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📖 Neurodiversité · Politique RH · Inclusion · Management · DEI

Politique neurodiversité : comment structurer une démarche RH sur 12 mois

Accueillir un collaborateur autiste, TDAH ou DYS au cas par cas ne suffit plus. Les entreprises qui font de la neurodiversité un atout structurent une véritable démarche RH — pilotée, outillée, mesurée. Voici une feuille de route concrète sur 12 mois pour passer de l'intention à l'inclusion réelle.

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Une DRH décide d'agir : un collaborateur brillant est parti faute d'aménagements, un manager s'est retrouvé démuni face à un profil atypique, et le comité de direction s'interroge sur la diversité et l'inclusion. La tentation est grande de réagir « au coup par coup » — un aménagement ici, une sensibilisation là. Mais l'expérience des organisations les plus matures montre que l'inclusion durable de la neurodiversité ne se construit pas par accumulation de gestes isolés : elle se pilote comme un projet RH structuré, avec un diagnostic, des objectifs, des acteurs, des outils et des indicateurs. La neurodiversité — autisme, TDAH, troubles DYS, HPI et autres fonctionnements cognitifs atypiques — concerne une part significative de la population active, et donc de chaque entreprise. La question n'est plus de savoir si vous avez des collaborateurs neuroatypiques dans vos équipes, mais si votre organisation sait les accueillir, les faire progresser et les fidéliser. Ce guide propose une feuille de route opérationnelle sur 12 mois pour structurer une politique neurodiversité : quatre phases trimestrielles, des jalons mois par mois, les piliers à couvrir, les indicateurs à suivre et les écueils à éviter — de l'engagement de la direction jusqu'à l'ancrage dans la culture managériale.

1. Neurodiversité en entreprise : de quoi parle-t-on et pourquoi structurer ?

1.1 Comprendre la neurodiversité

La neurodiversité désigne la variabilité naturelle du fonctionnement cognitif humain. Elle recouvre notamment l'autisme (troubles du spectre autistique), le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles DYS (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie, dysorthographie), le haut potentiel intellectuel (HPI), ou encore le syndrome de Gilles de la Tourette. Le concept postule que ces fonctionnements ne sont pas des « défauts » à corriger, mais des variations qui, dans un environnement adapté, s'accompagnent de forces spécifiques : pensée analytique, créativité, hyperfocalisation, mémoire, sens du détail, raisonnement non conventionnel.

On estime qu'une part significative de la population — de l'ordre de 15 à 20 % — présente une forme de neuroatypie. Rapporté à l'entreprise, cela signifie que chaque organisation compte, souvent sans le savoir, de nombreux collaborateurs concernés. Beaucoup n'ont jamais été diagnostiqués ou ne l'ont pas déclaré, compensant en silence dans des environnements pensés pour un fonctionnement « standard ». Reconnaître cette réalité est le point de départ d'une démarche qui vise à faire de la diversité cognitive un levier de performance plutôt qu'une source d'incompréhension.

1.2 Pourquoi une démarche structurée plutôt que du cas par cas

Le traitement au cas par cas atteint vite ses limites : il dépend de la sensibilité individuelle de chaque manager, ne se capitalise pas, laisse des collaborateurs sans réponse selon leur équipe, et expose l'entreprise à des inégalités de traitement. Une démarche structurée, à l'inverse, garantit une équité d'accès aux aménagements, professionnalise les pratiques managériales, ancre l'inclusion dans les process (recrutement, onboarding, entretiens) et permet de mesurer les progrès. Elle transforme des initiatives dispersées en une politique cohérente, visible et pilotable.

Les bénéfices sont documentés. Les travaux de McKinsey sur le lien entre diversité et performance, les analyses de France Stratégie et les rapports de l'OCDE sur l'emploi des personnes en situation de handicap convergent : les organisations qui adaptent leurs environnements à la diversité cognitive gagnent en innovation, en engagement et en fidélisation, tout en renforçant leur marque employeur. Une politique neurodiversité n'est donc ni une contrainte réglementaire ni un simple geste éthique : c'est un investissement stratégique, qui s'inscrit pleinement dans les enjeux de RSE, d'ESG et de gouvernance.

15–20 %
de la population présente une forme de neuroatypie — une part majeure, souvent invisible, de chaque effectif
6 %
taux d'emploi de travailleurs handicapés (OETH) exigé pour les entreprises d'au moins 20 salariés
12 mois
un horizon réaliste pour passer de l'intention à une politique neurodiversité structurée et mesurable
+ engagement
innovation, fidélisation et marque employeur renforcées selon McKinsey, France Stratégie et l'OCDE

2. Les piliers d'une politique neurodiversité

Avant de dérouler le calendrier, il faut identifier les grands chantiers qu'une politique neurodiversité doit couvrir. Ils forment le socle de la démarche et se retrouveront répartis dans la feuille de route sur 12 mois.

🏛️ Engagement & gouvernance
  • Portage par la direction et la mission handicap
  • Diagnostic initial de la maturité inclusive
  • Objectifs, budget et indicateurs de pilotage
  • Ancrage dans la stratégie RSE / DEI de l'entreprise
🤝 Recrutement & intégration
  • Processus de recrutement inclusif (offres, entretiens)
  • Onboarding adapté aux profils neuroatypiques
  • Partenariats (Cap emploi, associations, ESAT)
  • Communication sur l'ouverture de l'entreprise
🛠️ Aménagement & management
  • Aménagements de poste et d'organisation
  • Formation des managers à l'encadrement adapté
  • Communication et feedback ajustés
  • Entretiens et évaluation inclusifs
🌍 Culture & pérennité
  • Sensibilisation de l'ensemble des collaborateurs
  • Réseau interne / relais de proximité
  • Suivi des indicateurs et amélioration continue
  • Valorisation interne et externe de la démarche

3. La feuille de route sur 12 mois : quatre phases trimestrielles

Une politique neurodiversité se construit par étapes cohérentes. Voici une trame en quatre phases trimestrielles — de la structuration à l'ancrage — qui peut s'adapter à la taille et à la maturité de chaque organisation.

Mois
1–3
Phase 1 — Diagnostic & engagement

Poser les fondations : obtenir le portage de la direction, réaliser un état des lieux, constituer l'équipe projet, définir objectifs, budget et indicateurs.

Mois
4–6
Phase 2 — Cadre & sensibilisation

Bâtir le socle : formaliser une charte et des process inclusifs, former les managers, lancer une première vague de sensibilisation des équipes.

Mois
7–9
Phase 3 — Déploiement opérationnel

Passer à l'action : déployer aménagements et outils, rendre le recrutement et l'onboarding inclusifs, activer les partenariats et le réseau interne.

Mois
10–12
Phase 4 — Ancrage & mesure

Pérenniser : mesurer les indicateurs, ajuster, intégrer l'inclusion aux pratiques courantes, valoriser la démarche en interne et en externe.

3.1 Phase 1 (mois 1 à 3) — Diagnostic et engagement

Tout commence par le portage. Sans engagement de la direction, une politique neurodiversité reste un vœu pieux : la première étape consiste à obtenir un sponsor au niveau du comité de direction et à mandater une équipe projet réunissant RH, mission handicap, managers pilotes et, idéalement, des collaborateurs concernés. Vient ensuite le diagnostic : où en est réellement l'entreprise ? Un état des lieux (analyse des process RH, entretiens, enquête de climat, revue des aménagements existants) permet d'objectiver la situation de départ et d'identifier les priorités. C'est aussi le moment de fixer des objectifs clairs, un budget et un premier jeu d'indicateurs de pilotage.

Cette phase est fondatrice : elle transforme une bonne intention en projet doté d'une gouvernance, de moyens et d'une cible. L'Auto-diagnostic inclusion équipe de DYNSEO constitue un point de départ concret pour évaluer la maturité inclusive et repérer les leviers prioritaires.

3.2 Phase 2 (mois 4 à 6) — Cadre et sensibilisation

Une fois le diagnostic posé, il s'agit de bâtir le socle. Cela passe par la formalisation d'un cadre : une charte neurodiversité/inclusion, des process RH revus (recrutement, onboarding, entretiens) et des lignes directrices d'aménagement. Mais le cadre ne suffit pas s'il n'est pas incarné : la clé de cette phase est la formation des managers, premiers acteurs de l'inclusion au quotidien. C'est là qu'intervient une formation comme « Manager un collaborateur neuroatypique », qui outille concrètement les encadrants sur la communication adaptée, le feedback, l'aménagement et la valorisation des profils atypiques.

En parallèle, une première vague de sensibilisation à destination de l'ensemble des collaborateurs installe une culture commune et déconstruit les idées reçues. L'objectif de cette phase : que chaque manager et chaque équipe disposent des repères et des réflexes nécessaires avant le déploiement opérationnel.

3.3 Phase 3 (mois 7 à 9) — Déploiement opérationnel

C'est le passage à l'action. Les aménagements de poste et d'organisation se déploient concrètement, appuyés par les préconisations du médecin du travail et les financements de l'AGEFIPH ou du FIPHFP. Les process de recrutement et d'onboarding deviennent inclusifs : offres d'emploi accessibles, entretiens adaptés, parcours d'intégration structuré. Les partenariats externes (Cap emploi, associations spécialisées, ESAT pour la sous-traitance ou l'accueil de stagiaires) s'activent, et un réseau interne — relais de proximité, ambassadeurs, communauté d'entraide — se met en place pour ancrer l'inclusion au plus près du terrain.

Cette phase mobilise les outils opérationnels : Grille d'adaptation management neurodiversité, Checklist onboarding inclusif, Fiche de communication adaptée neuroatypique. C'est le moment où la politique passe des documents cadres à la réalité du quotidien.

3.4 Phase 4 (mois 10 à 12) — Ancrage et mesure

La dernière phase pérennise la démarche. Elle consiste à mesurer les indicateurs définis au départ (managers formés, aménagements réalisés, taux de fidélisation, engagement, évolution du taux d'emploi), à analyser les écarts et à ajuster. Surtout, elle vise à intégrer l'inclusion dans les pratiques courantes : les entretiens annuels et professionnels intègrent la dimension des besoins d'aménagement, l'onboarding inclusif devient la norme, la sensibilisation se pérennise. Enfin, la valorisation de la démarche — en interne pour l'engagement des équipes, en externe pour la marque employeur et le reporting extra-financier — clôt le premier cycle et prépare le suivant.

À l'issue de ces douze mois, l'entreprise ne dispose plus d'initiatives isolées, mais d'une politique neurodiversité vivante, mesurée et ancrée dans sa culture managériale — appelée à s'améliorer d'année en année.

TrimestreObjectifActions clésLivrables
Mois 1–3
Diagnostic
Poser les fondationsPortage direction · équipe projet · état des lieux · objectifs & budgetDiagnostic, feuille de route, indicateurs
Mois 4–6
Cadre
Bâtir le socleCharte · process RH inclusifs · formation des managers · 1re sensibilisationCharte, managers formés, kit sensibilisation
Mois 7–9
Déploiement
Passer à l'actionAménagements · recrutement & onboarding inclusifs · partenariats · réseau interneAménagements en place, process actifs, relais
Mois 10–12
Ancrage
Pérenniser & mesurerMesure des KPI · ajustements · intégration aux entretiens · valorisationBilan chiffré, plan an 2, communication

💡 Adapter le tempo à sa taille : une PME peut condenser certaines phases, un grand groupe devra parfois piloter un déploiement site par site. L'essentiel n'est pas de suivre le calendrier à la lettre, mais de respecter la logique : diagnostiquer avant de cadrer, cadrer avant de déployer, déployer avant d'ancrer — et former les managers avant de leur demander d'inclure.

Formation Manager un collaborateur neuroatypique — DYNSEO
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Manager un collaborateur neuroatypique

Pièce maîtresse de la phase 2, cette formation en ligne outille les managers, RH, team leaders et encadrants pour encadrer efficacement les profils neuroatypiques (autisme, TDAH, DYS, HPI) : comprendre les fonctionnements, adapter sa communication et son feedback, aménager le poste, mener des entretiens inclusifs et valoriser les forces de chacun. Elle s'intègre au catalogue B2B entreprise DYNSEO dédié à la neurodiversité et à l'inclusion, et se déploie en intra ou inter-entreprise, avec des licences multi-collaborateurs mobilisables via l'OPCO et le plan de développement des compétences.

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4. Le cadre légal, socle de la démarche

Une politique neurodiversité s'appuie sur un cadre juridique qui en fait à la fois une obligation et une opportunité. La loi du 11 février 2005 pose la non-discrimination et l'aménagement raisonnable. La RQTH (via MDPH/CDAPH), volontaire et confidentielle, ouvre les droits des salariés concernés. L'OETH impose un taux d'emploi de 6 % aux entreprises d'au moins 20 salariés, déclaré par la DOETH. L'AGEFIPH et le FIPHFP financent les aménagements et l'accompagnement.

DispositifCe qu'il apporte à la démarche
Loi du 11 février 2005Non-discrimination et principe d'aménagement raisonnable — socle juridique
RQTH (MDPH / CDAPH)Ouvre les droits des salariés, sur une démarche volontaire et confidentielle
OETH — 6 % / DOETHObligation d'emploi et déclaration annuelle — cadre de pilotage du taux d'emploi
AGEFIPH / FIPHFPCofinancement des aménagements, des outils et de l'accompagnement
Référent handicapObligatoire dès 250 salariés — pilote et coordonne la politique au quotidien
Index égalité · RSE · ESGValorise la démarche dans le reporting extra-financier et la gouvernance
Loi Climat & RésilienceRenforce les dimensions sociales de l'entreprise et l'inscription RSE

5. Piloter et mesurer : les indicateurs clés

Ce qui ne se mesure pas ne se pilote pas. Une politique neurodiversité crédible s'appuie sur des indicateurs suivis dans le temps, mêlant données quantitatives et qualitatives. Ils permettent de démontrer le retour sur investissement, d'ajuster la démarche et de la valoriser auprès de la direction comme des équipes.

🎓
Managers formés

Part des managers et encadrants ayant suivi une formation à la neurodiversité et au management inclusif.

✓ Indicateur de capacité managériale
📈
Taux d'emploi (OETH)

Évolution du taux d'emploi de travailleurs handicapés et de la contribution associée, suivie via la DOETH.

✓ Indicateur légal et financier
🔧
Aménagements réalisés

Nombre et délai de mise en place des aménagements de poste et d'organisation.

✓ Indicateur d'efficacité opérationnelle
💚
Fidélisation & engagement

Taux de maintien dans l'emploi, turnover et scores d'engagement des collaborateurs concernés.

✓ Indicateur de performance RH
🗣️
Climat & perception

Perception de l'inclusion dans les enquêtes internes, libération de la parole, sentiment de sécurité.

✓ Indicateur de culture inclusive
🤝
Recrutement inclusif

Nombre de recrutements de profils neuroatypiques et de partenariats activés (Cap emploi, ESAT).

✓ Indicateur d'ouverture de l'entreprise

6. Les erreurs à éviter dans la construction de la démarche

Certaines erreurs récurrentes fragilisent les politiques neurodiversité. Le tableau ci-dessous confronte les approches contre-productives et les bonnes pratiques.

❌ Ce qui échoue
Lancer sans portage de la direction

Une démarche portée uniquement par les RH, sans sponsor au comité de direction, manque de légitimité, de moyens et s'essouffle rapidement.

✅ Ce qui réussit
Un sponsor et une gouvernance dès le départ

Un portage au plus haut niveau, une équipe projet mandatée et un budget dédié donnent à la démarche la légitimité et la continuité nécessaires.

❌ Ce qui échoue
Communiquer avant d'être prêt

Annoncer une politique inclusive sans aménagements ni managers formés crée des attentes déçues et un effet « inclusion-washing » contre-productif.

✅ Ce qui réussit
Former et outiller avant d'annoncer

Préparer le terrain (managers formés, process, aménagements) avant de communiquer garantit que les promesses correspondent à la réalité vécue.

❌ Ce qui échoue
Ne rien mesurer

Sans indicateurs, la démarche ne peut ni démontrer sa valeur, ni s'ajuster, ni convaincre la direction de la poursuivre dans la durée.

✅ Ce qui réussit
Des KPI dès la phase 1

Définir les indicateurs en amont et les suivre régulièrement permet de piloter, de prouver le ROI et de sécuriser les budgets futurs.

🌟 La règle d'or : l'inclusion se pilote comme un projet

Une politique neurodiversité qui fonctionne n'est pas une somme de bonnes volontés, mais un projet RH doté d'un sponsor, d'objectifs, d'un calendrier, d'outils et d'indicateurs. La formation des managers en constitue le maillon décisif : ce sont eux qui, au quotidien, transforment une charte en réalité vécue. C'est tout le sens de la formation « Manager un collaborateur neuroatypique » de DYNSEO.

7. Les ressources DYNSEO pour outiller votre politique neurodiversité

7.1 Outils pratiques pour RH et managers

DYNSEO propose une gamme d'outils opérationnels pour équiper chaque étape de la démarche, du diagnostic à l'ancrage.

📊 Auto-diagnostic inclusion équipe

Pour évaluer la maturité inclusive en phase 1 et identifier les priorités de la feuille de route.

Découvrir →
🧭 Grille d'adaptation management neurodiversité

Pour aider les managers à ajuster concrètement leurs pratiques selon les profils neuroatypiques.

Découvrir →
💬 Fiche de communication adaptée neuroatypique

Pour adapter consignes, réunions et échanges au fonctionnement de chacun, sans malentendu.

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✅ Checklist onboarding inclusif

Pour structurer l'intégration des nouveaux collaborateurs neuroatypiques en phase de déploiement.

Découvrir →
📝 Canevas entretien annuel inclusif

Pour intégrer la dimension des besoins et forces dans l'évaluation, en phase d'ancrage.

Découvrir →

Voir l'ensemble des outils DYNSEO · Découvrir les tests cognitifs · Guide feedback neurodiversité

7.2 Les applications DYNSEO en soutien

Les applications de stimulation cognitive DYNSEO ne remplacent jamais un accompagnement spécialisé, mais elles peuvent compléter une démarche globale de soutien cognitif et de qualité de vie au travail.

🧠 JOE — Adultes

Stimulation cognitive pour adultes (mémoire, attention, logique), en soutien des collaborateurs concernés par des troubles cognitifs ou psychiques.

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👵 EDITH — Seniors

Accompagnement et stimulation pour les seniors, pertinent dans les démarches de maintien dans l'emploi et de diversité des âges.

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🧒 COCO — Enfants 5–10 ans

Stimulation cognitive ludique pour enfants — utile pour les collaborateurs-parents concernés par la neurodiversité de leurs enfants.

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💬 MON DICO — Communication

Application de communication augmentée, ressource utile en cas de troubles du langage ou de la communication associés.

En savoir plus →

8. Un catalogue de formations pour couvrir toute la neurodiversité

Une politique neurodiversité mobilise plusieurs compétences managériales, qui se construisent avec des formations complémentaires. DYNSEO propose un catalogue B2B certifiant, déployable en intra ou inter-entreprise, pour couvrir l'ensemble des profils et situations.

Voir le catalogue complet des formations DYNSEO

🎯 Passez de l'intention à une politique neurodiversité pilotée

La formation des managers est le maillon décisif de votre démarche. Outillez vos encadrants pour communiquer, aménager, évaluer et valoriser les profils neuroatypiques — une formation certifiante Qualiopi, 100 % en ligne, déployable en intra ou inter-entreprise via votre OPCO.

❓ FAQ — Structurer une politique neurodiversité

1. Par où commencer une politique neurodiversité ?

Par le portage et le diagnostic. La toute première étape est d'obtenir l'engagement de la direction : sans sponsor au niveau du comité de direction, la démarche manque de légitimité et de moyens. Vient ensuite un diagnostic de la maturité inclusive de l'entreprise (analyse des process RH, enquête de climat, revue des aménagements existants) pour objectiver la situation de départ et identifier les priorités. Ces deux actions constituent la phase 1 (mois 1 à 3) de la feuille de route et permettent de fixer des objectifs, un budget et des indicateurs. Commencer par déployer des actions sans ce cadre fondateur conduit généralement à des initiatives dispersées et sans continuité.

2. Combien de temps faut-il pour structurer une telle démarche ?

Douze mois constituent un horizon réaliste pour passer de l'intention à une politique structurée et mesurable, en quatre phases trimestrielles : diagnostic et engagement (mois 1-3), cadre et sensibilisation (mois 4-6), déploiement opérationnel (mois 7-9), ancrage et mesure (mois 10-12). Ce calendrier s'adapte à la taille et à la maturité de l'organisation : une PME peut condenser certaines phases, un grand groupe devra parfois piloter un déploiement site par site. L'essentiel n'est pas de respecter le calendrier à la lettre, mais la logique : diagnostiquer avant de cadrer, cadrer avant de déployer, déployer avant d'ancrer. Et surtout, former les managers avant de leur demander d'inclure.

3. Faut-il un budget important ?

Pas nécessairement. De nombreux leviers sont peu coûteux : formation des managers, révision des process, sensibilisation, aménagements organisationnels. Pour les équipements et logiciels adaptés, l'AGEFIPH (privé) et le FIPHFP (public) cofinancent une large part des dépenses. Les formations sont mobilisables via l'OPCO et le plan de développement des compétences. Par ailleurs, la démarche génère un retour sur investissement : réduction du turnover, engagement accru, innovation, renforcement de la marque employeur, et amélioration du taux d'emploi (OETH) qui réduit la contribution due. Le vrai enjeu n'est pas tant budgétaire qu'organisationnel : c'est le portage, la méthode et la constance qui font la différence.

4. Pourquoi la formation des managers est-elle si importante ?

Parce que ce sont les managers qui transforment une politique en réalité vécue. Une charte, aussi bien rédigée soit-elle, reste lettre morte si les encadrants ne savent pas communiquer avec un collaborateur autiste, donner un feedback adapté à un profil TDAH ou aménager le poste d'une personne DYS. La formation des managers constitue donc le maillon décisif de la démarche — c'est le cœur de la phase 2. La formation « Manager un collaborateur neuroatypique » de DYNSEO outille concrètement les encadrants sur la communication adaptée, le feedback, l'aménagement, les entretiens inclusifs et la valorisation des forces. Elle est certifiante Qualiopi, 100 % en ligne, et déployable en intra ou inter-entreprise.

5. Quels indicateurs suivre pour mesurer la démarche ?

Un bon tableau de bord mêle données quantitatives et qualitatives : part de managers formés, évolution du taux d'emploi de travailleurs handicapés (OETH, suivi via la DOETH), nombre et délai des aménagements réalisés, taux de fidélisation et scores d'engagement des collaborateurs concernés, perception de l'inclusion dans les enquêtes de climat, et nombre de recrutements de profils neuroatypiques ou de partenariats activés. Ces indicateurs, définis dès la phase 1 et suivis régulièrement, permettent de démontrer le retour sur investissement, d'ajuster la démarche et de sécuriser les budgets futurs auprès de la direction.

6. Comment éviter l'effet « inclusion-washing » ?

En préparant le terrain avant de communiquer. La principale erreur consiste à annoncer une politique inclusive alors que rien n'est prêt : ni managers formés, ni process adaptés, ni aménagements en place. Les collaborateurs constatent alors l'écart entre le discours et la réalité, ce qui décrédibilise la démarche. La bonne séquence est inverse : d'abord former, outiller et déployer (phases 2 et 3), puis valoriser une réalité tangible (phase 4). Une communication crédible s'appuie sur des faits mesurés — nombre de managers formés, aménagements réalisés, témoignages — et non sur des intentions. L'authenticité est la meilleure protection contre le reproche d'affichage.

7. Une PME peut-elle mener une politique neurodiversité ?

Oui, tout à fait, en adaptant l'ambition à sa taille. Une PME n'a pas nécessairement de référent handicap (obligatoire seulement à partir de 250 salariés) ni de mission handicap dédiée, mais elle peut structurer une démarche à son échelle : engagement de la direction, diagnostic simple, formation des managers de proximité, quelques process clés revus (recrutement, onboarding), et aménagements au cas par cas appuyés par le médecin du travail et l'AGEFIPH. La proximité et l'agilité des PME sont même des atouts : les décisions se prennent plus vite et les aménagements se mettent en place plus souplement. La logique reste la même, seule l'échelle change.

8. Quel lien entre neurodiversité et obligations légales ?

La politique neurodiversité s'articule directement avec le cadre légal du handicap. La loi de 2005 fonde la non-discrimination et l'aménagement raisonnable. Les salariés neuroatypiques peuvent, sur une démarche volontaire et confidentielle, obtenir une RQTH qui ouvre leurs droits et les comptabilise dans le taux d'emploi de l'entreprise (OETH, 6 % pour les entreprises d'au moins 20 salariés). L'AGEFIPH et le FIPHFP financent les aménagements. Au-delà de la conformité, la démarche s'inscrit dans les enjeux de RSE, d'ESG et de reporting extra-financier, et rejoint des évolutions comme la Loi Climat et Résilience qui renforcent les dimensions sociales de l'entreprise. Structurer une politique neurodiversité, c'est donc à la fois répondre à ses obligations et en faire un levier stratégique.

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Une politique structurée, des managers formés, des indicateurs suivis : voilà ce qui distingue les organisations réellement inclusives. Donnez à vos équipes les clés pour comprendre, accompagner et valoriser tous les profils — avec le catalogue de formations B2B certifiantes DYNSEO.

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