprise, prescrit les aménagements, peut préconiser le temps partiel thérapeutique. Seul habilité à formaliser les restrictions médicales.

🏥
Médecin traitant

Prescrit la fin d'arrêt et peut recommander un temps partiel thérapeutique. Communique avec le médecin du travail si le salarié y consent.

🤝
Référent Mission Handicap

Coordonne les aménagements, instruite les dossiers AGEFIPH, sert de relais confidentiel entre le collaborateur et l'employeur. Obligatoire dans les +250 salariés.

💼
RH / DRH

Gère les aspects administratifs de la reprise (salaire, contrat, congés), coordonne avec le référent Mission Handicap et informe le manager de ses obligations légales.

💰
AGEFIPH / FIPHFP

Finance les aménagements de poste pour les salariés RQTH — casque, mobilier ergonomique, logiciels, coaching. Conseillers territoriaux disponibles gratuitement.

🧠
Manager direct

Premier acteur au quotidien. Accueille, protège, adapte la charge, maintient le lien, signale les difficultés. Sa posture conditionne à 60 % le succès de la reprise.

7. Surveiller les signaux : repérer la rechute avant qu'elle arrive

La reprise après un arrêt longue durée lié à un handicap invisible est rarement linéaire. Des périodes de régression sont normales — et prévisibles. Le manager formé peut les anticiper en surveillant des signaux précoces qui permettent d'intervenir avant que la situation ne se dégrade.

✅ Signaux positifs de reprise
  • Charge auto-évaluée ≤ 6/10 régulièrement
  • Qualité des livrables stable ou en progression
  • Participation progressive aux échanges d'équipe
  • Expression spontanée de satisfaction ou de fierté
  • Demandes proactives d'ajustements
  • Ponctualité maintenue, absences ponctuelles réduites
⚠️ Signaux à surveiller
  • Charge auto-évaluée entre 7 et 8/10 plusieurs jours d'affilée
  • Augmentation des erreurs sur des tâches maîtrisées
  • Retrait progressif des interactions sociales
  • Absences récurrentes le lundi ou le vendredi
  • Réponses plus courtes et plus fermées qu'habituellement
  • Demandes de report répétées sur des dossiers simples
🔴 Signaux d'alerte rechute
  • Charge auto-évaluée ≥ 9/10 plusieurs jours consécutifs
  • Pleurs ou crises émotionnelles au bureau
  • Isolement complet, refus de communiquer
  • Absences répétées non justifiées
  • Déclaration explicite de ne plus pouvoir tenir
  • Comportement significativement différent du départ

En cas de signal d'alerte, ne pas attendre — organiser un entretien individuel immédiat, exprimer votre préoccupation directement et bienveillamment, et proposer un contact avec le médecin du travail ou le référent Mission Handicap. Chaque jour d'inaction en présence d'un signal d'alerte augmente le risque de rechute et d'arrêt prolongé. La formation Handicap invisible de DYNSEO vous donne le protocole précis pour ces situations.

8. Le cadre légal complet : obligations et protections

8.1 Ce que la loi impose à l'employeur

Plusieurs textes encadrent les obligations de l'employeur lors du retour d'un collaborateur après un arrêt longue durée lié à un handicap invisible. La loi du 2 août 2021 sur la santé au travail a introduit le rendez-vous de liaison et renforcé les obligations de prévention de la désinsertion professionnelle. La loi du 11 février 2005 impose l'aménagement raisonnable dès lors que le handicap est connu. Le Code du travail protège le salarié contre le licenciement pendant son arrêt maladie (sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le poste après avis d'inaptitude du médecin du travail).

L'OETH crée une incitation financière indirecte à accompagner les retours : un collaborateur qui rechute et dont la RQTH est activée compte dans le quota d'emploi — tandis qu'un départ (rupture conventionnelle, licenciement pour inaptitude) prive l'entreprise de cette UB et génère des coûts de remplacement significatifs.

8.2 Ce que l'index égalité et le reporting RSE exigent de plus en plus

Les critères ESG des investisseurs institutionnels et les exigences du reporting extra-financier (DPEF) intègrent de plus en plus la gestion du handicap invisible et le maintien dans l'emploi. Une politique documentée de gestion des reprises après arrêt longue durée — avec des procédures formalisées, des taux de réussite mesurés, des formations managers déployées — est un actif RSE valorisable dans vos relations avec les investisseurs, les grandes entreprises clientes et les certifications (Label Diversité, Égalité Professionnelle).

🎓 Formez vos managers à accompagner les reprises

La formation Handicap invisible : ce que le manager doit savoir de DYNSEO donne à vos managers les outils pour accompagner un retour de longue durée, adapter leur communication, mobiliser les bons acteurs et prévenir la rechute. Certifiante Qualiopi, finançable OPCO, déployable en licences multi-collaborateurs pour toute votre équipe managériale.

9. Outils pratiques DYNSEO pour managers et RH

🔍 Fiche signaux faibles handicap invisible

Observer et identifier les signaux précoces de fragilité ou de rechute — sans stigmatiser.

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🏥 Guide de l'entretien inclusif

Conduire les entretiens de retour et de suivi de façon bienveillante et non discriminante.

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✅ Checklist aménagement de poste

Les aménagements à mettre en place à chaque étape de la reprise selon le type de handicap invisible.

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📋 Modèle plan d'accompagnement RQTH

Formaliser le plan d'accompagnement à la reprise intégrant les aménagements et le calendrier de suivi.

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🔎 Auto-diagnostic inclusion équipe

Évaluer le niveau d'inclusion de votre équipe et identifier les axes d'amélioration prioritaires.

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🗂️ Catalogue complet des outils

Plus de 50 outils pratiques pour un management inclusif au quotidien.

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10. Les applications DYNSEO pour accompagner le retour

🟦 JOE — Adultes

Stimulation cognitive pour adultes — mémoire, attention, fonctions exécutives. Recommandée pour les collaborateurs en phase de reprise souhaitant reconsolider leurs capacités cognitives de façon progressive et bienveillante.

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🟨 EDITH — Seniors

Accompagnement cognitif pour seniors. Idéale pour les collaborateurs seniors en reprise qui souhaitent maintenir et renforcer leurs capacités cognitives à leur rythme.

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🟩 COCO — Enfants

Application 5-10 ans. Utile pour les salariés parents d'enfants avec handicap invisible qui cherchent des outils de stimulation adaptés.

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🟥 MON DICO — Communication

Communication alternative et augmentée. Peut soutenir les collaborateurs en reprise avec des difficultés d'expression verbale ou écrite liées à leur pathologie.

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11. Aller plus loin : le catalogue formations B2B DYNSEO

Voir le catalogue complet des formations DYNSEO

Accéder aux tests cognitifs DYNSEO

❓ FAQ — Handicap invisible et retour au travail

1. Le manager doit-il savoir pourquoi son collaborateur a été en arrêt ?

Non. Le manager n'a pas le droit de connaître le diagnostic médical de son collaborateur — cette information est protégée par le secret médical. Il peut connaître les restrictions fonctionnelles prescrites par le médecin du travail (qui passe par l'employeur, non par le manager directement) et les aménagements à mettre en place. Si le collaborateur choisit de partager des informations sur sa santé, c'est son droit — mais le manager ne doit jamais les solliciter.

2. Que faire si un collaborateur refuse le rendez-vous de liaison pendant son arrêt ?

Respecter ce refus sans insister. La participation du salarié au rendez-vous de liaison est strictement facultative — même si l'employeur a l'obligation de le proposer. Ne jamais formuler ce rendez-vous comme une condition de reprise ou exprimer une pression pour qu'il y assiste. Un refus peut indiquer une fragilité de la relation de confiance — un signe à prendre en compte pour améliorer votre accompagnement lors du retour effectif.

3. Comment gérer les questions de l'équipe sur l'absence du collaborateur ?

La règle est simple : "C'est sa vie privée." Préparer une réponse courte et définitive pour l'équipe : "X a été en arrêt pour des raisons de santé personnelles. Il revient le [date]. Je vous demande de l'accueillir chaleureusement et de ne pas lui poser de questions sur son absence." Cette directive claire protège le collaborateur et positionne clairement le manager comme garant de la confidentialité.

4. La visite de reprise est-elle obligatoire même pour un arrêt de moins de 30 jours ?

La visite de reprise obligatoire s'applique aux arrêts de plus de 30 jours (maladie ou accident non professionnel), à tous les arrêts pour maladie professionnelle, et aux arrêts de maternité. Pour les arrêts plus courts, le salarié peut demander une visite spontanée auprès du médecin du travail à tout moment. Cette visite spontanée peut être très utile pour mettre en place des aménagements préventifs même après un arrêt court lié à un handicap invisible.

5. Peut-on licencier un collaborateur pendant un arrêt maladie lié à un handicap invisible ?

En principe non — le Code du travail protège le salarié contre le licenciement pendant son arrêt maladie, sauf faute grave (indépendante de la maladie) ou impossibilité de maintenir le poste pour une cause étrangère à l'arrêt. À la reprise, si le médecin du travail déclare le salarié inapte, l'employeur a une obligation de recherche de reclassement adapté avant toute rupture du contrat. Ne jamais engager une procédure de licenciement pendant ou juste après un arrêt longue durée sans consultation préalable d'un juriste spécialisé.

6. Le temps partiel thérapeutique a-t-il un impact sur le salaire du collaborateur ?

Pendant le temps partiel thérapeutique, le salarié perçoit son salaire à temps partiel (selon les heures travaillées) plus des indemnités journalières de la Sécurité sociale qui compensent la perte de salaire. Le montant net perçu est généralement proche du salaire à temps plein, selon les conventions collectives applicables et les taux d'indemnisation. Le détail des calculs doit être présenté par le service RH avant la signature — beaucoup de collaborateurs refusent le temps partiel thérapeutique par crainte d'une perte de salaire qui n'est en réalité que partielle ou nulle.

7. La formation Handicap invisible de DYNSEO est-elle adaptée aux managers sans formation RH ?

Oui. La formation est conçue pour être accessible à tous les managers opérationnels — elle ne requiert aucun prérequis en droit social ou en psychologie. Elle part de situations concrètes du quotidien managérial et donne des outils immédiatement applicables : les bons mots, les processus à suivre, les acteurs à mobiliser. Certifiante Qualiopi (N° 11757351875), elle est finançable via OPCO dans le plan de développement des compétences.

8. Comment documenter le suivi d'un collaborateur en reprise pour le reporting RSE ?

Documentez : la date de reprise, les aménagements mis en place et leur coût (avec financement AGEFIPH le cas échéant), les visites médicales réalisées, les formations managers déployées, et si possible un indicateur de résultat (maintien dans l'emploi à 6 mois et 12 mois). Ces données alimentent votre rapport DOETH, votre rapport de situation comparée et vos indicateurs RSE. Le Modèle plan d'accompagnement RQTH de DYNSEO intègre un tableau de suivi prêt à l'emploi pour cette documentation.

🚀 Formez vos managers à accompagner les reprises après arrêt longue durée

La formation Handicap invisible : ce que le manager doit savoir de DYNSEO donne à vos équipes managériales et RH toutes les clés pour réussir les reprises, éviter les rechutes et maintenir dans l'emploi vos collaborateurs avec handicap invisible. Certifiante Qualiopi, finançable OPCO, déployable en licences multi-collaborateurs.

DYNSEO — Spécialiste de la stimulation cognitive, de la neurodiversité et de la formation professionnelle en santé et en entreprise · Paris 75015 · Qualiopi N° 11757351875

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Bonjour, je suis Coach JOE !
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