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💜 SEP · Sexualité · Vie intime · Couple

SEP et sexualité :
aborder un sujet tabou avec bienveillance

Comprendre les troubles sexuels liés à la sclérose en plaques, trouver les mots pour en parler, et découvrir les solutions médicales et relationnelles pour maintenir une vie intime épanouie malgré la maladie

📖 Lecture : ~22 min✅ Mis à jour 2026💜 Patients SEP, proches & soignants
50–90 %des personnes atteintes de SEP présentent des troubles sexuels
1 patient/3mentionne spontanément les troubles sexuels à son neurologue
1ère causede détresse relationnelle citée par les couples vivant avec la SEP
80 %des troubles sexuels liés à la SEP peuvent être améliorés avec une prise en charge adaptée

La sexualité est l'un des aspects de la vie les plus profondément affectés par la sclérose en plaques — et l'un des moins abordés en consultation. Ni les patients n'osent souvent en parler, ni les soignants ne pensent toujours à poser la question. Résultat : la grande majorité des troubles sexuels liés à la SEP restent non pris en charge, alors que des solutions existent. Ce guide aborde ce sujet avec la bienveillance et la rigueur qu'il mérite : comprendre les mécanismes neurologiques qui expliquent ces troubles, connaître les options thérapeutiques disponibles, trouver les mots pour en parler à son médecin et à son partenaire, et découvrir comment la SEP peut transformer la vie intime d'un couple sans nécessairement la détruire.

1. Pourquoi la SEP affecte-t-elle la sexualité ?

La sclérose en plaques peut affecter la sexualité par trois mécanismes distincts qui s'entrecroisent et se potentialisent — ce que les spécialistes appellent les causes primaires, secondaires et tertiaires des troubles sexuels dans la SEP.

🧠

Causes primaires
(neurologiques directes)

Lésions directes des voies nerveuses impliquées dans la réponse sexuelle : centres médullaires de l'érection et de la lubrification, voies sensitives génitales, centres cérébraux du désir.

😴

Causes secondaires
(symptômes de la SEP)

Fatigue invalidante, spasticité, douleurs, troubles vésicaux, troubles cognitifs — autant de symptômes qui perturbent indirectement la vie sexuelle sans lésion directe des voies génitales.

💔

Causes tertiaires
(psychologiques et relationnelles)

Dépression, anxiété, peur du jugement du partenaire, modification de l'image corporelle, changement des rôles dans le couple, peur de la progression de la maladie.

💊

Causes iatrogènes
(effets des traitements)

Certains traitements de la SEP ou de ses symptômes (antidépresseurs, antiépileptiques, bêta-interférons) peuvent avoir des effets secondaires sexuels significatifs.

🧠 Le tabou dans le tabou : les lésions cérébrales et le désir

Dans la SEP, les lésions peuvent affecter les zones cérébrales impliquées dans le désir sexuel et la réponse émotionnelle à l'intimité. Une personne peut voir son désir diminuer ou disparaître sans que cela soit lié à ses sentiments pour son partenaire — c'est une conséquence neurologique directe de la maladie, pas un signal sur la relation. Comprendre et expliquer ce mécanisme à son partenaire est souvent libérateur pour les deux membres du couple.

2. Les troubles sexuels spécifiques : ce que vivent les femmes et les hommes

Les troubles sexuels liés à la SEP touchent les femmes et les hommes différemment, avec des manifestations spécifiques qui méritent d'être connues pour mieux les identifier et les traiter.

👩 Chez les femmes atteintes de SEP

Troubles de la lubrification : La sécheresse vaginale liée à une perturbation de l'innervation végétative locale est fréquente et peut rendre les rapports douloureux. Elle est souvent traitée efficacement par des lubrifiants adaptés ou des traitements hormonaux locaux. Troubles de l'orgasme : Des difficultés à atteindre l'orgasme ou une modification de sa qualité et de son intensité sont rapportées par de nombreuses femmes atteintes de SEP — liées aux lésions des voies sensitives pelviennes. Hypoesthésie génitale : Une diminution de la sensibilité des organes génitaux externes, qui peut rendre les stimulations insuffisantes ou modifiées. Dyspareunie : Des douleurs pendant les rapports, liées à la sécheresse, à la spasticité des muscles périnéaux ou à des troubles sensitifs. Troubles du désir : Une diminution ou une absence de désir sexuel, d'origine neurologique, hormonale, ou liée à la fatigue et à la dépression.

👨 Chez les hommes atteints de SEP

Dysfonction érectile : La difficulté à obtenir ou maintenir une érection satisfaisante est le symptôme le plus fréquemment rapporté, touchant 50 à 75 % des hommes atteints de SEP à un moment de leur vie avec la maladie. Elle résulte de lésions des voies médullaires contrôlant l'érection réflexe et/ou psychogène. Troubles de l'éjaculation : Éjaculation précoce, retardée, absente ou rétrograde — les troubles éjaculatoires sont fréquents et peuvent être très perturbants pour l'homme et son partenaire. Hypoesthésie génitale : Une diminution de la sensibilité du pénis rendant les stimulations insuffisamment perçues pour déclencher une réponse érectile ou éjaculatoire satisfaisante. Troubles du désir : Baisse de la libido liée à la fatigue, à la dépression, aux effets de certains médicaments ou aux lésions des circuits cérébraux du désir.

💑 Troubles communs aux deux

Fatigue sexuelle : L'activité sexuelle demande un effort physique que la fatigue SEP peut rendre difficile, voire impossible dans certaines périodes. Spasticité périnéale : Des contractions involontaires des muscles périnéaux peuvent interférer avec les rapports et provoquer une gêne ou une douleur. Troubles vésicaux pendant l'acte : La peur des fuites urinaires ou fécales est une source d'anxiété majeure qui peut bloquer complètement la sexualité. Hypersensibilité ou douleurs : Certaines personnes expérimentent une hypersensibilité douloureuse au toucher dans les zones génitales. Fluctuations liées à la chaleur : Le phénomène d'Uhthoff (aggravation des symptômes avec la chaleur corporelle, notamment pendant l'effort physique) peut amplifier temporairement tous les troubles sexuels.

3. Le silence qui coûte : pourquoi ce sujet n'est pas abordé

Malgré leur fréquence et leur impact considérable sur la qualité de vie, les troubles sexuels liés à la SEP restent profondément sous-déclarés en consultation médicale. Deux tiers des patients n'en parlent pas spontanément — et la moitié des soignants ne posent pas la question. Ce double silence est entretenu par des obstacles bien identifiés des deux côtés.

🤐 Côté patients : les freins à la parole

  • Honte et tabou culturel autour de la sexualité
  • Conviction que le médecin n'est pas le bon interlocuteur
  • Peur de paraître superficiel face à la gravité de la maladie
  • Manque de vocabulaire médical pour décrire les troubles
  • Sentiment que rien ne peut être fait
  • Crainte de blesser ou d'inquiéter son partenaire

🩺 Côté soignants : les freins à la question

  • Manque de formation spécifique aux troubles sexuels neurologiques
  • Consultations trop courtes pour aborder ce sujet
  • Crainte de mettre le patient mal à l'aise
  • Priorisation des symptômes "plus urgents" (moteurs, cognitifs)
  • Sentiment que c'est hors de leur domaine de compétence
  • Représentations stéréotypées sur la sexualité des malades chroniques

« J'ai mis trois ans avant d'oser en parler à mon neurologue. Je pensais que c'était une plainte de luxe comparé à mes autres symptômes. Quand j'ai enfin abordé le sujet, elle m'a dit que c'était l'un des troubles qui impactait le plus la qualité de vie de ses patients et qu'on pouvait faire beaucoup de choses. J'aurais dû parler beaucoup plus tôt. »

— Témoignage d'une patiente SEP, 38 ans

4. Comment en parler à son médecin : des mots pour briser le silence

Parler de sa vie sexuelle à son médecin est difficile — mais c'est possible, et c'est nécessaire pour accéder à une prise en charge. Quelques stratégies pour franchir ce cap.

1

Préparer la consultation

Notez ce que vous voulez dire avant la consultation. Listez les troubles que vous rencontrez, depuis quand, avec quelle fréquence et quel impact sur votre qualité de vie. Avoir des notes écrites évite les blocages de mémoire liés au stress de l'abord d'un sujet délicat et permet d'être précis même si l'émotion prend le dessus.

2

Ouvrir le sujet directement

Une phrase simple et directe fonctionne mieux que les contournements : "J'aimerais vous parler de ma vie sexuelle — la SEP a des effets que je n'ai jamais abordés avec vous." Cette formulation indique clairement le sujet, ancre le problème dans la maladie (et non dans votre intimité personnelle), et ouvre une discussion médicale légitime.

3

Utiliser le vocabulaire médical

Utiliser les termes médicaux ("dysfonction érectile", "troubles de la lubrification", "difficultés à atteindre l'orgasme", "douleurs lors des rapports") aide à objectiver le sujet et à le placer clairement dans le registre médical plutôt que personnel. Si vous ne connaissez pas les termes, décrire simplement ce que vous ressentez suffit — le médecin fera le lien.

4

Demander une orientation spécialisée

Si votre médecin traitant ou neurologue ne se sent pas à l'aise avec ce sujet, demandez-lui de vous orienter vers un sexologue, un andrologue (pour les hommes), un gynécologue spécialisé ou un médecin de médecine physique et de réadaptation (MPR) qui sera formé à la sexualité dans les maladies neurologiques. Cette orientation est légitime et normale.

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Le thermomètre des émotions peut aider à exprimer ce que vous ressentez autour de votre vie intime sans avoir à trouver les mots — un support visuel pour entamer la conversation avec votre médecin ou votre partenaire, particulièrement utile si la verbalisation est difficile.

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5. Les solutions médicales : ce qu'on peut faire

L'idée que "rien ne peut être fait" est l'un des mythes les plus dommageables concernant la sexualité dans la SEP. De nombreuses options thérapeutiques existent et permettent d'améliorer significativement les troubles sexuels — qu'ils soient primaires, secondaires ou tertiaires.

5.1 Pour la dysfonction érectile

Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) — sildénafil, tadalafil, vardénafil — sont efficaces chez la majorité des hommes atteints de SEP présentant une dysfonction érectile. Ils ne restaurent pas le désir (qui dépend d'autres mécanismes) mais permettent l'érection en présence d'une stimulation sexuelle. D'autres options existent pour les cas réfractaires : injections intracaverneuses, dispositifs à dépression, implants péniens.

5.2 Pour les troubles de la lubrification et de la sensibilité chez les femmes

Des lubrifiants à base d'eau ou de silicone (non hormonaux, facilement accessibles en pharmacie) permettent de compenser la sécheresse vaginale. Des traitements hormonaux locaux (œstrogènes vaginaux) peuvent être prescrits après bilan hormonal. Des dispositifs de stimulation génitale adaptés peuvent aider à compenser la diminution de sensibilité. Des exercices de physiothérapie périnéale (avec un kinésithérapeute spécialisé en périnéologie) traitent efficacement la spasticité des muscles du plancher pelvien.

5.3 Pour les troubles urinaires pendant l'intimité

La peur des fuites urinaires est l'un des freins les plus importants à la sexualité dans la SEP. Des stratégies pratiques permettent de réduire considérablement ce risque : vider la vessie immédiatement avant un rapport, limiter les boissons dans les heures précédentes, choisir des positions qui exercent moins de pression sur la vessie, utiliser des protections légères pour la sécurité psychologique. Si les troubles urinaires sont sévères, une révision du traitement vésical avec le médecin peut améliorer significativement la situation.

5.4 Pour la fatigue et la gestion de l'énergie

La fatigue SEP est l'un des obstacles les plus fréquents à une vie sexuelle satisfaisante. Quelques stratégies d'adaptation : choisir les moments de la journée où l'énergie est la plus haute (souvent le matin ou en début d'après-midi), planifier des temps intimes plutôt que d'attendre l'impulsion spontanée (qui ne vient plus), adapter les positions pour réduire l'effort physique, intégrer des temps de repos avant et après l'intimité.

TroubleOptions thérapeutiques principalesQui consulter
Dysfonction érectilePDE5 (sildénafil, tadalafil), injections, VADNeurologue / Andrologue
Sécheresse vaginaleLubrifiants, œstrogènes locaux, hydratants vaginauxGynécologue / MPR
Spasticité périnéaleMyorelaxants, toxine botulinique, kiné périnéaleMédecin MPR / Kiné
Troubles du désirTraitement de la dépression, sexothérapie, hormonothérapieSexologue / Psychiatre
Troubles de l'orgasmeAdaptation des stimulations, sexothérapie, vibrostimulationSexologue / MPR
Douleurs génitalesTraitements neuropathiques, TENS, kiné périnéaleNeurologue / MPR / Kiné
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Formation — SEP et vie quotidienne : maintenir l'autonomie et prévenir les complications

Comprendre comment adapter la vie quotidienne à la SEP dans toutes ses dimensions — y compris l'intimité, la gestion de la fatigue et la préservation de l'autonomie. Une formation complète pour les patients, les aidants et les professionnels de santé. Certifiée Qualiopi.

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6. En parler au partenaire : l'enjeu central de la vie de couple

Les troubles sexuels liés à la SEP n'affectent pas seulement la personne malade — ils transforment la vie intime du couple. Le partenaire peut interpréter le désintérêt ou les difficultés sexuelles comme un signe de rejet, de perte d'amour ou de sa propre attractivité. Cette interprétation erronée, si elle n'est pas corrigée, peut creuser une distance émotionnelle qui aggrave encore les troubles.

6.1 Trouver les mots

La conversation sur la sexualité et la SEP est probablement l'une des plus difficiles pour un couple. Quelques principes pour l'aborder : choisir un moment calme, hors de la chambre et hors d'un épisode de tension lié à la sexualité. Parler de ses ressentis ("Je ressens...") plutôt que de blâmer ou d'expliquer. Distinguer clairement l'amour et le désir du fonctionnement physiologique ("Ce n'est pas parce que je ne t'aime pas ou que je ne t'attire pas — c'est ma neurologie qui ne coopère plus comme avant"). Inviter le partenaire à exprimer ce qu'il vit de son côté.

💬 Aborder la sexualité avec son partenaire : des approches concrètes

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Choisir le bon moment

Hors chambre, hors tension, moment calme. Pas juste avant ou après un rapport. Pas en pleine fatigue ou douleur.

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Parler de soi d'abord

Commencer par exprimer ce que vous vivez vous, sans accuser ni interpréter le partenaire. "Je me sens..." plutôt que "Tu n'es plus..."

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Inviter à co-construire

Ce n'est pas un problème à sens unique. "Qu'est-ce que tu resens ? Comment pourrions-nous adapter les choses ensemble ?"

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Réinventer l'intimité

La sexualité peut évoluer, s'adapter, prendre de nouvelles formes. L'objectif n'est pas de "retrouver" l'avant mais de construire un nouveau possible.

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Consulter ensemble

Aller ensemble chez le sexologue ou le médecin MPR transforme le problème d'un problème individuel en un défi de couple — ce qu'il est vraiment.

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Préserver la tendresse

Les contacts physiques non sexuels (câlins, massages, main dans la main) maintiennent le lien affectif même quand la sexualité est suspendue.

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Formation — Vivre avec la SEP au long cours : aidant, couple et avenir

Comment maintenir une vie de couple équilibrée et épanouie face à la SEP sur le long terme : communication, adaptation des rôles, vie intime, prévention de l'épuisement de l'aidant. Une formation pensée pour les couples qui traversent la maladie ensemble. Certifiée Qualiopi.

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7. La dimension psychologique : dépression, image corporelle et estime de soi

Les troubles sexuels dans la SEP sont profondément liés à la santé psychologique de la personne. La dépression — qui touche 50 % des patients SEP au cours de leur vie — réduit le désir, altère la réponse sexuelle et érode la motivation à maintenir une vie intime. La modification de l'image corporelle (fatigue visible, troubles de la marche, spasticité, tremblements) peut altérer profondément l'estime de soi et la confiance en son propre corps comme corps désirable.

Prendre soin de sa santé psychologique n'est pas une option dans la SEP — c'est une composante médicale à part entière de la prise en charge. Un traitement antidépresseur adapté, un suivi psychologique ou une psychothérapie de couple peuvent transformer radicalement la vie intime d'une personne atteinte de SEP, indépendamment des solutions médicales pour les troubles physiques.

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Tableau de motivation DYNSEO

La SEP peut éroder la motivation pour toutes les activités de la vie, y compris les activités qui entretiennent le lien affectif et l'estime de soi (sorties, loisirs partagés, activité physique). Le tableau de motivation aide à identifier et à planifier les activités qui maintiennent le bien-être et l'énergie relationnelle — un pilier indirect mais puissant de la vie intime.

Accéder au tableau

8. La stimulation cognitive : maintenir la vivacité pour maintenir le lien

Les troubles cognitifs liés à la SEP (ralentissement du traitement, difficultés de concentration, mémoire de travail) peuvent affecter la qualité des interactions relationnelles et par extension la vie intime. Une personne dont les capacités cognitives sont mieux préservées communique mieux avec son partenaire, maintient plus facilement un lien émotionnel fort et bénéficie d'un meilleur bien-être global qui soutient la vie sexuelle.

La stimulation cognitive régulière — via l'application JOE de DYNSEO pour les adultes, spécifiquement adaptée aux profils cognitifs fréquents dans la SEP — contribue indirectement au maintien d'une vie relationnelle et intime de qualité. Les tests cognitifs DYNSEO permettent de suivre l'évolution des fonctions cognitives et d'informer l'équipe soignante pour adapter la prise en charge.

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Formation — Fatigue et troubles cognitifs dans la SEP : ce que les familles peuvent faire

Comprendre comment la fatigue et les troubles cognitifs de la SEP affectent la vie quotidienne et relationnelle, et quelles stratégies permettent de mieux les gérer au jour le jour. Une formation utile pour le patient et pour son entourage proche. Certifiée Qualiopi.

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9. Le rôle des soignants : comment aborder la sexualité en consultation

Pour les professionnels de santé qui accompagnent des patients atteints de SEP, aborder la sexualité en consultation est à la fois une responsabilité professionnelle et un défi relationnel. Voici les approches recommandées par les sociétés savantes de neurologie et de sexologie.

  • Poser systématiquement la question — "Comment se passe votre vie intime depuis le début de la maladie ?" intégrée à l'anamnèse standard, au même titre que la fatigue ou la marche
  • Utiliser un questionnaire standardisé — comme l'MSISQ-19 (Multiple Sclerosis Intimacy and Sexuality Questionnaire) pour objectiver les troubles sans nécessiter une conversation orale directe
  • Normaliser le sujet — "Beaucoup de mes patients atteints de SEP me parlent de changements dans leur vie intime — est-ce que vous avez des choses à me dire à ce sujet ?"
  • Ne pas minimiser — Éviter "C'est normal avec la maladie" sans proposer de prise en charge. Les troubles sexuels méritent autant d'attention que les troubles moteurs
  • Orienter vers les bons spécialistes — Sexologue, médecin MPR, gynécologue spécialisé, andrologue, kinésithérapeute périnéologue selon la nature des troubles
  • Intégrer le partenaire — Proposer une consultation de couple avec un sexologue ou psychologue spécialisé quand la relation est impactée
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Formation — Sclérose en plaques en établissement : comprendre et adapter sa pratique

Pour les professionnels de santé qui accompagnent des patients SEP : comprendre toutes les dimensions de la maladie, y compris la vie intime et sexuelle, et adapter sa pratique professionnelle pour aborder ces sujets avec bienveillance et compétence. Certifiée Qualiopi, finançable OPCO.

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10. Réinventer l'intimité : au-delà de la sexualité génitale

La SEP invite parfois à élargir la conception de la sexualité au-delà de l'acte sexuel génitalement centré. Cette élargissement n'est pas une consolation ou une résignation — c'est souvent une découverte qui enrichit la vie intime bien au-delà de ce qu'elle était avant la maladie.

Les massages sensuels, les soins corporels partagés, la tendresse physique non sexuelle, les jeux érotiques non coïtaux, la communication érotique, l'exploration de nouvelles formes de stimulation — autant de dimensions de l'intimité qui peuvent être maintenues, voire intensifiées, indépendamment des limitations physiques imposées par la SEP. Cette réinvention de l'intimité nécessite généralement de parler, de négocier et de créer ensemble — ce qui peut paradoxalement approfondir la complicité d'un couple au-delà de ce qu'elle était.

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Tableau 3 colonnes DYNSEO

Le tableau 3 colonnes peut être utilisé comme outil de réflexion partagée pour explorer ensemble "ce qui fonctionnait avant — ce qui ne fonctionne plus — ce que nous pourrions essayer". Structurer cette réflexion à l'écrit, en couple, peut faciliter une conversation difficile et ouvrir des pistes d'adaptation concrètes et positives.

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Fiche de suivi de séance DYNSEO

Dans le cadre d'un suivi en sexologie ou en psychologie de couple, la fiche de suivi permet de noter les exercices proposés par le thérapeute, les observations entre les séances et les progrès réalisés. Un outil de continuité pour maximiser l'efficacité de l'accompagnement thérapeutique.

Télécharger la fiche

11. Pour les proches et les aidants : comprendre et soutenir

Le partenaire d'une personne atteinte de SEP vit lui aussi des transformations profondes de sa vie intime. Il peut se sentir rejeté, coupable de ses propres désirs, épuisé par l'accumulation du rôle d'aidant et du rôle de partenaire, ou profondément seul dans ses questionnements. Ces ressentis sont légitimes et méritent d'être pris en compte.

L'aidant a le droit d'exprimer ses propres besoins affectifs et intimes dans le respect mutuel. Il a le droit de chercher un soutien psychologique individuel pour traverser cette évolution. Et il a le droit de refuser d'être défini uniquement par son rôle d'aidant — y compris dans la relation intime. La qualité de la vie de couple avec la SEP dépend en grande partie de la capacité des deux partenaires à s'accorder mutuellement ce droit à l'existence propre.

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Formation — Comprendre la sclérose en plaques : guide essentiel pour les proches

Pour les partenaires et les proches qui souhaitent mieux comprendre la SEP dans toutes ses dimensions — y compris ses effets sur la vie intime et le couple. Une base de connaissance indispensable pour accompagner avec bienveillance et préserver la qualité de la relation. Certifiée Qualiopi.

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« La SEP a changé notre sexualité — mais elle n'a pas détruit notre vie intime. Elle nous a obligés à parler de choses qu'on ne se disait jamais, à être créatifs, à nous concentrer sur la connexion plutôt que sur la performance. D'une certaine façon, notre intimité est plus riche aujourd'hui qu'elle ne l'était avant le diagnostic. »

— Témoignage d'un couple vivant avec la SEP depuis 8 ans

La sexualité dans la SEP : un sujet qui mérite autant d'attention que les autres

Les troubles sexuels liés à la SEP touchent la très grande majorité des patients et ont un impact profond sur la qualité de vie et la vie de couple. Ils sont traçables, prenables en charge, et souvent améliorables grâce à une combinaison de solutions médicales, psychologiques et relationnelles. La première étape est de briser le silence — avec son médecin, avec son partenaire, avec soi-même.

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FAQ — SEP et sexualité : questions fréquentes

Q1 Les troubles sexuels apparaissent-ils forcément avec la SEP ?

Non — les troubles sexuels ne sont pas inévitables et leur sévérité varie considérablement d'un patient à l'autre. Ils dépendent de la localisation des lésions, de la forme de la maladie et des symptômes associés. Certains patients ne présentent pas ou peu de troubles sexuels, même après plusieurs années de maladie. D'autres sont touchés dès les premiers stades. La surveillance régulière et le dialogue ouvert avec son médecin permettent de détecter et traiter ces troubles le plus tôt possible.

Q2 Les traitements de fond de la SEP ont-ils des effets sur la sexualité ?

Certains traitements peuvent avoir des effets sexuels secondaires. Les bêta-interférons peuvent parfois induire fatigue et syndrome pseudo-grippal qui réduisent indirectement le désir. Certains traitements symptomatiques (antispastiques, antidépresseurs, antiépileptiques utilisés pour les douleurs neuropathiques) ont des effets sexuels documentés. Si vous suspectez que votre traitement affecte votre sexualité, n'arrêtez pas le traitement mais parlez-en à votre neurologue — des alternatives thérapeutiques peuvent souvent être trouvées.

Q3 La sexualité peut-elle déclencher ou aggraver une poussée de SEP ?

Non — l'activité sexuelle ne déclenche pas et n'aggrave pas les poussées de SEP. En revanche, le phénomène d'Uhthoff (aggravation temporaire des symptômes avec l'élévation de la température corporelle liée à l'effort) peut provoquer une aggravation temporaire des symptômes pendant et juste après un rapport. Cette aggravation est transitoire et disparaît avec le refroidissement — elle ne correspond pas à une poussée et ne nécessite aucun traitement particulier.

Q4 Existe-t-il des ressources ou des groupes de soutien pour les couples vivant avec la SEP ?

Oui — plusieurs ressources existent en France : la Ligue Française contre la Sclérose en Plaques (LFSEP) propose des groupes de parole et des informations sur la vie avec la SEP. Les CRFSEP (Centres de Référence pour la Sclérose en Plaques) proposent des suivis pluridisciplinaires incluant parfois des sexologues. Des associations de patients proposent des forums et des groupes d'échange. Des sexologues spécialisés en maladies chroniques exercent en libéral. La téléconsultation avec un sexologue est possible et remboursée dans certaines conditions depuis 2022.

Q5 Quelles formations DYNSEO sont recommandées pour mieux vivre la SEP dans sa vie intime et relationnelle ?

DYNSEO propose cinq formations dédiées à la SEP, toutes certifiées Qualiopi et accessibles en e-learning : Guide essentiel pour les proches, Vivre avec la SEP au long cours (particulièrement adapté pour la vie de couple), Fatigue et troubles cognitifs, SEP et vie quotidienne, et SEP en établissement pour les professionnels. Catalogue complet sur dynseo.com/nos-formations.

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